Besançon

La colère des parents d’élèves et des enseignants

Brève
07/04/2011

Lundi 4 avril, plusieurs centaines de parents et d'enseignants du

primaire ont envahi et occupé l'Inspection d'académie pour protester

contre les fermetures de classes et les suppressions de postes.

Mercredi 6, rejoints par les enseignants des lycée et quelques

dizaines de lycéens, ils étaient 500 à manifester de façon dynamique

et bruyante vers le rectorat.

Il y eu un arrêt devant les succursale des banques pour réclamer " de l'argent pour l'école, pas pour les banquiers ".

Devant le rectorat, alors qu'une pression pacifique mais ferme

s'exerçait sur le portail gardé par une rangée de policiers, ceux ci

ont envoyé des gaz lacrymogènes sur les manifestants, parmi lesquels

il y avait de très jeunes enfants..

Dores et déjà un nouveau rassemblement est prévu jeudi 7 devant l'inspection d'académie et une nouvelle manifestation mardi soir, qui se terminera par une fête de l'école.

La colère des parents et enseignants ne faiblit pas, comme ils

disaient en quittant le rectorat " on lâche rien, on lâche rien ! ".

Assystem Belfort

Augmenter les salaires autant que les dividendes

Brève
31/03/2011

Mardi matin, dans l'entreprise Assystem au Technopôle, une soixantaine de salariés ont débrayé pour demander des augmentations de salaire. Ils revendiquent 4 % pour tous avec un talon de 75 € et une prime de 500 €.

La direction propose 1,5 % à ceux qui n'ont pas eu de revalorisation depuis 4 ans. Pourtant Assystem, dont le personnel travaille essentiellement dans les bureaux d'étude de GE et d'Alstom, a vu ses bénéfices grimper de plus de 7 % en 2010.

Mais ce sont les actionnaires qu'Assystem compte augmenter de... 60 % ! En effet, elle veut leur verser un dividende de 0,45 euro par action au titre de 2010, contre 0,25 euro pour 2009.

C&K (ex-ITT) de Dôle (jura)

Grève pour les salaires !

Brève
29/03/2011

Depuis le mercredi 23 mars, 80% des 127 ouvriers de cette usine où

sont fabriqués des composants pour les téléphones portables,

l'automobile, l'aviation et les satellites, sont en grève pour une

augmentation de 115 €.

C&K a largement de quoi payer car l'an dernier, l'usine a fait 19

millions de chiffre d'affaires de plus qu'en 2009 et 4 millions de

bénéfices. Quand ils ont appris que cette année, la direction ne

voulait verser que 1,6 % d'augmentation générale, alors que leurs

salaires ne dépassent guère le SMIC, ils ont décidé que le seul moyen

pour se faire entendre était d'arrêter la production.

Ils ont déjà remporté un premier succès puisque la direction qui leur

avait intenté un procès pour entrave à la liberté du travail a été

déboutée et condamnée à verser 750 € à chacun des grévistes

injustement accusés.

Lundi 28, après avoir maintenu leur présence devant l'usine tout le

week-end, ils ont reconduit la grève à l'unanimité, bien décidés à

faire reculer ce groupe qui a de l'argent à ne plus savoir qu'en

faire.

General Electric

Une internationale des brigands !

Brève
29/03/2011

Un journal américain vient de révéler que General Electric, une des entreprises les plus riches de la planète, en tous les cas la plus riche des Etats-Unis, dont les profits mondiaux s'élèvent à 14,2 milliards de dollars et dont 5,1 milliards proviennent de ses activités aux Etats-Unis paie...zéro dollar d'impôts aux Etats-Unis.

Même si GE paie des impôts en France, à Belfort, cette société en voit directement la couleur puisque ses bâtiments de bureaux ont été entièrement remis à neuf grâce à l'argent public des collectivités locales.

D'un cote à l'autre de l'océan, les politiciens s'accordent à aider les plus nécessiteux...

Alstom Belfort

Les profits doivent servir à payer tous les emplois

Brève
25/03/2011

A l'appel des syndicats, 200 ouvriers du site Alstom de Belfort ont débrayé et ont bloqué la porte principale pendant 2 heures jeudi 24 mars 2011, à l'appel des syndicats.

Ils s'opposent au plan de suppression de 4 000 emplois dans le secteur Power dont 100 à Belfort avec la fermeture de deux ateliers. La veille, c'est dans le secteur ferroviaire que la direction annonçait 1 400 licenciements, principalement en Allemagne, en Espagne et en Italie.

Pourtant Alstom fait des bénéfices colossaux, 1,2 milliard l'an dernier. Mais les actionnaires en veulent toujours plus, et c'est en diminuant les effectifs qu'ils comptent augmenter leurs profits.

C'est l'inverse que veulent les travailleurs de l'Alstom qui ont débrayé.