Une préfète en verve (Haute-Marne)

Des médailles, des mots, et débrouillez-vous !

Brève
20/05/2020

La préfète de Haute-Marne s’est fendue d’un message à destination des personnels qui ont travaillé pour rouvrir les écoles. N’ayant rien à offrir, il lui a fallu faire dans le lyrisme, citant Camus remerciant son instituteur, puis, sans doute pour faire jeune, Big Flo et Oli. Un texte quelque peu ridicule, et en tout cas complètement déconnecté du quotidien des personnels et de leurs préoccupations.

Le message de l’État est clair : des médailles pour les personnels de santé, de mauvaises rédactions pour ceux de l'éducation, mais des milliards débloqués pour le grand patronat.

Écoles (Chaumont)

Peu d'enfants accueillis

Brève
20/05/2020

À Chaumont, un tiers seulement des enfants ont été inscrits par leurs parents pour retourner à l’école. Cela a conduit la maire à se féliciter de voir que les moyens mis à disposition pour l’accueil des enfants sont suffisants. C’est vrai que le protocole à mettre en œuvre pour accueillir les enfants et ouvrir les écoles implique une charge de travail plus importante, qui n’est tenable que si l’effectif accueilli est réduit.

Autrement dit, alors que la préfète fait le forcing pour ouvrir le maximum d’écoles avec l’aide des responsables de l’Éducation nationale, la maire reconnait au détour d’une phrase que l’ouverture n’est possible réellement et dans de bonnes conditions que pour très peu d’élèves. La réalité c’est qu’une écrasante majorité des parents n’ont pas confiance dans les paroles rassurantes d’un État qui nous ment en permanence. Seuls ceux qui n’avaient pas le choix ont envoyé leurs enfants retourner à l’école.

TSC, Angecourt, Ardennes

L’opportunisme patronal sauce ardennaise

Brève
20/05/2020

Le patron de TSC a beau jeu de se réjouir de la reconversion de son usine dans la production de masques. Initialement productrice de rideaux pour hôtels de luxe et EHPAD, cette entreprise, au bord du dépôt de bilan en mars dernier, a trouvé dans la crise du Covid-19 une véritable manne.

Les commandes affluent de partout, du CHU de Reims, de la Chambre des métiers, du groupe Barrière (hôtels de luxe et casinos) et l’ARS qui s’inscrit pour l'achat de 750 000 pièces. Le tout est couronné d’une subvention de 30 000 euros de la région Grand Est, destinée à l’équipement en machines.

Le patron s’enorgueillit de cette « belle réussite collective » créatrice d’emplois. Il se garde bien toutefois de préciser que ces 20 nouvelles embauches sont des CDD de 4 mois renouvelables à la discrétion de l’employeur.

Il n’y a vraiment pas à se réjouir de ce que les appétits privés se gavent de deniers publics en usant d’emplois précaires. Pour protéger les profits des patrons, les décideurs sont là, main dans la main.

Une belle réussite collective, ce serait que les travailleurs prennent en main la production et assurent à tous ce dont on a besoin, à commencer par des emplois pérennes et des salaires dignes.

TSC, Angecourt, Ardennes

Nous faire prendre des lanternes pour des vessies… de sanglier

Brève
20/05/2020

Les chantres du produire français surfent sur la vague du Covid-19. En témoigne ce discret petit drapeau français apposé sur les masques produits par l’entreprise TSC d’Angecourt. De même, certaines vitrines de la région se targuent, ces derniers jours, de vendre des masques « Made in Ardennes ».

nous importe d’être culottés « Made in France » ou masqués « Made in Ardennes » quand ces labels induisent emplois précaires et gavage aux deniers publics.

Refusons d’être muselés par le chauvinisme qui fait les choux gras des patrons locaux.

ARS et réanimation

Des préoccupations évidentes

Brève
19/05/2020

Il y a quelques semaines, le directeur de l’ARS (Agence Régionale de Santé) du Grand Est s’est fait remercier pour n’avoir pas su se taire sur les postes supprimés dans les hôpitaux. Aujourd’hui pourtant, il est annoncé que le service de réanimation de Chaumont ne sera maintenu que durant trois mois. Autrement dit, le temps de surmonter le pic d’hospitalisation lié au Covid 19, et après, on repart comme avant ! Contacté par un journaliste, le représentant de l’ARS a même indiqué à cette occasion que « des difficultés de démographie médicale ont conduit à la suspension de l’autorisation de réanimation du centre hospitalier de Chaumont en 2014, suivie de la fermeture en 2015 ».

Décidément, les cadres de l’ARS, tout dévoués qu’ils sont au gouvernement, ne ratent pas une occasion de démontrer à tout le monde à quel point leur priorité n’est pas la santé des personnes mais de faire, coûte que coûte, des économies sur l’hôpital.