Reims

Transdev : après moi le déluge !

Brève
26/09/2011

Les salariés de Transdev (Citura, ex-TUR) ont eu une mauvaise surprise au dernier Comité d'Entreprise. Le directeur du site, sur le départ, a annoncé que le déficit serait de six millions d'euros. Pour les explications, il faudra voir avec son successeur.

Comment cette entreprise, arrosée de fonds publics, ayant obtenu une position privilégiée avec la gestion du tout nouveau tramway, et alors qu'elle vient d'augmenter les tarifs des bus et trams, peut faire six millions de déficit ?

La réponse à cette question, qui intéresserait salariés et usagers, est dans les comptes de l'entreprise que les salariés devraient pouvoir contrôler.

Reims

CHU Robert Debré : Non aux économies sur la prise en charge des enfants handicapés

Brève
25/09/2011

À L'institut Médico-psychiatrique de l'hôpital Robert Debré de Reims, les agents doivent faire face à des réductions budgétaires drastiques. Les économies rendent de plus en plus difficile l'encadrement des adolescents handicapés. Souhaitant organiser une session de foot, le personnel s'est vu refuser les crédits nécessaires à l'achat de deux ballons en mousse d'une valeur de 6 € et a dû trouver une salle par ses propres moyens. Et ce type de situation se renouvelle quotidiennement.

Dans ces conditions, les enfants risquent malheureusement de régresser. Les agents comme les parents sont en colère. Faire passer des questions de budget avant la santé des enfants, voilà qui juge cette société.

Fumay (Ardennes)

Les travailleurs de Godart n’ont pas à faire les frais de la crise

Brève
24/09/2011

L'équipementier automobile spécialisé dans la fabrication de composants de moteur fait peser sur la centaine de salariés la menace de licenciements, voire de fermeture de l'usine. La direction prétexte des difficultés liées à la mauvaise conjoncture économique : baisse des commandes, aggravée dit-elle par le tsunami qui a frappé les entreprises clientes au Japon, et des pertes qui frôleraient le million d'euros. Mais dans le même temps elle prévoit une amélioration de l'activité.

Ces projections contradictoires ne visent en réalité qu'à préparer les travailleurs à accepter les prochains sacrifices, notamment par des suppressions d'emplois chez les agents de maintenance et les employés administratifs.

En deux ans l'effectif a déjà diminué de moitié et c'est sur le reste des salariés que la direction voudrait maintenant faire porter le poids des aléas d'un système qui multiplie les crises.

Des travailleurs refusent cette nouvelle saignée et ne se contentent pas des chiffres de la direction, d'autant que dans le cumul des profits antérieurs il y aurait de quoi maintenir les emplois.

Reims

Citura : Le respect ça s’impose

Brève
23/09/2011

Le 26 septembre les bus et les tramways de Reims devraient rester à l'entrepôt. C'est ce jour que débutera un mouvement de grève des salariés de Citura.

Les conducteurs veulent des conditions de travail décentes. Ils estiment à juste titre que doit être appliqué l'accord de fin de conflit d'avril 2011. Ils réclament la mise en place d'un planning de travail qui ne les prévienne pas 48 heures à l'avance de leurs horaires, la prise en compte des nouvelles contraintes dues à l'arrivée du tramway, l'augmentation des effectifs de maintenance... Depuis des mois, la direction ne veut rien entendre et les traite par voie de presse « d'enfants gâtés », annonçant même des salaires de plus d'un tiers supérieur à la réalité.

L'arrêt des moteurs fera entendre la clameur qui gronde !

PSA les Ayvelles (Ardennes)

Quarante postes d’intérimaires menacés pour augmenter la rentabilité

Brève
22/09/2011

Après la dernière déclaration de Philippe Varin, PDG de Peugeot-Citroën, concernant les réductions de coût programmées sur l'ensemble des sites de production, le directeur de l'usine PSA des Ayvelles (près de 2 220 salariés dont 297 intérimaires) a annoncé que le nombre d'intérimaires serait « diminué d'une quarantaine d'unités ».

Cette chasse aux emplois s'inscrit dans le « plan de performance » lancé en 2009 qui vise à adapter la charge de travail des salariés en fonction des commandes prévues, c'est-à-dire d'augmenter la charge de travail de ceux qui restent.

Ce groupe qui a annoncé une augmentation de 18,5% de ses bénéfices au premier semestre 2011 (806 millions d'euros) cherche encore des marges de profits supplémentaires, alors qu'il y a largement assez d'argent pour préserver les emplois et les salaires.

Les travailleurs sont de toute façon en droit de refuser ces suppressions de postes et, quelles que soient les variations du volume de production, que le travail soit réparti entre tous avec le maintien des salaires.