Ardennes

Hollande n’a pas de promesse à tenir

Brève
18/06/2011

Après le passage du bonimenteur Sarkozy, ce fut au tour de Hollande, candidat aux primaires socialistes, de venir dans les Ardennes s'adresser à « ceux qui souffrent ». Interpellé par les militants associatifs et syndicaux sur les fermetures d'usines, le chômage et les bas salaires, la casse et la privatisation des services publics, Hollande propose de mettre les préoccupations des travailleurs à l'ordre du jour lors d'une « conférence sociale »... au lendemain des scrutins de 2012.

Les campagnes électorales sont le temps des promesses sitôt oubliées une fois les élections passées. Cette fois-ci les choses sont plus claires encore. Il n'y a aucun engagement, surtout pas à défendre les intérêts de la population laborieuse. Qu'on se le tienne pour dit !

Reims

cachez ces pauvres qu’ils ne sauraient voir

Brève
17/06/2011

La municipalité PS de Reims a rétabli un arrêté municipal interdisant la consommation d'alcool sur la voie publique du centre-ville et le stationnement de plusieurs personnes avec chiens même tenus en laisse. Sans le dire mais tout en le faisant, elle cherche à évacuer les SDF du centre ville.

Les bourgeois de Reims apprécieront sûrement ce geste... des notables socialistes.

Omya (Marne)

Les travailleurs créent, aux patrons de payer !

Brève
16/06/2011

Après trois jours de grève les travailleurs de l'usine de craie Omya ont obtenu satisfaction. Les négociations salariales avaient débuté au mois de mai autour d'une table mais c'est devant les grilles de l'usine que les travailleurs l'ont finalement emporté, les camions qui assuraient le ravitaillement de l'usine ou la livraison des clients ayant été bloqués par le piquet de grève.

Le blocage de l'usine a fait descendre un DRH de Paris. Les salariés de l'usine ont obtenu 2.2% d'augmentation à partir du mois de juin, le paiement des trois jours de grève, une augmentation d'une centaine d'euros sur les « éléments variables » du salaire, c'est-à-dire la prime de douche, les casse-croûtes, les heures de nuit, et enfin l'abandon de la procédure au tribunal à l'encontre de ceux qui tenaient les piquets de grève.

Châlons-en-Champagne

Mory-Team : Coup de colère

Brève
01/06/2011

Lundi 23 mai, les chauffeurs et manutentionnaires de l'entreprise Mory-Team de Chalons (50 salariés) ont décidé de se mettre en grève. Ils voulaient marquer le coup face au mépris dans lequel les tient la direction à chaque fois qu'ils lui présentent leurs revendications.

Sur ce site, cela fait bien longtemps qu'il n'y avait plus eu de grève. Alors, même si les grévistes ont décidé de reprendre le travail, mercredi 25 mai, sans avoir obtenu les 5 % d'augmentation de salaire et les deux primes qu'ils réclamaient, ils ont par contre su montrer qu'ils pouvaient relever la tête. Un gage pour l'avenir, sans nul doute.

Aide à domicile en milieu rural (Aube)

Allez donc vivre en ville !

Brève
27/05/2011

Dans l'Aube, la fédération de l'Association Départementale d'aide à domicile en Milieu Rural (ADMR), vient d'annoncer la liquidation judiciaire de 17 des 33 associations d'aide à domicile des personnes âgées, des familles et des handicapés. Les associations rescapées reprendraient tous les secteurs du département concernés par ces disparitions. Cela se traduirait par le licenciement de 264 salariées (sur 700).

La justification serait un nouveau déficit en 2010 de un million d'euros. L'ADMR de l'Aube explique que le plan Borloo a supprimé des exonérations de charges pour les associations, ce qui a augmenté de 12 % le coût du service. De plus, le conseil général qui attribue l'allocation personnalisée d'autonomie, n'a pas revalorisé le tarif horaire depuis trois ans, au point que ce dernier serait dorénavant inférieur au coût réel des heures effectuées. Et pour comble de cynisme, le président du Conseil Général avait déclaré l'année dernière que les gens n'avaient qu'à aller vivre en ville pour ne pas avoir à payer les kilomètres !

Les aides ménagères et les travailleuses d'intervention sociale et familiale, pour la plupart à temps partiel, se sont retrouvées le lundi 23 mai, à La Chapelle-Saint-Luc, devant le siège de la fédération ADMR afin de dire leur refus de cette vague de licenciements. Un nouveau rendez-vous est prévu pour le 30 mai, à Troyes, à 14h30 à la Bourse du Travail.