Ce que pense Robinet du chômage

Brève
23/06/2020

Dans sa tribune-dithyrambe au grand patronat (voir notre brève), on aurait tort de croire que Robinet ne pense pas au chômage. Mais ce qu’il relève, après avoir prétendu que les « entrepreneurs » sont de « véritables créateurs d’emplois », c’est uniquement le « nombre disproportionné d’offres d’emplois non pourvues ».

En clair, selon lui, l’emploi existe, ce sont les chômeurs qui n’acceptent pas les offres qu’on leur propose !

Quiconque s’est déjà retrouvé sans emploi et s’est vu « offrir » un poste très mal payé, ne correspondant pas à ses qualifications et loin de chez lui, appréciera !

Le maire de Reims adresse une lettre d’amour au grand patronat

Brève
22/06/2020

Serviteur zélé

Dans une tribune au journal L’Opinion, Arnaud Robinet, maire LR de Reims, fait étalage de sa passion pour les patrons, pardon : pour les « entrepreneurs », dont il veut « prendre soin ».

Pour exprimer la profondeur de son admiration pour les « véritables créateurs d’emplois » (800 000 chômeurs supplémentaires ces dernières semaines !) et leurs « hautes valeurs humaines du dépassement de soi » (et des profits !), il cite : « Un entrepreneur est quelqu’un qui saute d’une falaise et qui construit un avion dans sa chute ».

Mais le cirage de pompes ne s’arrête pas là. Après avoir salué les « mesures de soutien (…) du fonds de solidarité, du prêt garanti ou du dispositif de l’activité partielle », Robinet renchérit : « il est désormais question de passer aux actions d’appui, de renfort et de stimulation. »

Bref, si les patrons sautent d’une falaise, Robinet veut les munir d’une corde, d’un parachute (doré) et surtout d’un matelas de billets. On aurait pu penser que de pareils héros capables de "construire un avion dans leur chute" n’en auraient pas besoin !

Aube

Production et stocks de masques : les hauts et les bas symptômes d’une économie malade

Brève
19/06/2020

Fin mars, des entreprises textiles de Troyes, comme partout ailleurs, se sont lancées dans la production de masques. L’Etat invitait alors les entreprises françaises à produire des masques, promouvant le « produire français ». 

2 millions de masques invendus s’entassent à présent dans les locaux d'une entreprise s'étant convertie au plus vite à cette production, une autre fait état d'un stock de 600000 masques invendus. 

Pourquoi ? L'Etat, les collectivités locales et les entreprises sont maintenant en mesure de s’approvisionner ailleurs et moins cher. 

Voilà comment fonctionne l’économie capitaliste : une production aveugle, capable de passer de la pénurie à la surproduction en moins de deux mois. 

Si nous les travailleurs, prenions la direction de la société, nous produirions selon nos besoins, le travail ne serait plus synonyme d’exploitation, il serait partagé entre tous, et la répartition des biens et des services ne laisserait aucun travailleur dans le besoin.

 

Marne

Manifestations du 16 juin : masqués mais pas muselés

Brève
19/06/2020

A Epernay, Châlons, Reims et Vitry-le-François, des rassemblements ont regroupé mardi 16 juin près d'un millier de personnes en tout devant les hôpitaux ou hôtels de ville du département.

Travailleuses et travailleurs de la santé en grève, travailleurs d'autres secteurs venus les soutenir, Gilets Jaunes, retraités, tous étaient venus crier leur colère contre la politique criminelle du gouvernement qui prévoit de nouvelles fermetures de lits dans les hôpitaux, comme au CHU de Reims où une centaine de fermetures est programmée.

D'un rassemblement à l'autre, la même colère s'est exprimée : ce ne sont pas des primes ou des médailles que les hospitaliers demandent, mais des augmentations de salaires, des moyens et des embauches pour pouvoir travailler dans des conditions correctes.

A l'hôpital de Châlons, plus de 150 soignantes et soignants étaient en grève,auxquels sont venus s'ajouter les 40 de l'EPSM qui ont rappelé que les hôpitaux psychiatriques manquent aussi de moyens.

A Reims, les grévistes de l'hôpital ont investi le parvis de l'Hôtel de Ville pour un rassemblement combatif, dynamique et joyeux qui a regroupé durant deux heures plus de 600 personnes. Les prises de parole, les slogans et les chansons se sont succédé, parfois accompagnés du vrombissement des moteurs de quelques motards venus ainsi manifester leur soutien.

Une première journée de mobilisation réussie, avec pour beaucoup la conscience qu'il ne faudra pas en rester là !

Le 16 juin avec les soignants à Chaumont

Une manifestation réussie

Brève
18/06/2020

Mardi 16 juin, environ 300 personnes ont manifesté avec les soignants à Chaumont. Tous les présents étaient contents de se retrouver pour cette première manifestation d’après confinement.

Personne ne se fait d’illusions sur le « Ségur de la Santé» : le bla-bla du gouvernement. Par contre, pas question de laisser passer cette occasion de réaffirmer qu’il faut augmenter les salaires, arrêter les suppressions de lits et de services. Les conditions de travail sont de plus en plus difficiles et personne ne veut un « retour à l’anormal » après la crise du Covid. Pas question non plus d’accepter que des services passent sous gestion privée.

La manifestation s’est rendue aussi devant l’Agence Régionale de Santé (ARS) pour lui transmettre le nombre de signatures de la pétition signée depuis 3 semaines pour le maintien de la réanimation.

Plus que jamais : « l’argent, pour l’hôpital, pas pour le capital ! »