Jeudi 22 septembre, 150 personnes étaient rassemblées devant le Tribunal de Troyes à l'appel des syndicats (surtout de la CGT) et de partis politiques, dont Lutte Ouvrière. Elles apportaient leur soutien à Guillaume, un jeune militant cégétiste d'EDF accusé de dégradations pendant le mouvement pour la défense des retraites.
Lors d'une des manifestations, des bouts de tissus avaient été jetés, certains enflammés, par dessus les grilles dans la cour de la Préfecture de l'Aube. Quelle affaire ! Mais la Préfecture en a décidé autrement. Elle veut faire un exemple, en portant plainte contre Guillaume, qui se retrouve seul inculpé. Il risque deux mois de prison avec sursis assortis d'une obligation d'effectuer 50 heures de travaux d'intérêt général et une amende de 20 000 €. La préfecture demandait même 37 000 € pour retaper ses grilles, mais leur avocat a dû reconnaître avoir exagéré. Le jugement sera rendu à la mi-octobre.