Hausse des violences familiales (Chaumont)

Les paroles ne suffisent pas

Brève
19/05/2020

À Chaumont, au cours de la période de confinement, les violences conjugales ont augmenté de 90%, par rapport à l’année dernière, selon la presse locale. Dans ce contexte de confinement, c’est dans toutes les régions que les violences conjugales ont augmenté et pour une écrasante majorité ce sont les femmes qui en sont victimes.

Que s’est-il passé depuis le « Grenelle des violences conjugales » de septembre 2019 ? Rien ! Pour organiser de grandes messes sans lendemain, le gouvernement décroche la médaille du « bla-bla ». Pour donner des moyens réels, c’est autre chose. C’est d’ailleurs ce que dénoncent les associations contre les violences faites aux femmes, et elles ont bien raison.

Ecoles de Troyes

Des parents qui ne s’en laissent pas conter

Brève
15/05/2020

La municipalité troyenne propose régulièrement des visioconférences aux parents d’élèves délégués des écoles pour discuter de la réouverture. Le mercredi 6 mai, une cinquantaine de parents ont assailli de questions l’adjointe au maire. Ces questions traduisaient les inquiétudes quant aux conditions sanitaires pour les enfants mais également pour les enseignants et les ATSEM qui travaillent avec eux.
Pour la désinfection dans les écoles primaires, une société de nettoyage passera tous les jours et un agent municipal pour un nettoyage intermédiaire. Mais pour les maternelles, l’élue avouait qu’il n’y aurait aucun renfort. Les ATSEM devront donc assumer leurs tâches de garderie et de nettoyage habituelles mais aussi la désinfection propre au Covid.
Face aux réactions de parents expliquant avec des exemples concrets l’impossibilité de tout faire, l’adjointe de Baroin n’a trouvé à dire que :  “on va se débrouiller”... Pas étonnant que seulement 30% des élèves soient attendus en mai dans ces conditions.

Centre d’enfouissement de Bure

Quand l’État se donne les moyens…

Brève
12/05/2020

Les opposants au site d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure dénoncent l’acharnement de l’État contre certains militants. C’est en effet une cellule spéciale de la gendarmerie, avec écusson et budget qui a été mobilisée contre eux. Dotée de 772 000 euros par an et de personnels à temps plein, cette cellule fiche consciencieusement tous ceux qui expriment une opposition à ce projet, allant jusqu’à relever les informations téléphoniques des simples soutiens s’étant déplacés au tribunal, ou les conversations d’accusés avec leurs avocats, hors de toute disposition légale.

Un projet défendu avec de telles méthodes ne peut attirer sur lui qu’une méfiance justifiée.

Quant aux moyens employés, les soignants seront heureux d’apprendre que pendant qu’ils se battent avec des moyens dérisoires contre une pandémie, l’état français est capable de trouver des enveloppes exceptionnelles pour faire taire quelques militants écologistes.

Haute-Marne

Incurie comblée par la population

Brève
12/05/2020

À Langres et Chalindrey, une quinzaine de personnes, toutes couturières, se sont constituées en réseau pour confectionner d’abord des masques puis des blouses, dont 78 ont été offertes au centre Hospitalier de Langres.

Encore un exemple du fait que pendant que l’État consacre des moyens gigantesques à subventionner le patronat, les initiatives se multiplient et pallient, en partie, les manques.

 

Aide alimentaire (Ardennes)

Opération résilience ou comment survivre à la faim ?

Brève
12/05/2020

Beaucoup d’associations caritatives à Charleville-Mézières ont dû fermer leur porte. En effet elles vivent souvent grâce au travail de bénévoles, pour beaucoup retraités et fragilisés dans la période actuelle.

L’État a fait mine de pallier au problème de distribution des colis d'aide alimentaire. Le 3ème Régiment d’Infanterie, basé sur la ville, a été sollicité pour effectuer quelques tournées de distribution de colis fin avril, soit plus d'un mois après le début du confinement. Mais pourquoi faire appel à l’armée ? Dans notre région il y a des milliers de jeunes travailleurs qui pourraient être embauchés pour assurer ce travail particulier de distribution, et d’une manière générale pour aller travailler dans les hôpitaux ou les Ehpad où il manque cruellement de personnels.

Cela dit, pour régler les problèmes alimentaires, comme tous les autres, mieux vaut ne pas attendre une solution d'en-haut, et nous organiser nous-mêmes pour les résoudre.