Prime Ehpad

Plutôt qu’une prime : augmenter les salaires

Brève
25/05/2020

Il a été indiqué la semaine dernière que le personnel d’aide à domicile toucherait la prime promise aux Ehpad et établissements de soins. On pourrait croire à une bonne nouvelle. Sauf que cette prime, annoncée il y a plusieurs semaines aux soignants, n’a toujours pas été versée et les décrets ont tardé à être publiés, à tel point que beaucoup de soignants se demandent sérieusement s’ils la toucheront un jour.

Pour le personnel qui s’occupe de l’aide à domicile, en Haute-Marne, la prime ne sera de toute façon pas suffisante. Il y a déjà une très grande difficulté à recruter des assistantes de vie, vus les salaires très bas et les conditions de travail, très dures.

Alors ce n’est pas d'une prime ponctuelle que les salariés ont besoin, mais d’augmentations de salaire qui permettent de vivre.

Gestion municipale Chaumont

« Faire mieux avec moins » : une devise qui en dit long

Brève
22/05/2020

L’expression « faire mieux avec moins » qui avait été lancée par Luc Chatel du temps de sa mandature, a été reprise et est encore revendiquée aujourd’hui par son héritière Guillemy.

Cela s’est traduit par des baisses constantes des dépenses de fonctionnement en rognant sur les rémunérations des agents, en supprimant des postes, en déléguant des services au privé. Les travailleurs de la mairie ont été moins bien traités, et la population laborieuse de Chaumont a bénéficié de moins de services.

Et parallèlement, les dépenses d’investissement ont augmenté : les investissements de prestige se sont multipliés, assurant des marchés à des grandes entreprises, comme Vinci pour le projet Palestra. Ces investissements sont ensuite laissés en gestion à des entreprises privées, qui peuvent s’en servir pour faire du profit.

« Faire mieux avec moins », cela signifie : faire mieux pour le patronat, avec moins de dépenses pour les travailleurs.

Cinéma Chaumont

Loyer offert !

Brève
22/05/2020

La municipalité a décidé de ne pas demander de loyer au cinéma de Chaumont pendant la période de fermeture. Si ce cinéma était une structure à but non lucratif, cela se comprendrait, mais il se trouve qu’il s’agit d’une société qui gagne de l’argent d’année en année.

De plus, rappelons que ce complexe a été construit par des investissements publics pour être mis en gestion par un exploitant privé. Le patron n’a même pas eu à risquer une mise de fonds au départ pour en tirer une rente.

L’exploitant privé n’a donc rien risqué au départ, a empoché les bénéfices, et fait assumer les pertes par la collectivité. Mais à quoi sert-il donc ?

SNCF, Ardennes

Ils ont perdu le nord !

Brève
21/05/2020

Lundi 11 mai, avec la fin du confinement, le trafic SNCF a repris mais les voyages sont pour le moins déboussolés !

En temps normal, un voyageur met 2h à 2h30 pour parcourir les 200 km qui séparent Charleville de Paris et il en coûte environ 45 €.

Aujourd'hui pour la modique somme de 71 € minimum, il peut profiter d'un circuit touristique à travers toute la région Grand Est. Son voyage au départ de Charleville prendra la direction sud-ouest pour arriver à la gare Champagne-Ardenne TGV. Là, cap à l'est, pour la gare Lorraine TGV (entre Metz et Nancy) avant de faire demi-tour et de repartir à l'ouest pour enfin parvenir à Paris.

Le gouvernement a décidé de réduire le nombre de train en circulation, pour limiter les trajets et donc la propagation du virus. On voit le résultat : un périple de plus de 7h et de plus de 600 km pour rallier Paris !

Si c’est pour retourner au travail, nous ça nous va : grâce à la SNCF, on a peut-être une chance d’arriver après l’épidémie. Mais pour les voyages indispensables, pas sûr qu'avec de tels trajets et de tels tarifs, la SNCF nous fasse préférer le train !

Stockage des masques (Marolles)

Destructions en pleine épidémie

Brève
20/05/2020

La presse a révélé une décision prise en 2011, et respectée par les gouvernements de droite, de gauche et macronistes, qui a conduit l’État à se défaire progressivement de son stock de masques.

À partir de 2017, le gouvernement a ordonné des destructions, et on est passé de 700 millions de masques environ à 110 millions. Les masques étaient stockés dans des entrepôts gérés par l’armée, comme celui de Marolles, près de Vitry-le-François dans la Marne. Sur ces sites, alors que l’épidémie avait commencé, et alors que les hôpitaux de Vitry-le-François et de Saint-Dizier, tout proches, étaient déjà débordés, on continuait à détruire méthodiquement et imperturbablement pour suivre les ordres.

Avec un État aussi irresponsable, plus que jamais il y a là un système social à renverser ! La priorité, c’est sauver les vies, pas les profits !