Magenta (Marne)

Plysorol : opacité à tous les étages

Brève
10/09/2011

Dans le courant de l'été, les salariés de l'usine de contreplaqué Plysorol de Magenta, ont appris l'existence d'un arrêt de la Chambre de commerce et de la Cour de cassation du Gabon engageant leur emploi. Cet arrêt rendait les filiales gabonaises de Plysorol, et surtout les 600 000 hectares de forêt qu'elles exploitent, à l'ancien actionnaire. Fin août, un nouvel arrêt a été rendu par le Gabon, qui annule le précédent. Et à chaque fois les salariés ont craint pour leur emploi.

Les patrons et les cours de justices des différents pays ne se soucient aucunement des salariés. Vis-à-vis d'eux tout est fait dans une totale opacité qui ne sert que les magouilles patronales. La transparence n'est pas de leur monde.

Revin (Ardennes)

Oxame : la méfiance est de mise

Brève
09/09/2011

La trentaine de travailleurs d'Oxame (ex-Porcher, à nouveau en redressement judiciaire depuis le mois de juin), ont attendu vainement pendant l'été le versement de leur treizième mois et de leur prime de vacances, que le patron s'était engagé à verser avant la fin du mois d'août.

N'ayant rien vu venir ils se sont mis en grève le vendredi 2 septembre. Au début de la semaine suivante le patron s'est enfin engagé à verser sous quinze jours le treizième mois et la prime, et à prendre à sa charge les agios bancaires que les travailleurs ont dû payer du fait des retards.

La confiance en la parole patronale étant indexée sur les actes, les travailleurs se sont également engagés à reprendre immédiatement la grève en cas de nouveau retard.

Sept-Saulx (Marne)

Dans le secteur du luxe, des travailleurs payés une misère

Brève
08/09/2011

Un viticulteur vient d'être épinglé par la justice pour avoir, lors des vendanges, fait travailler plus de 200 saisonniers polonais sans payer de cotisations sociales. Il avait pour ce faire monté une agence de recrutement en Pologne. Le gérant aurait dû aussi être inquiété à cause des salaires qu'il versait : 360 € pour neuf jours de travail dans un secteur où on ne compte pas les heures, soit deux fois moins que les autres travailleurs.

Mais même dans la légalité les vendanges riment avec exploitation, avec des vignerons propriétaires qui côtoient les grands groupes de luxe. Derrière l'image d'opulence que renvoie ce secteur se cache une exploitation digne du siècle dernier, si ce n'est du siècle précédent encore.

Sodimédical – Plancy-l'Abbaye (Aube)

Lohmann & Rauscher devra payer les salaires en retard

Brève
06/09/2011

Mercredi 31 août, la cour d'appel de Reims a jugé que le groupe Lohmann & Rauscher était bien l'employeur des salariés de Sodimédical et l'a condamné à payer les salaires que la direction de Lohmann & Rausch avait cessé de verser depuis mai 2011, avec une astreinte de 200 € par jour et par salarié.

La justice vient de confirmer que Sodimédical est bien une filiale d'une multinationale et non une sorte de vague sous-traitant. Elle ne peut donc plus refuser d'assumer la responsabilité de la fermeture de l'usine de Plancy-l'Abbaye à qui elle a coupé commandes et financements pour délocaliser sa production en Chine.

Pour les salariés de l'usine de Plancy, les semaines et les décisions judiciaires se suivent. Parfois il s'agit d'avancées, parfois de reculs. Cette fois, c'est la joie qui a éclaté dans la cour de l'usine lorsque l'avocat a téléphoné depuis le tribunal de Reims.

Même si la partie est loin d'être terminée, la détermination est toujours intacte depuis un an et demi que les salariés de Plancy luttent pour leur emploi.

Caisse primaire d'Assurance maladie - Aube

Un service public... de moins en moins ouvert au public

Brève
06/09/2011

La CPAM a considérablement réduit l'accueil du public dans le département de l'Aube à compter du lundi 5 septembre : 9 journées en moins dans l'agglomération troyenne pour seulement une journée d'accueil supplémentaire en milieu rural. Il s'agit là d'une très importante dégradation du service public.

Le but est d'ajuster les lieux et plages d'ouvertures au public, non aux besoins de la population, mais aux effectifs qui sont devenus insuffisants pour régler les problèmes de surcharge de travail.

La détérioration de l'accueil va non seulement pourrir la vie des usagers, notamment des plus démunis obligés d'accumuler les kilomètres, de subir des files d'attente accrues, mais aussi aggraver les conditions de travail des employés.

Voir aussi l'article de LO