Argonne (51)

Restructuration et suppressions d'emplois annoncées chez Albea

Brève
30/01/2011

La direction d'Albea (ex-Alcan) vient d'annoncer la délocalisation de son usine de Vienne-le-Château (230 salariés) pour la relocaliser à... 15 km, sur le site de Sainte-Ménehould (420 salariés actuellement). Ce fabricant de tubes en plastiques pour l'industrie cosmétique en profite pour réduire les effectifs. Il veut imposer 40 départs dits "volontaires", qui s'ajouteraient aux départs à la retraite non remplacés et aux précédentes vagues de licenciement, qui ont divisé l'effectif par deux depuis sa création.

Les travailleurs sont inquiets et ont bien raison de l'être, car ni ceux de l'usine de Vienne, ni ceux de Sainte-Ménehould, n'ont quoi que ce soit à gagner au projet de leur patron ; projet qui ne peut se traduire que par l'aggravation de leur charge de travail.

Sedan

A la Poste, trop c'est trop !

Brève
29/01/2011

Au centre de tri de Sedan, les postiers n'en peuvent plus. Ce centre tourne tellement en sous-effectif que chaque jour les postiers doivent effectuer collectivement l'équivalent de 25 heures supplémentaires pour assurer les 44 tournées. C'est dire qu'il manque quatre postes de travail à temps plein.

Et ceux qui osent réclamer le paiement de leurs heures supplémentaires se voient taxés d'incompétence et menacés de licenciement. De quoi donner envie de répondre à la direction : "y'a pas marqué La Poste, ici..."

Reims

Parchimy (suite) : Les grévistes font reculer la direction

Brève
28/01/2011

Vendredi, au cinquième jour de la grève des travailleurs de Parchimy, la direction a cédé. Alors que jusqu'au jeudi soir, elle ne proposait que 35 € supplémentaires par mois, elle accordait le vendredi matin, après un premier tour de négociations, 45 € de plus par mois et le rétablissement égalitaire de la quote-part pour la mutuelle, ce qui représente une économie de 16 € par mois pour les ouvriers.

Considérant alors que la direction reconnaissait être responsable du déclenchement du conflit puisqu'elle cédait, les grévistes ont réclamé le paiement des jours de grève. La direction a ainsi été contrainte de payer deux jours de grève, les trois autres étant récupérables.

Réunie autour d'un feu de palettes avec des provisions et du café pour tenir face au froid, l'équipe du matin était satisfaite, et attendait celle de l'après-midi pour voter la reprise au lundi 31. Tous étaient très contents d'avoir vu les liens entre eux se resserrer et d'avoir réussi à s'imposer face à la direction.

De quoi se rappeler que la force des travailleurs, c'est la grève !

Reims

Parchimy: les travailleurs en grève

Brève
27/01/2011

70% des 105 travailleurs de l'usine Parchimy de la zone Farman ont décidé de se mettre en grève lundi 24 janvier. L'usine appartient au groupe Eugène-Perma spécialisé dans les produits capillaires et cosmétiques. C'est là qu'est notamment fabriqué le shampoing Petrol Hahn.

Le groupe a réalisé 120 millions d'euros de chiffre d'affaire en 2008, c'est dire si l'activité est bénéfique. En revanche, dans l'usine, les salaires restent bloqués à un niveau proche du SMIC. Rien n'est fait pour améliorer les conditions de travail particulièrement dures dans la production et le conditionnement.

Lundi 24 les ouvriers ont donc bloqué l'entrée des camions. Ils réclament 100 € de plus par mois, un jour de congé supplémentaire par tranche de sept ans d'ancienneté, des postes adaptés aux anciens, un 14ème mois et la même quote-part pour tous en ce qui concerne la mutuelle avec un financement à 83% par l'employeur.

Mercredi 27 au matin, les travailleurs poursuivaient leur mouvement, bien déterminés à obtenir satisfaction.

Marne

Sarreguemines doit payer

Brève
22/01/2011

Un ouvrier atteint de silicose a porté plainte contre Sarreguemines Bâtiment qui l'a employé pendant 28 ans. En effet, la faïencerie de Vitry-le-François a exposé des centaines d'ouvriers à cette maladie. « On ne portait pas de masque. On travaillait toute la journée dans la poussière. A tel point qu'on ne voyait pas le gars d'à côté, [...] quand on se mouchait c'était blanc ». Il a fallu que de nombreux cas soient déclarés pour que la direction commence à fournir du matériel de protection.

Ainsi Lecico, qui a repris l'entreprise en 2006, s'est targuée d'avoir investi dans la diminution de l'exposition des salariés à la poussière de silice, les travaux qu'elle a dû effectuer révèlent les conditions scandaleuses dans lesquelles on a obligé les ouvriers à travailler durant des décennies : les chantiers situés au sous-sol et dont les hauteurs de plafond n'atteignaient pas 3 mètres étaient mal aérés, les masques utilisés étaient peu efficaces...

Si en 2011 l'usine est aux normes, le médecin du travail rapporte qu'il fait deux déclarations de maladie chaque année. Alors les travailleurs ont bien raison de réclamer que la responsabilité de l'entreprise soit reconnue et qu'elle paie pour les années d'espérance de vie qu'elle leur a volées.