CHU Besançon

"Non au retour à l'anormal"

Brève
29/05/2020

Plus de 300 personnes, soignants, médecins, collectifs et associations se sont rassemblées devant le parvis de l’hôpital Jean Minjoz, jeudi 28 mai, dans le cadre des « jeudis de la colère ».

Les soignants étaient présents pour dénoncer les choix du gouvernement qui n’hésite pas à faire cadeau de milliards aux entreprises de l’automobile en autorisant en même temps les fermetures d’usines et les licenciements. Ils dénoncent le budget dérisoire attribué à la santé et exigent une augmentation de 300€ pour tout le personnel. Les « mercis » ne suffisent pas, la prime accordée aux soignants non plus. A été dénoncé également le « Ségur de la santé », véritable mascarade supervisée par Nicole Notat, ancienne dirigeante de la CFDT, qui a cautionné en son temps le plan Juppé. Un médecin dénonce aussi le fait que les collectifs inter-urgences et inter- bloc ne soient pas invités à cette concertation, alors qu’ils revendiquent depuis plus d’un an, des augmentations de postes, et la réouverture des milliers de lits fermés depuis plus de 20 ans.

Une marche autour de l’établissement a permis à tous ceux qui travaillaient dans les services d’applaudir depuis les fenêtres, et montrer ainsi leur participation à ce mouvement.

Rendez-vous est pris pour jeudi prochain et continuer cette action.

Ehpad de Valdoie

Les familles veulent une enquête sur les décès

Brève
23/05/2020

Ehpad "La Rosemontoise" Valdoie

Un collectif de quarante deux familles de résidents a écrit à l'Agence Régionale de Santé et au conseil départemental du Territoire de Belfort pour demander qu'une enquête soit menée au sein de l’Ehpad « La Rosemontoise », où 30 résidents et une aide-soignante sont morts du coronavirus.

Le 6 avril, alors que les décès s'enchaînaient, l’Ehpad « La Rosemontoise » a été placée sous administration provisoire. Une décision conjointe du conseil départemental du Territoire de Belfort et de l’agence régionale de santé.

Le collectif demande à ce que les personnels soient tous entendus. "Jusqu'à présent, ils ont tout simplement été invités à se taire" écrit le collectif.

Pourtant, plusieurs soignants ont alerté l'ARS sur des défaillances internes il y a plusieurs mois. Des élus du personnel ont dénoncé les conditions de travail du personnel début mars.

La crise actuelle transforme ces Ehpad en mouroirs pour les résidents, et en enfer pour le personnel. Les économies passées ont des conséquences aujourd’hui criminelles, au sens propre.

General Electric (Belfort et Bourogne)

Les attaques contre les travailleurs continuent

Brève
20/05/2020

À Belfort, l’accord signé à General Electric Turbines Gaz, à la fin du conflit contre les licenciements a à peine 7 mois.

Eh bien le voilà remis en cause. General Electric annonce un transfert d’une partie de l’activité réparation de rotors en Arabie Saoudite, la chaîne de composants en Hongrie, et la production de turbines à gaz aux États-Unis.

La direction a donne 11 jours aux syndicats, comme le lui permettent les dernières ordonnances du gouvernement, pour se prononcer sur le projet.

La cause officielle : «le coronavirus» qui provoquerait «un manque de visibilité pour l’avenir».

En réalité le grand patronat veut sortir gagnant de cette crise en demandant des aides publiques, en restructurant à sa guise et en mangeant les plus petits de ses concurrents.

C’est lui qui a le pouvoir aujourd’hui, dans cette société. Mais ce sont les travailleurs, d’ici et d’ailleurs, qui produisent les richesses.

C’est une nouvelle déclaration de guerre contre tous les travailleurs, en France comme dans tous les pays, c’est la loi du capitalisme, ce système à abattre

Région Franche-Comté

Les masques tombent

Brève
15/05/2020

La presse locale consacre des pages entières à la cacophonie des élus de la région, englués dans des approvisionnements défectueux de masques de protection contre le Covid 19.

Derrière cela il y a surtout l’incurie de l’Etat qui laisse les élus des régions, des départements et des communes gérer l’ingérable. La présidente PS de la région qui attendait deux millions de masques en provenance de Tunisie ne sait pas quand ils arriveront; le président de l’agglomération de Montbéliard (Les Républicains) (72 communes) attend désespérément toujours 140 000 masques ;

le maire de Besançon "la République en Marche" averti qu’il faudra lui rendre quelques 20 000 masques avancés à PMA car il en aura besoin.

De l’autre côté des petits industriels locaux tel Epau-Nova qui ont flairé le marché vendent très cher leurs masques jusqu’à 5€ l’unité. Et puis il y a le patronat local PSA largement approvisionné qui donne généreusement aux hôpitaux des masques anciens, le patron des garages et concessions de vente auto Valère Nedey qui utilise ses réseaux pour s’approvisionner jusqu’en Chine qui s’offre une publicité indécente dans la presse locale en faisant cadeau de ses indemnitésd’élu régional.

Tout ce beau monde, politiciens et industriels, unis ne masque pas l’incurie de leur système à approvisionner la population de masques, hier inutiles, aujourd’hui obligatoires.

Alstom Belfort et Ornans

Non au blocage des salaires

Brève
10/05/2020

La direction d'Alstom France vient d'annoncer qu'elle revenait sur les augmentations de salaire prévues lors des dernières NAO et qui devaient être versées au mois d'avril.

Cela concerne tous les salariés du groupe soit 9000 personnes dont Belfort et Ornans dans la région.

Bien sûr le prétexte du virus est tout trouvé mais la direction d'Alstom fait valoir des difficultés financières pour justifier son attaque. Qui peut le croire ? Le groupe affiche un chiffre d'affaires de 8 milliards en France.

Dans le cadre de la crise économique qui va s'aggraver, le groupe Alstom, qui touche des aides de l'État et qui est riche à milliards, prend les devants et accentue la guerre contre nous, les travailleurs, afin de pouvoir verser les dividendes aux actionnaires.

Alors que les prix flambent un peu partout, il n'y a aucune raison d'accepter que nos salaires soient bloqués. Pendant qu'une partie d'entre nous est au front depuis plusieurs semaines et qui a permis de contenir l'épidémie, avec les moyens du bord et que d'autres vont reprendre le travail avec l'inquiétude face à l'épidémie, les capitalistes ne pensent qu'à continuer à s'enrichir et à sauver leurs profits.

Ils sont disqualifiés pour diriger la société.