Dans l'Aube, la fédération de l'Association Départementale d'aide à domicile en Milieu Rural (ADMR), vient d'annoncer la liquidation judiciaire de 17 des 33 associations d'aide à domicile des personnes âgées, des familles et des handicapés. Les associations rescapées reprendraient tous les secteurs du département concernés par ces disparitions. Cela se traduirait par le licenciement de 264 salariées (sur 700).
La justification serait un nouveau déficit en 2010 de un million d'euros. L'ADMR de l'Aube explique que le plan Borloo a supprimé des exonérations de charges pour les associations, ce qui a augmenté de 12 % le coût du service. De plus, le conseil général qui attribue l'allocation personnalisée d'autonomie, n'a pas revalorisé le tarif horaire depuis trois ans, au point que ce dernier serait dorénavant inférieur au coût réel des heures effectuées. Et pour comble de cynisme, le président du Conseil Général avait déclaré l'année dernière que les gens n'avaient qu'à aller vivre en ville pour ne pas avoir à payer les kilomètres !
Les aides ménagères et les travailleuses d'intervention sociale et familiale, pour la plupart à temps partiel, se sont retrouvées le lundi 23 mai, à La Chapelle-Saint-Luc, devant le siège de la fédération ADMR afin de dire leur refus de cette vague de licenciements. Un nouveau rendez-vous est prévu pour le 30 mai, à Troyes, à 14h30 à la Bourse du Travail.