C'est la société qui est malade

Brève
08/11/2010

Les associations familiales de Franche-Comté (URAF) dénoncent l'aggravation des charges de santé : médicaments remboursés à 30 % au lieu de 35, franchise des actes hospitaliers relevés de 91 à 120 €, conditions durcies pour la prise en charge à 100 %. Résultat, alors qu'un ménage sur cinq a déjà renoncé à des consultations médicales à cause des tarifs trop élevés, les assurances complémentaires et les mutuelles vont encore augmenter.

Les conséquences des cadeaux aux banquiers, ce sont des soins en moins pour la population. Cela condamne cette société malade du capitalisme.

Interdiction des licenciements !

Brève
05/11/2010

Le journal l'Est Républicain titre le 5 novembre : "Alstom en baisse de 29 %".

Sous ce titre catastrophique, on peut lire qu'au premier semestre les bénéfices ne sont que... de 401 millions d'€, soit en baisse de 29% par rapport à la même période de 2009.

Le PDG Patrick Kron annonce que la marge opérationnelle reste de 7,3 % après rachat de la partie transmissions d'Aréva pour plusieurs centaines de millions d'€.

Finalement, ça ne va pas trop mal pour le groupe Alstom. Les seuls pour qui les vraies mauvaises nouvelles sont annoncées, ce sont pour les travailleurs. 4 000 suppressions d'emplois sont prévues dans la branche Power, dont une centaine à Belfort.

Des licenciements prévus pour augmenter encore un peu plus les bénéfices futurs

Peugeot Sochaux

La mobilisation continue

Brève
26/10/2010

Mardi 26 octobre, 80 militants et syndiqués CGT se sont postés aux changements d'équipes devant trois portes d'entrée de l'usine, et ont pu ainsi s'adresser directement aux travailleurs pour les entrainer dans la mobilisation contre l'allongement du départ à la retraite et les appeler à la prochaine manifestation du jeudi 28.

La difficulté à surmonter, c'était de pouvoir s'adresser aux ouvriers transportés par autocars, qui rentrent directement dans l'enceinte de l'usine sans s'arrêter aux portes. La mobilisation des militants a abouti à ce que 7 ou 8 autocars se sont arrêtés en ouvrant leurs portes. Des partisans du mouvement ont donc pu expliquer directement l'enjeu de la situation : "Le mouvement a besoin de vous !" "Tous ensemble !" Les arguments et les slogans ne manquaient pas et la détermination non plus.

Le gouvernement a beau répéter sur tous les tons que cela ne sert à rien de se mobiliser puisque la loi est votée, les travailleurs n'ont pas dit leur dernier mot.

Belfort

Mobilisation active contre la réforme des retraites

Brève
25/10/2010

Depuis la manifestation massive du 19 octobre, les agents des chantiers de la Ville, les éboueurs en majorité, sont en grève contre la réforme des retraites. Alors, bien sûr, les poubelles qui s'amoncellent dans les rues, cela se voit !

Avec des grévistes, cheminots, territoriaux, enseignants, des militants syndicaux actifs du mouvement, CGT, SUD et FSU, les barrages et blocages se sont multipliés avec entre 50 et 100 participants: au dépôt de bus Optymo mercredi matin, dans les zones industrielles, aux principaux carrefours et ronds-points, à Alstom - General Electric, vendredi matin.

Pour montrer que la mobilisation doit continuer, un rassemblement intersyndical était appelé pour samedi après-midi, place Corbis, au centre de Belfort. Se retrouvant à un millier, on est parti, avec dynamisme, en manifestation jusqu'à la préfecture !

Lundi matin, les agents territoriaux de la grande usine d'incinération des ordures de Bourogne rejoignaient la grève, les fours arrêtés.

Et d'ici la nouvelle journée nationale du jeudi 28, malgré les vacances scolaires, la mobilisation continue .

Travailler pour vivre...de moins en moins !

Brève
22/10/2010

Près d'un travailleur sur dix dans la région vit avec moins de 880 € par mois, c'est à dire en dessous du seuil de pauvreté. Des statistiques qui s'aggravent au fil des années en Franche-Comté comme ailleurs.

Première cause de cette pauvreté : le travail à temps partiel imposé. Cette précarité organisée a été développée depuis trente ans par tous les gouvernements, depuis les TUC à 20 h de travail par semaine instaurés par la gauche dans la fonction publique et les collectivités locales.

On nous expliquait à l'époque qu'il fallait donner une première chance avec ce "premier emploi". Une chance qui s'est vite transformée en malédiction.