Reims

Les salariés des Transports Urbains se font respecter !

Brève
15/04/2011

Depuis des mois, la direction des transports urbains de Reims appartenant au groupe Véolia-Transdev, opposait une fin de non-recevoir aux revendications salariales des travailleurs qui voulaient défendre leur pouvoir d'achat. Plus généralement, depuis l'attribution de ce marché de service public, Transdev-Véolia mène la vie dure aux salariés avec dégradation des conditions de travail et du matériel roulant afin de faire le maximum de profits.

C'est donc un véritable ras-le-bol qui dominait et qui explique le durcissement du conflit ces dernières semaines et la menace ultime d'une grève lors de l'inauguration du tramway. Une hausse de 1,5 % des salaires, bien inférieure à l'inflation estimée à 2 % pour l'année en cours a été obtenue par les employés.

Plutôt que de céder des missions de service public à des groupes qui ne cherchent qu'à faire le maximum de bénéfices sur le dos des usagers et des salariés, il serait tout à fait possible et souhaitable que la gestion soit faite par la collectivité comme de nombreuses autres villes du pays.

Ardennes

Artis/AGS (Monthermé) : Que ces vautours disparaissent

Brève
13/04/2011

Les anciens salariés d'Artis restent en butte au mépris et à la rapacité d'AGS, l'association patronale chargée de couvrir financièrement les charges des entreprises en cas de litige avec les salariés, de redressement ou de liquidation judicaire,notamment dans le versement des indemnités de licenciement.

AGS réclame aujourd'hui une partie des indemnités que la Cour d'appel de Reims a jugées trop perçues par les 60 travailleurs licenciés en 2002. Alors que la majorité d'entre eux n'a pas retrouvé d'emploi et vit dans une situation de plus en plus précaire, elle ose leur réclamer des intérêts exorbitants et les frais d'huissiers.

Quand on pense aux nombreuses subventions versées aux entreprises qui licencient sans que leur soit demandé le moindre remboursement, on ne peut que partager la colère de ces travailleurs.

Aube

Personnel de santé et de l'action sociale : « 22 de tension »

Brève
31/03/2011

Dans l'Aube comme dans tout le pays, le personnel du secteur de la santé et de l'action sociale du privé et du public était appelé par la CGT et la CFDT à une action le 22 mars, nommée « 22 de tension ».

En effet, face à la dégradation grandissante des conditions de travail, la tension monte pour tous les personnels (soignants, sociaux, médico-sociaux, administratifs, ouvriers, techniques, cadres) depuis trop de temps. Aucun professionnel n'échappe à ce rouleau compresseur.

Dans l'action sociale, les prises en charge de la douleur et du mal-être social des populations se sont dégradées, alors que celles et ceux qui ont pour mission de les aider sont victimes des mêmes maux. Le secteur médico-social détient d'ailleurs un triste record, celui du taux de suicides, le plus élevé en France, toutes professions confondues, selon une enquête de l'Institut de veille sanitaire).

Dans l'Aube, un tract a été distribué dans les établissements médico-sociaux et il y a eu un rassemblement de « blouses blanches » devant le Centre hospitalier de Brienne. Puis a eu lieu une conférence de presse où des travailleurs ont pu dire combien ils en avaient « gros sur la patate ». Il n'est plus supportable de travailler avec de telles cadences horaires, devant une pénurie structurelle et organisée de personnel dans les hôpitaux. Dans celui de Troyes, le taux d'activité a augmenté en 2010 de 13 %, et dans le même temps il y a eu 171 départs qui ont été remplacés par... 84 embauches !

La qualité de l'offre de soins et celle de la prise en charge sociale ne peuvent se faire sans les moyens adéquats et, pour de meilleures conditions de travail, il va falloir continuer de lutter.

Rendez-vous a été pris mercredi 30 prochain pour une nouvelle journée d'action, concernant cette fois-ci les conventions collectives du travail social, que les patrons veulent dénoncer pour supprimer des acquis et rogner sur la masse salariale.

Ardennes

Forgex : l'entourloupe du repreneur

Brève
31/03/2011

Quand Forgex a repris en octobre 2010 le métallurgiste ardennais Raguet, les propriétaires des deux boîtes avaient préalablement pris soin d'imposer aux travailleurs, par un chantage à l'emploi, une baisse des salaires. Ceux qui avaient alors refusé cette baisse s'étaient fait licencier.

La publication récente du rapport d'un inspecteur du travail établit qu'il s'agit bien d'un non-respect du code du travail. Cela n'avait à l'époque pas empêché le tribunal de commerce d'autoriser la reprise, ni les pouvoirs publics d'accorder à Forgex une exonération de charges pendant 7 ans.

Nouzonville (Ardennes)

Non à la fermeture du bureau de poste !

Brève
20/03/2011

La Poste a décidé de fermer le centre de distribution et de tri de Nouzonville. Cette fermeture aggraverait les conditions de travail des 12 postiers du centre, qui seraient obligés de faire leurs tournées à partir de Charleville.

Elle dégraderait le service rendu au public, car chacun comprend que du temps en plus pour le trajet, c'est du temps en moins consacré au contact avec les usagers.

La seule motivation de cette décision est la volonté de supprimer des emplois, pour augmenter les profits du groupe. C'est pour les mêmes raisons que, tout près de Nouzonville, la Poste a déjà fermé trois bureaux qui étaient ouverts au public, se déchargeant sur les communes de la responsabilité d'effectuer les opérations postales.

Les 550 millions de bénéfices enregistrés en 2010 doivent servir à maintenir tous les emplois et préserver les centres de distribution et des bureaux de poste partout dans le pays.