Épernay (Marne)

Pour la santé... de leurs affaires

Brève
02/06/2020

Le syndicat des patrons du champagne SGV annonce que les vignerons vont offrir 5000 bouteilles de champagne aux soignants pour "leur dire simplement merci".
Quand on sait que le stock de bouteilles non vendues du fait de la crise sanitaire est estimé à 100 millions de bouteilles, on s'aperçoit bien vite que cette générosité est prodiguée à bon compte. 
Et on comprend que derrière le geste sincère de quelques petits producteurs, il y a surtout le sens des affaires des patrons du champagne qui voient là l'occasion d'un petit investissement publicitaire à peu de frais. 
Quant aux soignants, gageons que ces quelques bouteilles ne suffiront pas à leur faire tourner suffisamment la tête pour leur faire oublier ce qui leur manque : des moyens,  des effectifs supplémentaires, et des augmentations de salaire qu'ils étaient nombreux à réclamer par la grève bien avant l'arrivée du coronavirus, et qu'ils réclament encore aujourd'hui.

Fermeture de classes au collège de Raucourt-Mouzon, Ardennes

L’urgence sociale sauce Blanquer

Brève
02/06/2020

« La réouverture des écoles et des établissements est une urgence sociale et un impératif éducatif » martèle sans cesse Blanquer, s’alarmant du décrochage scolaire aggravé par le confinement. Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre son plan de suppression de classes dans les établissements scolaires.

Les parents et les enseignants du collège de Raucourt-Mouzon protestaient déjà contre la décision de fermer une classe de sixième et la suppression d’une division de troisième à la rentrée. Les actions prévues avant les vacances de Pâques ont été ajournées à cause du confinement, mais les enseignants ont bien l’intention de les remettre à l’ordre du jour, dès la reprise des cours.

La seule urgence pour le gouvernement est de rouvrir les écoles et les collèges afin que les parents puissent retourner au boulot. Mais dès la rentrée de septembre, les élèves de 6ème se retrouveront à 30 par classe. On a toutefois envie de prendre au mot son ministre : « des groupes de 15 élèves maximum » dans les meilleures conditions matérielles… Et si on le lui imposait comme solution permanente contre le décrochage scolaire ?

Agglo de Chaumont

Des travaux pour le profit du patronat

Brève
02/06/2020

Les travaux de viabilisation de la rue Paul Ampe sur la ZAE Plein Est vont redémarrer, sous maitrise d’ouvrage de l’Agglomération de Chaumont. C’est la dernière phase d’aménagement de la zone permettant d’accueillir notamment l’établissement Chaumont Poids lourd. Le montant total s’élève à 750 000 € et seront réalisés par Eurovia, une filiale de Vinci.

Autrement dit, l’argent public sert à financer un investissement en infrastructures que l’entreprise concernée n’entend pas prendre en charge, mais qui lui bénéficiera quasi-exclusivement. Sans compter que cela implique un contrat juteux qui bénéficiera à un grand groupe du BTP. Entre les aides directes, les subventions, et ce type d’aides indirectes, le grand patronat est sous perfusion de l’État et des collectivités locales.

Chaumont

Manne à gérer

Brève
02/06/2020

Le site de l’ancien lycée Bouchardon va être réhabilité et confié à une école privée du management, Yschools.

Les fonds publics, dont ceux de la municipalité, vont donc permettre à cette école privée d’avoir des locaux accueillants pour faire des profits.

Les étudiants qui y apprendront les mille et une manières d’optimiser l’exploitation des travailleurs auront déjà sous les yeux un exemple de comment la bourgeoisie assure ses profits en se mettant sous perfusion d’argent public.

Champagne

Vignes : Plan(t)s patronaux

Brève
01/06/2020

Comme la demande de champagne s’est nettement affaiblie depuis le début du confinement et que les grandes maisons disposent de plusieurs années de stock, produire autant de raisin et de bouteilles que les années précédentes conduirait à une baisse des prix… et donc à une baisse des profits pour ces capitalistes de la bulle.

Alors, pour conserver la rentabilité de leurs bouteilles, ils ont trouvé une solution : moins produire. C’est ce qu’ils s’apprêtent à faire en décidant de limiter les rendements à l’hectare, donc à vendanger moins de raisin que ce que les vignes produisent, et à jeter la partie non utilisée.

Moins de raisin à récolter, ça veut aussi dire moins de besoin en main-d’œuvre. Ils envisagent ainsi d’embaucher jusqu’à un tiers de vendangeurs en moins.

Alors si la production baisse, partage du travail entre tous sans diminution de salaire. Ce n’est pas aux travailleurs de trinquer !