Romilly-sur-Seine (Aube)

Manifestation contre les suppressions de postes

Brève
26/05/2011

Samedi 21 mai une manifestation a eu lieu, à l'appel de la FCPE, de syndicats et partis politiques dont Lutte Ouvrière, à Romilly. Dans cette ville de 15 000 habitants, loin des 120 000 habitants de l'agglomération troyenne, le jour du marché, plus d'une centaine de personnes ont défilé depuis la Bourse du travail jusqu'à la mairie.

En effet, pour la rentrée prochaine, un cinquième du total des postes supprimés dans le département de l'Aube le seront à Romilly-sur-Seine. Cette ville, auparavant une des plus industrielles, a connu de nombreuses fermetures d'entreprises, notamment celle de Jacquemard qui fabriquait les chaussettes Olympia. Le chômage y est donc particulièrement élevé.

Les nombreuses familles en difficulté n'ont vraiment pas besoin de voir leurs enfants subir, en plus des classes surchargées, la suppression d'un poste de psychologue en Rased et des professeurs non remplacés.

Mumm Perrier-Jouët - Epernay

Reprise des négociations

Brève
23/05/2011

Jeudi 11 mai, une cinquantaine de travailleurs de Mumm Perrier-Jouët ont entamé un mouvement de grève. Déterminés à se faire entendre, ils se sont installés devant le siège de la maison de champagne. Les salariés de la vigne réclament des augmentations du coefficient, de la prime de transport et enfin du temps de travail des contrats à durée indéterminée intermittent.

Le directeur général adjoint, après avoir fanfaronné un temps et refusé d'entendre les revendications, a dû reconsidérer sa position, étant donné qu'à cette période un arrêt du travail est extrêmement préjudiciable à la vigne. Les travailleurs ont donc obtenu l'ouverture des négociations pour le mois de juin.

Pas encore de quoi déboucher de suite la bouteille de champagne, seulement la mettre au frais en maintenant toujours la pression.

Gascogne Laminates – Givet

Un jugement favorable

Brève
23/05/2011

En 2008, la société Gascogne-Laminates décidait de fermer son usine de Givet (ex-Sopal), laissant 57 salariés sur le carreau dans une région minée par le chômage. Elle ne leur avait même pas payé leur dernier mois de travail. Pourtant, la société était prospère : 526 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2010.

Les salariés avaient alors contesté leurs licenciements en justice. Il a fallu deux ans et demi pour que les licenciements soient reconnus abusifs, et que la société soit contrainte à verser des indemnités supplémentaires, jusqu'à 31 000 euros par personne, ainsi que les salaires du mois de mars 2008.

Les salariés sont évidemment satisfaits d'avoir réussi à s'imposer contre leur ancien employeur. Cependant l'indemnité ne remplacera pas leur emploi perdu, d'autant que seulement 10 % d'entre eux ont pu en retrouver un..

Reims

retour au Moyen-Âge

Brève
23/05/2011

La cathédrale de Reims a 800 ans. La ville de Reims dont la maire est au Parti socialiste a organisé et financé les célébrations qui ont débuté par une messe présidée par l'archevêque.

Toute à son rôle de dame patronnesse la maire, Adeline Hazan, a assisté aux cérémonies aux côtés d'un des prétendants au trône de France, Louis de Bourbon. Pour ne pas être en reste la famille Taittinger avait de son côté organisé une réception en l'honneur du même descendant royal.

S'il est légitime de célébrer le génie et le travail humain, matérialisés dans la grandeur architecturale de la cathédrale, pourquoi diable faudrait-il le faire aux côté des rejetons de la vieille noblesse et autres ecclésiastiques de haut rang, aux mains trop banches pour avoir légué quoi que ce soit ?

Châteauvillain (Haute-Marne)

Vous avez dit Chameau ?

Brève
08/05/2011

Le groupe Lafuma a mis en œuvre il y a neuf mois un plan d'une prétendue « Sauvegarde de l'emploi » pour son site des Bottes Le Chameau à Châteauvillain. Malgré le nom mensonger dont on l'affuble, ce plan a abouti au licenciement des trente salariés restant. Quant aux six salariés protégés, ils ont logiquement fait valoir leurs droits et leur licenciement a été refusé.

Depuis, un ancien directeur a monté un projet en lien avec le groupe Lafuma en promettant de reprendre une douzaine de salariés. Cela a suffi pour que la Maire-conseillère générale (de droite) de Châteauvillain accuse les salariés non-licenciés de « bloquer l'avenir de leurs anciens collègues » parce qu'ils restent présents sur le site puisqu'ils n'ont pas été licenciés.

Lorsque les salariés avaient été licenciés par Lafuma, c'est là qu'il fallait intervenir et pas montrer du doigt des travailleurs défendant leurs droits.

Lafuma a de bons soutiens. « Chameau », vous avez dit... chameaux !