Reims

La Poste : rentabilité et service public ne font pas bon ménage !

Brève
02/10/2010

Il est de plus en plus incertain de recevoir son courrier dans les temps, c'est ce que dénoncent les facteurs de Reims depuis plusieurs semaines. La raison se trouve dans la volonté de la Poste de limiter les embauches pourtant nécessaires. En 2010 seul un départ sur 20 a été compensé ! La charge de travail est de plus en plus lourde comme le poids des sacoches.

On est bien loin de la « mission de service public » qui devrait être celle de ce service indispensable à la population. La Poste est depuis des années gérée comme une entreprise privée à la recherche de la rentabilité, multipliant les contrats précaires, dégradant les conditions de travail ou l'oubli de payer les heures supplémentaires. Cette politique est nuisible à La Poste comme elle l'est dans l'ensemble des services publics.

Des embauches massives seraient la réponse. Une réponse aussi à toux ceux qui n'ont pas de travail aujourd'hui.

Marne

Quel avenir pour Plysorol ?

Brève
19/09/2010

Devant l'absence d'informations quant à l'avenir de leur emploi, suite à la liquidation du groupe, les salariés de Plysorol de Fontenay-Le-Comte (Vendée) ont décidé d'empêcher le départ des cadres de l'entreprise, à la fin de la journée de travail.

Cette colère est légitime car cela fait des mois que les travailleurs de Plysorol , de Fontenay-Le Comte, de Lisieux et de Magenta (Marne) sont dans l'incertitude. Cette société spécialisée dans le contreplaqué intéresse semble-t-il tout un tas de requins non pas tant pour ses capacités de production que pour ses concessions forestières de 600 000 hectares au Gabon. Il y a plus d 'un an, la société a déjà été reprise par un industriel chinois qui s'est avéré être un margoulin.

Les salariés ont raison de ne pas vouloir vivre une nouvelle histoire de ce genre.

Reims

Lycée Roosevelt: quatre manifestants relaxés

Brève
18/09/2010

La visite de Fillon, en novembre dernier, au lycée Roosevelt à Reims, a donné lieu à une manifestation de protestation. Des lycéens et étudiants avaient été arrêtés et rendus responsables des incidents qui avaient eu lieu entre 200 jeunes et la police. Cette dernière avaient reçu l'ordre de dégager les abords du lycée ce qu'elle fit de façon violente, suscitant la réprobation unanime des personnels du lycée.

Condamnés lors d'un premier procès, les quatre inculpés majeurs au moment des faits viennent d'être finalement relaxés, ce dont on ne peut que se féliciter. Il n'en reste pas moins que cette démonstration de force était inutile et choquante face à des jeunes venus manifester leur opposition au gouvernement en matière d'éducation.

Reims

Les raisins de la colère

Brève
17/09/2010

Depuis l'annonce il y a six mois du projet de la direction de la maison de champagne Piper de supprimer une quarantaine d'emplois et de geler les salaires, les salariés n'ont cessé de s'opposer par des arrêts de travail à ces mauvais coups. La direction du travail a par deux fois rejeté le plan dit de « sauvegarde de l'emploi » au regard de la santé financière très satisfaisante de l'entreprise, comme du groupe Rémy Cointreau auquel elle appartient.

Devant le refus de la direction de revenir sur ses projets, l'ensemble des ouvriers et un quart des cadres se sont mis en grève illimitée en pleine période de vendanges. La direction ne fait que récolter la colère qu'elle a semée.

Champagne-Ardenne

Des parents rackettés

Brève
14/09/2010

Dans l'Aube et les Ardennes, les Conseils généraux ont décidé de rendre payants les cars de ramassage scolaire. Il en coûte désormais aux parents entre 20 et 100 € par an selon le niveau scolaire de l'enfant, qui viennent s'ajouter aux nombreuses dépenses de la rentrée.

Depuis des années, l'État a transféré des charges aux collectivités locales, lycées, routes, dépenses sociales que les Conseils généraux ont de plus en plus souvent des difficultés à assumer, même en augmentant fortement les impôts. Face à la perte de recettes que représente la fin de la taxe professionnelle voulue par Sarkozy, les départements de l'Aube et des Ardennes ont décidé de faire les poches des parents.

N'aurait-il pas été plus juste de couper dans les subventions au patronat que les Conseils généraux et surtout les Conseils régionaux arrosent allègrement ?