Belfort

Les valets à plat ventre devant General Electric

Brève
15/10/2019

Mardi 15 octobre, le maire de Belfort avec les représentants des collectivités locales, a tenu une conférence de presse.

Ces politiciens proposent de racheter le site de General Electric à Belfort via la société d'économie mixte Tandem, qui gère le patrimoine du grand Belfort. Elles ont déjà transmis une offre au siège américain du groupe pour les 143.000 mètres carrés de bâtiments.

Cette proposition vise à baisser « les coûts de production du groupe », a déclaré le maire de Belfort, accréditant ainsi la fable de GE pour justifier les licenciements.

En contre partie, les collectivités locales « demandent un maintien de 1.400 emplois dans les turbines gaz » ce qui veut dire l’acceptation d’environ 500 suppressions de postes

"Notre but, ce n'est pas de faire un cadeau à General Electric " ose t il déclarer, tout en disant que « General Electric fera 750.000 euros d'économies liés à la taxe foncière », le tout bien sûr payé avec l’argent des contribuables.

Ceux-ci paieront ainsi deux fois : par l’augmentation des impôts et par la diminution de l’argent de la commune et la baisse des services rendus.

Ces politiciens, petits ou grands peuvent se prosterner devant les dirigeants de grands groupes riches à milliards en leur accordant des centaines de milliers d'euros de cadeaux, ceux-ci leur montrent comment ils les considèrent : comme des valets serviteurs politiques de leurs intérêts.

Il est grand temps que se fasse entendre le camp des travailleurs contre ces politiciens à plat ventre.

General Electric Belfort - Bourogne

Les travailleurs ont mille fois raison de se défendre

Brève
14/10/2019

Le mouvement de grève et de blocage des travailleurs de GE Turbines Gaz à Belfort et Bourogne, commencé mardi 8 octobre, continue.

La direction, qui veut appliquer son plan à partir de fin octobre, a provoqué la colère quand, lors d’une première discussion avec les syndicats à Belfort, elle avait « consenti » à réduire son plan de 150 licenciements, à condition de négocier un accord de compétitivité qui remet en cause 11 jours de RTT, bloque les salaires pendant 3 ans, diminue drastiquement les primes de nuit, supprime les navettes de transport, diminue les places en crèche d’entreprise, etc.

Depuis, la grève et les blocages de Belfort et Bourogne se sont renforcés parmi les salariés de production ; pas question de laisser sortir les turbines en voie d’achèvement ; les soutiens aux piquets sont nombreux. Après le week end, il n’y a que le bâtiment de la direction, où sont concentrés cadres et employés, qui n’était pas encore arrêté.

Ce lundi, la direction balayait d’un revers de main les « lignes rouges » fixées par les syndicats. Ce sont : pas de licenciements contraints, mais uniquement des départs volontaires et un plan sénior, un effectif minimum de 1400 salariés (1900 actuellement) pour la pérennité du site, et pas d’accord de compétitivité, ce qui n’a jamais rien garanti pour l’avenir, bien au contraire.

Les actionnaires financiers de GE qui ont encaissé des milliards de profits, en veulent et en voudront toujours plus, comme ceux de Michelin, PSA, et partout.

Les travailleurs de GE sont déterminés à faire reculer leur patron.

Une grande manifestation de soutien à leur lutte est prévue à Belfort samedi 19 octobre à 14h , départ Place de la Maison du Peuple. Lutte Ouvrière appelle à participer le plus nombreux possible. Interdiction des licenciements ! Répartition du travail entre tous sans perte de salaire !

Montbéliard

Une nouvelle subvention révoltante

Brève
13/10/2019

L’ARS (agence régionale de sante), donc l’état, viens d’accorder une subvention de 500 000 € à la clinique privée, propriété du groupe Lyonnais Noalys, qui se construit dans la zone des Grands Pierrons près de l’axone sur la commune de Montbéliard.

Cette subvention vient s’ajouter aux terrains accordés gratuitement par la ville de Montbéliard pour près de 600 000 €, qui s’ajoute à la prise en charge de plateformage et à la viabilisation des terrains, la moitié de l’opération 1.9 millions d’euros est financés par la Banque des Territoires c’est-à-dire l’état, et par PMA via son agence immobilière la SEM PMIE.

L’argent coule à flots dans les poches du privé tandis que l’ARS réduit les ressources des hôpitaux et reste sourde aux revendications des grévistes dans les Ehpad.

General Electric (Belfort-Bourogne)

La grève, l’arme des travailleurs

Brève
08/10/2019

Mardi matin 8 octobre, la totalité des ateliers de Turbines Gaz à Belfort, s'est mise en grève en bloquant l’atelier des turbines géantes 9HA, au bâtiment 38. Ils ont été rejoint par des camarades des bureaux du bâtiment 66 et du T05.

Dans le même temps, une grève a éclatée dans les ateliers de Bourogne avec piquets de grève.

La grève c’est la seule arme efficace des travailleurs. C’est eux qui produisent toute la richesse de l’entreprise et ils ont raison de ne pas accepter d’être licenciés pour enrichir une minorité d’actionnaires.

 Photos : Blocage à General Electric Belfort-Grève à General Electric Bourogne

Lavans-lès-Saint-Claude (Jura)

Selon que vous serez puissant ou misérable....

Brève
07/10/2019

L’ex-PDG de l’entreprise Smoby, entreprise mondialement connue pour sa fabrique de jouets en bois, passe actuellement en jugement pour avoir détourné 10 millions d’euros, après avoir été mis en examen pour abus de bien sociaux et blanchiment en bande organisée.

Ce PDG comparaît depuis le 30 septembre avec six autres prévenus, devant le tribunal correctionnel de Nancy pour 16 infractions, dont abus de biens sociaux et blanchiment. Des infractions commises de 1999 à 2008 entre Lavans-lès-Saint-Claude dans le Jura, où se trouve le siège du groupe, la Suisse et Hong-Kong. A la suite de ces malversations, l’entreprise avait été déclarée en liquidation judiciaire et près de 800 travailleurs avaient été licenciés.

Il aura fallu plus de 11 ans pour que cet individu passe devant la justice. Celle-ci n’a pas la même lenteur quand il s’agit d’un petit larcin ou d’un patron qui pique dans les caisses.