À Langres, un projet de construction d’un collège unique, qui devait remplacer les deux collèges publics de la ville, suscite une polémique entre le conseil départemental et la municipalité de Langres, nouvellement élue. Le site envisagé abritait une compagnie de la BSMAT, unité de l’armée de terre, qui a été démantelée en 2014. Il est considéré comme très pollué par un rapport publié par un cabinet indépendant, et impropre à « accueillir des crèches, collèges et lycées… ».
Le président du département veut passer en force malgré l’opposition de la municipalité pour sauver ce qu’il appelle « un investissement » de 40 millions d’euros. Peu importe la pollution ! Pourtant, il y aurait un investissement d’urgence à faire : dépolluer le site, et présenter la facture à l’armée, dernier occupant des lieux !
Mais outre la question de la pollution, le simple fait de vouloir créer un collège unique implique des conditions d’enseignements dégradées, avec nécessairement moins d’encadrants pour plus d’élèves.
Rassembler plus d’élèves pour économiser sur l’encadrement, et qui plus est sur un site pollué : le moins qu’on puisse dire est que le département n’a pas comme priorité le bien-être des élèves !