Crise sanitaire (Ardennes)

À chaque guerre, ses profiteurs

Brève
10/05/2020

Depuis lundi 4 mai, les grandes surfaces des Ardennes mettent en vente des masques chirurgicaux. Cora fait payer 6,50 € les 10 masques ; Carrefour 2,95 € les 5 et Lidl 30 € les 50. Le réseau de grande distribution annonce avoir des dizaines de millions de masques et pendant ce temps les pharmacies, elles, peinent à s’approvisionner. C'est révoltant !

Alors que les soignants, leurs proches et les personnes les plus vulnérables ont depuis des semaines des difficultés à trouver ce matériel de protection vital, ces masques deviennent aujourd’hui un produit d'appel pour les grandes surfaces. Elles s’assurent ainsi des profits juteux.

D'après « UFC-Que choisir », le budget masque pour une famille de 4 personnes s'élèverait à 200 € par mois. Comment feront les ménages populaires pour assurer cette dépense indispensable, alors que leurs budgets sont déjà amputés par le chômage partiel et la hausse des prix des produits de première nécessité ?

Pour assurer à chacun les meilleures conditions de sécurité face à la propagation du virus, ces masques doivent être réquisitionnés et massivement distribués gratuitement à tous !

Réouverture des écoles dans les Ardennes

Chassez le naturel, il revient au galop !

Brève
09/05/2020

Lors de son discours du 13 avril Macron n’a surpris personne en annonçant le déconfinement et la réouverture des écoles en date du 11 mai 2020. Pour le MEDEF et le gouvernement, il faut avant tout et quel qu’en soit le prix, que l’économie reparte et que les travailleurs et travailleuses, dégagés des soucis de garde d’enfants, reprennent le travail.

En ce qui concerne la réouverture des écoles, Macron y a même mis les formes, invoquant, trémolos dans la voix, les inégalités sociales accrues par la crise sanitaire, la désocialisation des petits, le décrochage scolaire…

Quelle hypocrisie ! La rentrée de septembre 2020 se prépare à coup de suppressions de classes dans le primaire, à Revin, Bogny-Sur-Meuse, Givet, et de postes dans plusieurs établissements secondaires du département.

Si le souci du gouvernement était réellement le décrochage scolaire des élèves issus des couches populaires, plutôt que de supprimer encore des moyens, il créerait des emplois.

Réouverture des écoles (Ardennes)

A nous de décider, pas aux élus !

Brève
09/05/2020

Ravignon réfléchit très fort...

Le 4 mai, Ravignon annonçait à grand renfort d’effets de manche qu’il avait pris la décision de ne pas rouvrir les écoles avant juin : « Le 13 avril, le président de la République a annoncé que les écoles devraient rouvrir le 11 mai. Sans attendre, ma première adjointe et moi-même avons travaillé [...] nous sommes parvenus à la conclusion qu’il n’est pas possible de rouvrir les écoles le 11 prochain. » Eh bien, jour pour jour, cela fait trois semaines de réflexion intense! Il n’y a tout de même pas besoin de sortir de l’ENA pour aboutir à ça…

Pourtant, les « indices » ne manquent pas pour trancher la question: l’avis de l’ordre des médecins, l’alerte des syndicats sur le manque de moyens…

Pourtant déjà, dans les Ardennes, des inspecteurs proposent benoîtement aux enseignants de venir travailler avec leurs enfants en cas de souci de garde. Un peu partout, des témoignages font part des diverses pressions que les cadres mettent en œuvre pour ranger les enseignants en ordre de bataille.

Face aux risques encourus, ce sont pourtant bien les personnels et les parents d’élèves qui sont les mieux placés pour décider des conditions de leur reprise et ils n’ont pas eu besoin de trois semaines, eux, pour dénoncer les aberrations de ce plan !

Aube

Propos de patron

Brève
05/05/2020

Le président de la chambre patronale des petites et moyennes entreprises de l’Aube s’inquiète : « Ce qui me fait peur, c’est que le télétravail, c’est bien beau, mais qui va créer la richesse ? Il faut bien créer le produit. Et puis ça va être dur de revenir en arrière, d’expliquer qu’il faut revenir à l’usine. »

Lui-même, en tant que dirigeant de l’entreprise de textile Emo, a trouvé sa propre « solution » : il a maintenu la production de son usine en disant aux ouvrières qu’elles ne toucheraient aucun revenu si elles ne venaient pas travailler…

Maison des Jeunes de Chaumont

Les associations laissées pour compte

Brève
05/05/2020

Avec la crise sanitaire, la Maison des Jeunes et de la Culture de Chaumont se retrouve en difficulté financière. L’État ne lui propose qu'un prêt, alors qu'elle est déjà endettée, et il lui faut attendre une subvention incertaine. C’est que la MJC n’est pas une entreprise et qu’elle ne peut bénéficier du fonds mis en place pour venir en aide aux entreprises en difficulté. Pourtant, il s’agit bien d’une structure « d’intérêt public », indispensable pour les loisirs, la culture et le lien social entre les habitants.

À l’image de ce qui se passe partout, l’État se porte au secours des entreprises privées et les associations sont obligées de se débrouiller et de faire appel à la solidarité collective de la population.