Maisons forestières (Haute-Marne)

Une manifestation bienvenue

Brève
25/09/2020

Les personnels de l'agence de Haute-Marne de l'Office national des forêts, rejoints par des élus, ont manifesté leurs inquiétudes, mardi 15 septembre au matin, devant la préfecture à Chaumont. En effet, alors que le travail ne manque pas dans les maisons forestières, que plusieurs espèces sont menacées du fait de la sécheresse et qu’un parc national des forêts a été créé, la direction de l’ONF du 52 continue à supprimer des postes. Ce n’est pas nouveau puisqu’en vingt ans, les effectifs de l’ONF ont fondu de moitié à travers le pays, passant de 16 000 à 8 000. En Haute-Marne, il reste aujourd’hui moins d’une centaine d’agents.

L’État ne cesse d’économiser sur les services utiles. Ses décisions sont absurdes du point de vue de l’entretien de la forêt, mais très logiques finalement : elles servent à générer des capitaux à mettre à disposition des capitalistes. La réaction des travailleurs des forêts est une bonne chose. Elle montre que la seule manière de se défendre, même en matière d’écologie, reste la lutte de classe.

Suppression de guichets SNCF

Moins de postes, moins de service

Brève
19/09/2020

La SNCF prévoit de supprimer encore des postes en gare. Cela représente en moyenne la moitié des effectifs actuels. Pour les plus petites gares, il n’y aurait même plus deux agents pour que l’un soit sur le quai pendant que l’autre est au guichet. À Chaumont, 7 postes sur 14 seraient supprimés, 4 sur 8 à Chalindrey, etc.

Les salariés et les usagers voient le service se dégrader progressivement, alors que le chômage explose. La logique des patrons c’est toujours plus de rentabilité ; la nôtre, ce serait de se répartir le travail entre tous sans perte de salaire pour faire fonctionner correctement tout ce qui est utile à la population.

Groupe hospitalier de Chaumont

Une opacité qui masque les économies sur la santé

Brève
18/09/2020

Des rumeurs courent sur la possible scission de l’hôpital de Chaumont et des hôpitaux de Langres et de Bourbonne, qui seraient respectivement rattachés à Saint-Dizier et Dijon.

L’Agence régionale de Santé dément, mais on sait quelle confiance on peut lui accorder vu les décisions récentes, durant le confinement et après, où les soignants étaient mis devant le fait accompli.

Mais au-delà de la scission possible de ces Groupements Hospitaliers de Territoire, il y a le scandale que constitue le regroupement d’établissements, à la seule fin de concentrer des moyens pour économiser sur la santé.

Car ce qui a motivé la mise en place des 135 GHT sur tout le territoire n’était absolument pas guidé par une volonté de mieux soigner, mais par un souci de faire fonctionner la santé au moindre coût.

Autant dire que quelle que soit la décision finale, les intentions de l’ARS et du gouvernement sont très claires.

Groupement de Coopération Sanitaire

Privatisation : la preuve par le déficit

Brève
18/09/2020

Dans son assemblée générale qui a eu lieu au début de l’été, le groupement de coopération sanitaire (GCS) « Pôle santé sud haut-marnais » a affiché des déficits. Créé en 2017, le GCS était présenté comme une « solution organisationnelle innovante » et un moyen « d’assurer l’avenir de l’offre de soins dans ce territoire ».

En réalité, à part passer au privé les activités de chirurgie et les unités de surveillance continue, pas grand-chose n’a changé.

Le privé est toujours présenté par le gouvernement et les pouvoirs publics comme un moyen de résoudre les problèmes, il est surtout un moyen d’enrichir ceux qui se voient accorder ces concessions.

Prix de l’eau à Chaumont

Ce sont les profits privés qui coûtent cher !

Brève
17/09/2020

De 2010 à 2018, le prix de l’eau a augmenté de 24% à Chaumont. Or 2010, c’est aussi l’année où Veolia a obtenu la concession de la gestion de l’eau.

L’augmentation du prix de l’eau n’est pas liée au fait que la ressource devient rare parce qu’on arrose trop les jardins, mais bien parce que les collectivités locales arrosent le grand patronat, au détriment de la population.