General Electric (Belfort)

La guerre contre les travailleurs continue

Brève
04/10/2019

Manifestation à Belfort

Alors qu'il y a un plan de près de 1 000 licenciements, dont 792 à Belfort, dans la division Turbines Gaz, la direction de General Electric à Belfort s'est dite jeudi 3 octobre, dans un communique à l’AFP, « disposée » à réduire de 150 au maximum le nombre de postes supprimés sur le site. Cette proposition fait suite à une première proposition faite le 25 septembre de réduire le nombre de licenciements de 30, ce qui apparaissait comme une provocation.

Mais cela « sous réserve » de discussions avec les instances représentatives du personnel et « de la signature d'un accord portant sur la réduction des coûts et l'amélioration de la performance ». Selon la CGT, cet accord comprend notamment « la diminution des RTT de 21 à 10 jours, le gel des salaires pendant trois ans, la suppression des navettes transportant les salariés jusqu'au site, un régime plus drastique des indemnités ou encore une diminution du nombre de places en crèche d'entreprise ».

En un mot : une nouvelle déclaration de guerre contre les travailleurs. Tous les grands groupes sont en guerre pour augmenter toujours plus leur profit. Les actionnaires de General Electric ont empoché des milliards de profits. Ils ont les poches pleines mais en veulent encore plus. Alors face à ces requins, pour les travailleurs, il n’y a pas d’autre choix que de défendre leurs intérêts, c'est à dire leur peau avec le seul moyen efficace : la mobilisation et la grève.

Besançon

Rassemblement contre la réforme de l’Assurance chômage

Brève
01/10/2019

À l’appel de Agir contre le Chômage (AC !), un rassemblement est prévu lundi 7 octobre à 10h 30 devant l’agence Pôle Emploi de Planoise (8 rue Marc Bloch).

Il s’agit de dénoncer les attaques du gouvernement contre les chômeurs. Durcissement des conditions d’accès : 6 mois d’activité en deux ans au lieu de 4 sur 28 mois Baisse des indemnités Recharge des droits : 910 heures de travail sur 24 mois au lieu de 150 sur 28 mois. Durcissement des sanctions… Le but est d’économiser 4 milliards d’€ sur trois ans.

Alors que les suppressions d'emplois se multiplient, en remettant en cause les droits des chômeurs, c'est à l'ensemble du monde du travail que le gouvernement s'attaque.

Lutte ouvrière s’associe à cet appel.

Saint-Loup-sur-Semouse

La famille Parisot continue à sévir

Brève
26/09/2019

Après Laurence, ex-patronne du MEDEF qui n’a cessé de pousser les gouvernements à favoriser « l’employabilité » des travailleurs, c’est-à-dire à faciliter leur licenciement, c’est au tour de son cousin de s’illustrer. Il est à la tête de l’entreprise Parisot SAS, fondée par leur grand-père en 1936, qui fabrique des meubles en kit et emploie 520 travailleurs à Saint-Loup-sur-Semouse.

Placée en redressement judiciaire depuis le mois de juin, l’entreprise a convoqué une réunion du CSE le 1er octobre où sera annoncé un plan de suppressions d’emplois qui pourrait toucher un travailleur sur quatre. Elle a aussi fait savoir dans la foulée qu’elle avait mis en place une ligne téléphonique de soutien psychologique ! Dans la famille Parisot, on cultive décidément le même mépris pour les travailleurs, de génération en génération, tout en amassant des millions sur leur dos. Ces millions doivent servir à maintenir tous les emplois.

General Electric (Belfort-Bourogne)

Les licenciements, c’est toujours non

Brève
19/09/2019

Le plan de près de 1000 licenciements à General Electric Turbines gaz court toujours, malgré le baratin de Le Maire, le ministre de l’économie, sur le volume des suppressions de postes, qu’il juge « excessif ».

Dés cette rentrée, les syndicats et les salariés de GE ont voulu montrer leur opposition à ce plant. Mardi, à Belfort, avec une centaine de salariés, l'Intersyndicale a accompagné le convoi d'une grosse turbine à gaz qui sortait de l'usine en direction de Strasbourg.

Mercredi, appelés par la CGT, 300 travailleurs environ se sont rassemblés, en débrayage de 10h à 14h, à l'entrée de l'usine de Belfort et à celle de Bourogne qui a été bloquée. Les salariés de GE Chonas, près de Lyon étaient aussi mobilisés, la direction venant de leur annoncer qu'eux ils seraient vendus. Tous ont réaffirmé leur opposition à ce plan de licenciements décidé par un groupe multimilliardaire, qui d'un côté licencie massivement, et de l'autre veut que ceux qui restent soient plus "compétitifs", dans le seul but d'augmenter la part des actionnaires pour leurs spéculations financières.


rassemblement à Belfort

rassemblement et blocage à Bourogne

Les travailleurs ont toutes les raisons de ne pas faire confiance à tous les beaux parleurs, et de ne compter que sur leurs propres forces pour se défendre.

Photos des rassemblements à Belfort et Bourogne

General Electric (Belfort)

Non à tous les licenciements

Brève
12/09/2019

Bruno Le Maire a déclaré, en créant « un comité de suivi sur les engagements pris par General Electric en 2014 », vouloir que General Electric "réduise le volume global de son plan de licenciements " qu'il juge en l'état "excessif" (plus de 1000 licenciements sont prévus dans la partie Turbines à Gaz).

Résultat de la première réunion : les 50 millions d’euros que GE a versé pour ne pas avoir respecté son engagement de créer mille emplois, suite à la reprise de la partie Energie d’Alstom, serviront peut-être pour 50 emplois pour des reclassements éventuels à Belfort. Soit un million d’euros par emploi, pour créer des « start-up », le tout sans aucun engagement. De quoi attirer les margoulins qui veulent s’enrichir.

Pourtant ces jours-ci, une étude a été publiée sur les entreprises ayant le plus de « cash » dans le monde. General Electric y apparaît en 4ème position avec 31,97 milliards de dollars. Ce cash montre ce que sont les profits réels de ce groupe. Il faut interdire ces licenciements et prendre sur les profits pour préserver les emplois.