Sociétés de ménage (Troyes)

Même pas de masques pour travailler !

Brève
06/06/2020

Depuis plusieurs années, les sociétés de ménage fleurissent dans
l’agglomération troyenne. Si certaines sont de grandes entreprises
nationales, voire internationales telles Onet ou Derichebourg, d’autres
plus locales comme Ménagez-moi ou AGNet sont en pleine expansion.

Mais toutes ces sociétés ont en commun d’imposer des salaires au ras des
pâquerettes, des horaires variables et même un manque de matériel.
Ainsi, plusieurs d’entre elles n’ont même pas été fichues de fournir des
masques aux salariées pendant tout le confinement. Et depuis le
déconfinement toujours rien ! Chez AGNet, les travailleuses en sont
rapidement arrivées à se fabriquer elles-mêmes des masques de protection
alors qu’elles nettoient des lieux très fréquentés comme les parties
communes des immeubles.

Les patrons ont radiné sur les masques de
protection des travailleurs, mais à force de tirer sur l’élastique…
 

Région Grand Est

C’est encore la faute à Covid !

Brève
05/06/2020

Les 5 500 agents des lycées de la région Grand Est devaient toucher un supplément de salaire, représentant une augmentation de 700 euros par an. Mais l’épidémie est passée par là, et les patrons ont raflé la mise.

C’est aux travailleurs que le président de région entend présenter la facture des pertes sur le budget de 2020 : gel des salaires, ralentissements de carrière, diminution de 800 000 euros de l’enveloppe destinée aux activités sociales. 

Que signifie « pertes de budget » quand l’Etat promet 8 milliards à l’industrie automobile, 7 milliards à Air France... Et la liste des cadeaux payés sur fonds publics est loin d’être close ! 

Ce n’est pas aux personnels des collectivités de payer pour ces cadeaux. Stop aux détournements d’argent public qui doit aller au service public !

Charleville-Mézières

Mobilisation de soutien à un inspecteur du travail suspendu

Brève
05/06/2020

Lundi 25 mai, ont eu lieu de nouvelles mobilisations de soutien à Anthony Smith, inspecteur du travail suspendu pour avoir demandé à un employeur d’aides à domicile, des garanties sur la sécurité des salariés durant l’épidémie. 
De nombreux rassemblements ont été organisés dans la région. À Charleville, une dizaine de manifestants se sont réunis devant les locaux de la Direccte. Par ailleurs, la pétition de soutien en ligne a recueilli près de 150 000 signatures et des dirigeants des partis de gauche et d’extrême-gauche, dont Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière, ont adressé un courrier à Muriel Pénicaud, ministre du travail.  
Pour l’instant, cette dernière maintient la procédure de suspension. 
Les pressions sur les inspecteurs du travail se sont multipliées durant toute la période de confinement. Aujourd’hui le pouvoir voudrait qu’ils ferment les yeux sur les conditions de la reprise du travail. Un autre inspecteur de Reims s’est d’ailleurs vu rappeler à l’ordre par sa hiérarchie. Le patronat est pressé de faire repartir la machine à profit quoi qu’il en coûte aux travailleurs et quitte à s’asseoir encore davantage sur le code du travail !

 

École d’infirmiers

Un stage pour boucher les trous

Brève
03/06/2020

Les étudiants en deuxième année de l’Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi), se sont vu imposer un stage dans un Ehpad en Haute-Marne.

Il s’agissait d’une demande de l’État, à travers la sous-préfecture de Langres, pour venir prêter main-forte au personnel soignant des Ehpad. Mais la direction de l’Ifs a argumenté en disant que c’était une opportunité pour les étudiants de travailler sur les problématiques de crise sanitaire, d’hygiène, de gestion des risques…

Encore une démonstration du manque criant d’effectif dans les Ehpad et un exemple du bricolage de l’État, qui passe son temps à déshabiller Pierre pour habiller Paul. Mais même son incurie n’est pas correctement masquée.

Chatel et pantouflage

Un homme du patronat

Brève
03/06/2020

Un livre récent sur les liens entre les entreprises privées et la haute administration s’est penché sur le « pantouflage », cette pratique qui consiste à recycler à la tête d’organismes privés des politiciens usés, mais qui conservent un carnet d’adresses.

Luc Chatel, ancien ministre, ancien député-maire de Chaumont, s’en sort bien : il est désormais à la tête d’un fonds d’investissement et d’un organisme de lobbying du secteur automobile. Il faut dire qu’il avait des contacts, son frère étant toujours à la tête de l’UIMM locale (le syndicat des patrons de la métallurgie).

Lui, comme d’autres, refera peut-être le chemin dans l’autre sens pour retourner à la vie politique. Il continuerait à défendre les intérêts du grand patronat d’une autre manière. La lutte de classe est une réalité : le camp du patronat la mène avec ce type d’individus.