Commerces des centres-villes

Ce cadeau n'est pas un vrai remède

Brève
10/06/2020

Pour faciliter l'installation de commerces dans les centres-villes, la communauté d'agglomération Ardenne Métropole, va créer une Société Publique Locale. Son but ? Prendre les baux des locaux vides, financer les travaux pour enfin relouer en dessous du prix du marché : une aide censée aisée les petits patrons, en réalité un cadeau qui profitera surtout aux chaînes des grands distri-buteurs comme Zara, H&M ou autre Marionnaud.

Ce qui étouffe les petits commerces, c'est la concurrence avec les groupes capitalistes de la grande distribution et la rapacité des banques qu'ils doivent rembourser... Ce qui les achève, c'est que les travailleurs, dont les salaires sont trop bas et dont l'avenir professionnel est incertain, n'aient pas les moyens de faire leurs courses dans les boutiques du centre-ville.

Ce ne sont pas les énièmes cadeaux puisés dans les fonds publics qui leur épargneront la faillite. Les petits commerçants ne sauveront leur peau qu'en se rangeant derrière les travailleurs en lutte contre ce système capitaliste qui les ruine et qu'il faudra renverser.

Augmentation du chômage

Aggravation brutale de la situation

Brève
09/06/2020

Le chômage a brutalement augmenté. Les statistiques de Pôle Emploi distinguent les « demandeurs d’emploi » sans aucune activité (catégorie A) ou ayant une activité réduite (catégories B et C). Jusqu’à présent, ces catégories ont servi à minimiser les chiffres, car travailler quelques heures dans le mois suffisait à changer de catégorie, et donc à ne plus être comptabilisé en catégorie A, souvent la seule commentée par la presse.

Ces statistiques se retournent aujourd’hui contre leurs créateurs, car ce sont les chômeurs de catégories B et C qui ont fait exploser, d’un coup, la catégorie A, tandis que les catégories B et C baissaient. Cela correspond au renvoi d’intérimaires et aux mises en fin de contrat de salariés en CDD. Le nombre de chômeurs complets a donc augmenté partout, même là où aucun plan de licenciements n’a été annoncé.

Au niveau national, l’augmentation de la catégorie A est de 700 000 en un mois, et en Haute-Marne de 7590 à 9190.

Tout le monde doit avoir un emploi qui permette de vivre. Il faut répartir le travail entre tous avec un salaire décent : travaillons moins, mais travaillons tous !

Restaurants du cœur (52)

Une hausse bien significative

Brève
09/06/2020

Avec la crise sanitaire, les Restos du Cœur de la Haute-Marne ont vu leur activité augmenter de 12%. Sur l’ensemble du département, cela représente 400 personnes de plus que l’an dernier à la même époque à avoir fait appel aux Restos du fait de la crise sanitaire.

Voilà les premières conséquences de la montée de la pauvreté provoquée par la rupture de contrats pour les travailleurs précaires, intérimaires et de la baisse de revenus pour ceux qui ont été mis au chômage partiel, et avec les annonces de licenciements de ces dernières semaines, ce chiffre ne fera qu’augmenter.

La logique capitaliste nous emmène à la catastrophe.

Tests sérologiques (Chaumont)

Il était urgent d’attendre

Brève
09/06/2020

Au laboratoire de biologie médicale de Chaumont, des tests sérologiques, qui permettent de vérifier si une personne a été touchée par le virus, étaient prêts depuis plusieurs semaines. Ce qui manquait, c’était l’autorisation administrative et la définition d’une procédure pour établir un fichier de dépistage.

La décision a été longue à prendre, car il fallait décider d’affecter des moyens humains au traitement des données.

Même dans cette situation d’urgence, dès qu’il est question d’embaucher, pour les autorités, il est urgent d’attendre, quitte à retarder la réalisation des tests.

France Teinture (Troyes)

L’État sert la soupe au patronat

Brève
06/06/2020

Dans bien des entreprises du textile, une bonne partie de l’effectif était au chômage partiel pendant le confinement. À France Teinture, seuls 20 % des travailleurs étaient encore en poste.
Pour le patron c'était un moyen de faire payer les salaires par l’État : c'est le gérant de l’entreprise lui-même qui s’en est vanté, prétextant qu’il n’y a pas de raison que seuls Air France et Renault en profitent…