Arcelor Mittal vient d'annoncer 41 nouvelles suppressions d'emplois sur Reims. En un an, près de 200 emplois ont été supprimés. Il ne devrait pas y avoir de licenciements secs à condition que les travailleurs acceptent d'être mutés aux quatre coins du pays avec tout ce que cela comporte comme difficulté familiale ou sociale.
Pourtant rien dans les comptes du groupe et encore moins dans les poches de son actionnaire, cinquième fortune du monde, n'impose de supprimer des emplois. Il y a encore quelques mois, après avoir concédé un terrain à un prix cassé et d'autres aides, les élus locaux de toutes tendances se félicitaient, au nom de la défense de l'emploi, du choix d'Arcelor de laisser l'un de ses sièges administratifs à Reims.
Tel un joueur de Poker, Arcelor supprime d'une main les emplois qu'il prétend sauver de l'autre. Il faut vraiment être aveugle pour ne pas s'en rendre compte.