Manifestation à Charleville et Sedan

Du fric pour l’hôpital pas pour le capital

Brève
17/06/2020

À Charleville, mardi 16 juin, plus de 600 manifestants se sont réunis devant l'Agence Régionale de Santé pour défendre l’hôpital.

Le flot des blouses blanches des infirmières, des aides–soignants, de tous les personnels soignants des hôpitaux de Manchester, de Sedan, de Bel Air, du centre de rééducation… a été grossi par des pompiers, des chasubles rouges des travailleurs des usines Tarket, PSA…, par des Gilets Jaunes et par d'autres, retraités, salariés, professeurs… venus en nombre pour refuser le retour à l'«anormal ». Tous ensemble, ils sont partis en cortège manifester devant l'hôpital et là, faire résonner un claping pour rendre hommage à tous les personnels…

Dans leurs discours, les soignants rappelaient qu’ils ont dû se battre « sans arme » pendant l’épidémie, et qu'aujourd'hui ils veulent plus de moyens, de personnels, de lits... et une véritable augmentation de salaires pour tous ! Pour eux « Soigne et tais-toi, c’est fini » et ils ont bien raison de se faire entendre !

Plus tard, dans l'après-midi, ce sont quelques centaines de manifestants qui se sont fait entendre dans les rues de Sedan pour dénoncer la fusion des hôpitaux de Sedan et Charleville et défendre le maintien de l'hôpital sur la ville.

Ces premières manifestations, qui ont déjà réuni au-delà des rangs des hôpitaux, montrent que c'est tous ensemble que les travailleurs devront se battre pour ne pas payer la crise dont les capitalistes sont responsables.

Pire que le Corona : le capitalisme !

Brève
15/06/2020

Devant la hausse du nombre de personnes qui se sont adressées aux Restos du cœur, ce sont les bénévoles et les dons des personnes qui ont permis de faire face. Le président de l’association départementale a indiqué à la presse et à la députée venue les rencontrer, qu’il avait déjà fallu puiser dans les réserves. L’État pour sa part, ne s’est engagé en rien.

Dans un des pays les plus riches au monde même les Restos du Cœur n’arrivent même plus à servir des repas alors que l’État verse des milliards aux plus grosses entreprises comme Renault ou Air France.

Plus que jamais, il faut en finir avec ce système capitaliste qui gave les plus riches et affame les plus pauvres !

Charleville-Mézières et Rethel

Le Prince paie sa tournée

Brève
13/06/2020

Darmanin, en tournée à Charleville-Mézières et à Rethel, grand Prince, a annoncé les mesures prises au nom du « véritable plan de relance de l'économie ». Tout y passe : fonds de solidarité pour un montant de neuf millions d’euros pour les Ardennes, annulation des charges sociales, décalage du paiement des impôts, prêts garantis par l’État… Et le Prince de bomber le torse en évoquant des choix « courageux » : « On a choisi l'endettement mais ce qui aurait été terrible, c'est la faillite économique ».

Mais de quelle faillite économique parle-t-il ? Certainement pas de celle qui menace les familles laborieuses. Partout le chômage ne cesse d'augmenter ; les travailleurs précaires sont sans espoir d'embauche ; le nombre des foyers ne pouvant plus régler leur loyer s’accroît ; les files s’allongent aux portes des associations caritatives...

Darmanin peut fanfaronner. C'est sur fonds publics que les cadeaux annoncés seront payés et ce sont encore les travailleurs qu’on contraindra à payer pour la dette. Quant aux donneurs d'ordre qui tiennent les industries locales sous leur botte, les PSA, Renault, Airbus… ils peuvent dormir tranquille sur leurs milliards et continuer à licencier. Alors avec les milliards de profits accumulés par toutes ces grandes entreprises, ce n'est pas aux travailleurs de trinquer !

Logement centre-ville, Sedan

L'ascenseur et les charges locatives bloqués

Brève
12/06/2020

À Sedan, des locataires font entendre leur colère. Leur ascenseur, entretenu par Otis, après être tombé plusieurs fois en panne, est à l'arrêt complet depuis un mois. Les habitants, souvent âgés, sont contraints de monter jusqu'à quatre étages à pied !

Alors qu'ils ont alerté, à plusieurs reprises, le bailleur et l'organisme locatif, ceux-ci se renvoient la balle et
n'assurent pas la réparation.

Les occupants de l'immeuble se sont unis pour se faire entendre. Certaines parmi eux ont même décidé de ne plus payer leurs charges.

Les locataires ont bien raison de se mobiliser pour défendre eux-mêmes leurs intérêts : le bailleur l'a bien cherché, il n'avait pas à pousser mémé dans les Otis !

Droite et macronistes

Abba Guillemy : « Sur la même longueur d’onde »

Brève
10/06/2020

La députée de Haute-Marne Bérengère Abba (LREM) a récemment affirmé qu’elle était « sur la même longueur d’onde » que Christine Guillemy, maire de droite de Chaumont.

Personne n’en doutait. Le camp de la bourgeoisie a bien des représentants, de différentes nuances, de différents partis, mais ils sont tous d’accord sur l’essentiel.

Si nous les travailleurs, nous voulons nous faire entendre, il faudra le faire nous-mêmes.