ARS Grand-Est

Réserve mobilisée mais toujours pas d’embauches

Brève
30/08/2020

L’Agence régionale de la Santé a annoncé mobiliser à nouveau la réserve de personnels soignants pour prévenir une recrudescence de l’épidémie de Covid 19.

Ainsi, « jeunes » retraités et élèves infirmiers sont sollicités.

Par contre, les services fermés ces dernières années, dont la réanimation à Chaumont, n’ont pas été rouverts, et les embauches à hauteur des besoins, qui permettraient de résoudre bien des situations, ne sont évidemment pas programmées.

En clair, pour le grand patronat : des milliards ; pour les soignants : du bla-bla et du bénévolat.

Rafale à Saint-Dizier

Des milliards volants et assourdissants

Brève
29/08/2020

Les riverains de la Base Aérienne 113 qui accueille les Rafale se sont plaints des acrobaties récentes de nos apprentis Top Gun locaux.

Il faut dire que le bruit assourdissant du passage d’un de ces engins de mort empêche toute conversation pendant un long moment, même à l’intérieur de certains bâtiments.

De plus, un Rafale coûte 73 millions d’euros à l’achat, et 4,16 millions de frais d’entretien par an. La cinquantaine de Rafale présents à Saint-Dizier ont donc coûté 3,65 milliards d’euros à l’achat et 208 millions d’euros d’entretien chaque année.

Ces engins coûtent cher, polluent l’espace sonore et sèment la mort en bien des endroits… mais pour ce genre de choses l’État trouve de l’argent. Encore une preuve qu’il mène une politique conforme aux intérêts des capitalistes.

Amiante

Un scandale toujours d’actualité

Brève
19/08/2020

L’Addeva 52, l’association des victimes de l’amiante, a récemment dénoncé la présence d’amiante dans le talc pour bébé commercialisé par la marque Johnson & Johnson. Les autorités des États-Unis l’ont fait retirer de la vente, mais cela n’a pas conduit l’État à faire de même en France. Il faut que ce soit une association qui alerte !

Le risque lié à la fibre d’amiante est pourtant connu depuis… 1897. Il a été dénoncé en France en 1970 et l’amiante a fini par être interdit en 1997. Or encore aujourd’hui, l’amiante continue de tuer, car il reste présent dans de nombreux bâtiments et dans de nombreux produits. Des sociétés sont encore régulièrement condamnées pour son utilisation.

L’État est au service des groupes industriels et ne protège la santé de la population que quand il s’y trouve obligé, et encore…

Ministre de l’Intérieur à Saint-Dizier

Retour de la mise en scène sécuritaire

Brève
19/08/2020

Une vue emblématique de Saint-Dizier... et des licenciements passés.

Un règlement de compte a été évité à Saint-Dizier. Il s’annonçait comparable aux violences de Dijon en juillet. Le nouveau ministre de l’Intérieur en a profité pour venir sur place et tenir un discours sécuritaire.

La société est de plus en plus dure aux pauvres. Il est malheureusement logique que la violence augmente. Ce ne sont pas les discours qui peuvent régler le problème : nous les entendons depuis longtemps sans autre résultat que de monter les pauvres les uns contre les autres.

La seule solution se trouve dans la lutte collective pour nos conditions d’existence : un travail pour tous, un bon logement et un salaire qui permette de vivre. Cette lutte ne pourra se mener qu’au coude à coude, en se battant pour la seule communauté qui nous réunisse tous : notre classe sociale, celle des travailleurs.

Langres

Un projet pas bien propre

Brève
19/08/2020

À Langres, un projet de construction d’un collège unique, qui devait remplacer les deux collèges publics de la ville, suscite une polémique entre le conseil départemental et la municipalité de Langres, nouvellement élue. Le site envisagé abritait une compagnie de la BSMAT, unité de l’armée de terre, qui a été démantelée en 2014. Il est considéré comme très pollué par un rapport publié par un cabinet indépendant, et impropre à « accueillir des crèches, collèges et lycées… ».

Le président du département veut passer en force malgré l’opposition de la municipalité pour sauver ce qu’il appelle « un investissement » de 40 millions d’euros. Peu importe la pollution ! Pourtant, il y aurait un investissement d’urgence à faire : dépolluer le site, et présenter la facture à l’armée, dernier occupant des lieux !

Mais outre la question de la pollution, le simple fait de vouloir créer un collège unique implique des conditions d’enseignements dégradées, avec nécessairement moins d’encadrants pour plus d’élèves.

Rassembler plus d’élèves pour économiser sur l’encadrement, et qui plus est sur un site pollué : le moins qu’on puisse dire est que le département n’a pas comme priorité le bien-être des élèves !