HLM en Grand-Est

Des regroupements pour cacher les baisses

Brève
26/11/2020

L’OPH de la Meuse rejoindra au 1er janvier 2021, le regroupement déjà existant entre l’OPH de Saint-Dizier et le bailleur privé Plurial Novillia. Cela portera à 50 000 le nombre de logements gérés par la nouvelle entité. À cette occasion, le conseil départemental de la Meuse apporte un financement supplémentaire de 10 millions d’euros.

Les regroupements de HLM sont nombreux ces dernières années et ils sont défendus comme un moyen de réaliser des investissements, mais la réalité est que ces regroupements sont surtout destinés à faire des économies d’échelle qui se traduisent au final par moins de moyens pour gérer et entretenir les logements.

GIP Haute-Marne

Manne à gérer

Brève
20/11/2020

Le GIP (Groupement d’intérêt public) de Haute-Marne, a annoncé financer une aide de 1 200 € pour les petits commerçants. Tant mieux pour eux. Mais cela vient souligner que ce GIP a été créé pour faire accepter l’installation d’un laboratoire puis d’un centre d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse).

Pour le financer, l’État a mis en place une taxe sur l’implantation de ce type de site nucléaire. Le produit de cette taxe est géré par des structures départementales spéciales. Le site s’étendant sur le département de la Haute-Marne, il y a donc un Groupement d’Intérêt Public en Haute-Marne pour gérer les 30 millions d’euros annuels.

Le simple fait qu’un tel fonds serve à financer des subventions aux commerçants est révélateur. En gros, on fait du lobbying pour faire avaler la pilule d'un projet d'enfouissement nucléaire. Accessoirement, ça donne aussi la possibilité à des notables locaux de passer pour des bienfaiteurs.

Directives Covid dans les lycées

“Débrouillez-vous et bon courage !”

Brève
20/11/2020

Dans les lycées, il est recommandé de limiter le nombre d’élèves présents en même temps. Les directions locales sont donc incitées à établir elles-mêmes un protocole, et à le soumettre au rectorat de l’académie. En clair : débrouillez-vous, mais on se garde le droit de critiquer.

Dans les six mois qui se sont écoulés entre mars et septembre, il aurait été possible d’embaucher massivement et constituer de plus petits groupes, pour permettre de mieux coordonner la vie collective.

Mais pour cela il fallait des moyens. Dans cette affaire, la seule chose dont l’Etat n’aura pas été avare, c’est d’encouragements et de belles promesses.

Réanimation de Chaumont

Une ouverture sans aucune garantie

Brève
14/11/2020

Alors que la situation sanitaire continue de se détériorer dans tout le pays, l'ARS a fini par rouvrir la réanimation à Chaumont et faire passer la capacité à quinze lits. Alors que la réanimation avait été fermée, qu'elle a fait l'objet d'une pétition qui a recueilli plusieurs milliers de signatures et qu'elle apparaissait comme la plus élémentaire des évidences, l'ARS a donc fini par rouvrir les unités nécessaires sous la pression des événements.

Une décision de circonstance qui n'a vocation qu'à éteindre l'incendie et qu’il faudra maintenir, une fois la vague passée.

Medef Haute-Marne

Gonflés comme des patrons

Brève
13/11/2020

Le secrétaire général du Medef 52 a exprimé son inquiétude à propos de la perte du chiffre d'affaires des entreprises adhérentes, disant entre autres, qu'il fallait faire confiance à la science car "le gouvernement est hors-sol quant à la gestion de la crise sanitaire".

Voilà qui est cocasse de la part d'un représentant d'un syndicat patronal, c'est-à-dire représentant des patrons qui n'ont jamais hésité à faire valoir leurs intérêts particuliers, jusqu'à mettre en danger les travailleurs pour préserver leurs profits.