Collectif Santé en Danger

Le danger vient du système capitaliste

Brève
17/09/2020

Un collectif nommé « Santé en danger », qui regroupe 130 000 soignants à travers le pays, s’est implanté à Chaumont. Il faut dire qu’avec les restrictions opérées par les Agences régionales de Santé, les économies sur la santé faites depuis des dizaines d’années et qui ont été rendues encore plus criantes dans le contexte du Covid, il y a de quoi s’inquiéter sur l’avenir de la santé, des hôpitaux et des soins.

Le gouvernement a passé son temps à louer le courage et la détermination des soignants, mais refuse d’embaucher dans les services de soins, ou d’y investir des moyens.

En matière de danger, c’est toute la société capitaliste qui par son fonctionnement provoque une situation catastrophique. Il est donc plus qu’urgent de le dénoncer.

Banque alimentaire

La solidarité de l’État va surtout au grand patronat

Brève
14/09/2020

La banque alimentaire de Champagne Sud & Meuse a souligné lors de son assemblée générale, qui a eu lieu la semaine dernière, des difficultés à trouver des approvisionnements. En particulier, du fait que de la baisse des dons des grands magasins, qui rend plus difficile son action auprès des plus modestes.

Pour l’année 2019, c’est pourtant 1,77 millions de repas qui ont été distribués, à 43 associations caritatives et une partie significative de la population, à l’échelle de ce territoire. Au moment même où le gouvernement lance un plan de 100 milliards pour soutenir les profits des entreprises, Macron et Castex annoncent la couleur : tout pour les riches, rien pour les travailleurs pauvres. Pas vraiment étonnant. Alors pour sortir la tête de l’eau, il faudra bien en finir avec une société capitaliste qui écrase et affame les travailleurs.

Dans cette situation, c’est seulement la population, représentée par des bénévoles, qui organise la solidarité au quotidien, en supportant l’essentiel des frais et en donnant du temps.

Rassemblements supérieurs à 10 personnes (Haute-Marne)

À qui s’adresse l’obligation de déclaration ?

Brève
14/09/2020

En Haute-Marne et dans d'autres départements, il est désormais obligatoire de déclarer tout rassemblement de plus de 10 personnes. Toute réunion, toute manifestation doit donc être déclarée en préfecture avec présentation d’un protocole sanitaire.

On pourrait être sensible à ce souci de sécurité sanitaire, s’il ne s’agissait d’une politique à géométrie variable. Car pendant ce temps-là, les entreprises continuent de produire des marchandises et des clusters, sans se voir aucunement limitées dans le nombre de travailleurs rassemblés sur un même site.

L’État préfère s’occuper de sanctionner ceux qui voudraient s’y intéresser, comme cet inspecteur du travail de la Marne suspendu puis déplacé pour être intervenu en mars pour que des aides à domicile aient des masques.

Collège Louise Michel (Chaumont)

Une première journée de grève

Brève
14/09/2020

Deux classes ont été supprimées au collège Louise Michel de Chaumont. Les élèves sont donc plus nombreux dans les classes restantes. Après une manifestation des personnels le jour de la rentrée des élèves le 1er septembre, les professeurs ont fait une première journée de grève le jeudi 3 septembre pour que les autorités académiques reviennent sur leur décision. Elle a été suivie par une grande majorité des enseignants. Les autorités académiques ont accepté de rencontrer à nouveau les grévistes mardi 8 septembre.

Cette situation est loin d’être isolée : cette rentrée s’est faite partout avec la même politique que d’habitude visant à économiser le personnel, quitte à entasser les élèves dans les classes. Il y aurait pourtant besoin plus que jamais de constituer des petits groupes, pour des raisons sanitaires et de rattrapage scolaire.

C’est vraiment la continuité dans l’irresponsabilité et l’incurie. Les professeurs ont eu bien raison de marquer le coup. Blanquer et Macron doivent s’attendre à d’autres réactions de colère.

Anthony Smith : suspension annulée

Une réaction qui a payé

Brève
11/09/2020

Anthony Smith, inspecteur du travail de la Dirrecte de Reims, avait demandé plus de protections, pour des salariés d’une association employeur.

En particulier des masques avant qu’ils ne deviennent obligatoires. Pour cela il avait été lourdement sanctionné. Une mobilisation avait eu lieu, et elle a payé : même si la sanction n’est pas totalement levée, la suspension a été annulée.

La mutation d’office a 200 km de chez lui a été remplacée par une mutation à proximité.