Ardennes

Hôpital de Charleville-Mézières : journée de grève contre la réorganisation du travail.

Brève
08/02/2011

Les travailleurs de l'hôpital Manchester de Charleville-Mézières (Ardennes) se sont mis en grève jeudi 27 janvier.

C'est à 200 qu'ils se sont réunis devant les bureaux de la direction. Celle-ci voudrait leur imposer un plan dit « de retour à l'équilibre » dont la principale mesure est le passage aux 37h30 hebdomadaires pour tous les services. Cela signifierait concrètement la suppression de 3 jours de RTT par personne et la disparition de 15 postes ½ à l'échelle de l'hôpital. Ce qui met aussi en colère les salariés, c'est que ce plan prévoit de ne plus reconnaître le temps d'habillage comme temps de travail, et de ne plus compter les dépassements fréquents d'horaire comme heures supplémentaires.

Alors oui, les travailleurs ont bien raison de rappeler qu'ils refusent de travailler gratis afin de supprimer des postes alors que la charge de travail est de plus en plus importante et les conditions de travail plus pénibles.

Givet (08)

Schulman Plastics: une victoire des travailleurs qui en appelle d’autres

Brève
02/02/2011

Depuis 1989, cette entreprise spécialisée dans la transformation de plastiques n'avait jamais connu de débrayage. Cette fois, après des mois de négociations, les 93 salariés qu'elle emploie ont manifesté leur exaspération par une grève. La direction voulait leur supprimer une semaine de congé d'été, refusait une augmentation de salaire à hauteur de 4% ainsi qu'un planning établi à l'année.

Une journée de grève a suffi pour faire céder la direction. Les travailleurs ont notamment le maintien des trois semaines de congé d'été et une augmentation de salaires de 2,5 %.

Reims

IVG, un droit à faire respecter dans la réalité

Brève
01/02/2011

Comme au niveau national, les associations pour le droit à l'avortement alertent des difficultés rencontrées à Reims dans l'accès à l'interruption volontaire de grossesse. Peu de médecins prennent en charge cette intervention qu'ils considèrent trop peu rémunératrice. Les femmes doivent multiplier les démarches pour trouver un médecin qui accepte de pratiquer l'intervention et les temps d'attente sont tel qu'ils peuvent les amener au-delà des délais légaux. Et à Reims, seul le CHU accepte de pratiquer les IVG de dix à douze semaines, bien que la loi l'autorise depuis 2001.

La politique de réduction des moyens dans les hôpitaux rejoint donc les préjugés réactionnaires des bigots de toutes sortes qui font obstacle aux droits des femmes. Le combat pour le droit à disposer de son corps, pour l'avortement et la contraception libres et gratuits est toujours d'actualité.

Charleville-Mézières

Le directeur de Shopi condamné pour harcèlement moral

Brève
01/02/2011

Le directeur du supermarché Shopi du centre ville vient d'être condamné à deux mois de prison avec sursis et 5.000 € d'amende. Il devra aussi verser 4.500 € de dommages et intérêts à l'une de ses employées qui a porté plainte contre lui en 2008. Pendant près d'un an, il avait profité de sa situation précaire pour lui faire accepter tous les sacrifices et les pires conditions de travail : cadences intenables, heures supplémentaires non payées, rappels au travail pendant ses jours de congé et brimades répétées...

La justice a finalement reconnu les faits. La condamnation du directeur a permis à cette employée qui a perdu son emploi d'au moins faire reconnaître sa dignité. Quant à la rage manifestée par le petit patron à l'issue du verdict, elle était assez réjouissante : «Je suis écœuré », a-t-il déclaré, « Durant deux ans, je ne pourrais pas faire de réflexion aux employés de peur qu'ils m'envoient balader ».

On ne peut que souhaiter que ce soit le cas, et pourquoi pas plus longtemps !

Reims

Non aux licenciements chez Bourquin Communications

Brève
31/01/2011

Les travailleurs de l'imprimerie Bourquin Communications à Reims, qui compte 93 salariés, se sont mis en grève lundi 24 janvier pour protester contre la menace de 38 licenciements. Les grévistes ont repris le travail le lendemain mais en faisant savoir qu'ils pourraient débrayer à nouveau si la direction ne changeait pas ses plans.

Durant leur mouvement les travailleurs ont bloqué l'entrée de l'entreprise. Au prétexte qu'un gros client n'ait pas pu rentrer le patron de Bourquin a expliqué à la presse qu'il s'est vu "obligé" de faire constater ce "délit" par l'Inspection du travail, ajoutant que pour lui cette situation était catastrophique.

Quant à la catastrophe que représente la perte de leur emploi pour l'avenir des travailleurs menacés de licenciements, ce n'est apparemment pas son problème. Les grévistes ont donc bien raison de montrer qu'ils n'entendent pas accepter les mauvais coups patronaux.