PSA Usine de Sochaux

Décision d’un exploiteur qui n’a que le souci de ses profits

Brève
07/05/2020

Le 6 mai 2020, la direction de l’usine PSA de Sochaux a décidé de relancer la production de la Peugeot 308, à partir du 15 mai 2020.

La direction de l’usine va faire appel, dans un premier temps, à 730 travailleurs volontaires, uniquement parmi les embauchés en CDI et donc aussi à une partie de ceux des sous-traitants et équipementiers.

Compte tenu des tensions dans les services de réanimation des hôpitaux et la circulation active du coronavirus, les services de la santé publique et du gouvernement classent la région Grand Est en zone rouge.

Dans le Doubs, le taux de personnes en réanimation par rapport à la population est supérieur à la moyenne nationale.

Faire travailler des centaines de travailleurs pour fabriquer des voitures alors que les intérimaires sont licenciés, voilà la politique de Peugeot.

Pour leurs profits, les capitalistes comme PSA sont prêts à prendre tous les risques avec la peau des ouvriers et à contraindre les intérimaires au chômage.

Travailleurs, il va falloir qu’on s’en mêle pour les empêcher de continuer de nuire.

Nord Franche-Comté

Les politiciens et le patronat avancent (mal) masqués

Brève
03/05/2020

A Belfort, un « exploit » selon le maire, une commande, pour démarrer, de 200 000 masques alternatifs en tissu, est en train d’être produite dans un local industriel, par une centaine de couturières ayant amené leurs machines à coudre, recrutées par le patron de RKF en intérim ou en CDD, qui touchera 2,70 euros par masque.

Aux côtés de ce leader de la vente de linge pour hôtels de luxe, reconverti dans les surblouses en Haute-Saône, le préfet, le maire LR de la ville qui pense aussi à sa réélection, ses acolytes du département, tout ce petit monde se rengorge d’initier une production industrielle « locale », « sans avoir besoin de la Chine », pour « protéger » la population : au mieux, un masque en tissu par habitant !

Du coté de Montbéliard, aussi, la maire a voulu, dit-elle, anticiper pour le 11 mai, en passant commande à Belfort. Mais pas seulement.

Dans l’agglomération, le fabricant d’épaulettes Epau-Nova s’est reconvertidans la production de kits lavables à 3 euros pièce, pour fournir des communes.

Mais cela ne suffit pas.

Aussi, des industriels, comme la « filière Nedey », gros concessionnaire automobile, ou encore Delfingen, sous-traitant de PSA, ont activé leur réseau en Chine pour importer des masques, destinés, en partie, aux communes, Montbéliard, Audincourt et autres du Département.

Alors que les soignants et ceux de la « première ligne » galèrent toujours pour avoir suffisamment de masques sanitaires, jetables, les grandes surfaces en vendront à profusion, dix fois le prix coûtant.

A la pêche aux masques, les gros poissons capitalistes tiennent toujours la ligne.

Belfort et Bourogne

General Electric licencieur et maître chanteur

Brève
30/04/2020

General Electric Turbines Gaz demande à ses fournisseurs de baisser leurs prix de 20% dans un courrier envoyé à tous ses sous-traitants dans le monde. C'est une demande qui est plutôt un ordre et un chantage : s'ils acceptent ils  seraient reconnus comme des sous-traitants "coopératifs et stratégiques" avec des opportunités futures à la clé. Et comme GE est le donneur d'ordre la menace est claire ! Pas de baisse, pas de commandes.

Les travailleurs de GE Turbines Gaz, eux, subissent déjà un plan de plusieurs centaines de licenciements, maintenant ce sont les sous-traitants qui sont rançonnés et qui le feront payer à leur travailleurs par une baisse des salaires et probablement des licenciements.

Voilà la dictature du capital qui écrase tout pour que survivent les profits ! Ce système est vraiment à abattre.

Belfort

General Electric : Pas de confinement pour les licenciements

Brève
24/04/2020

Le plan de licenciements à General Electric, dans l'ancienne branche Alstom Management continue de se dérouler.

A Belfort, 70 personnes sont concernées par ces licenciements et les premières lettres devraient être envoyées dès le 4 mai, en plein confinement. C’est l'aboutissement d'un plan qui avait démarré en juin 2019.

La direction explique que la crise du coronavirus est une crise pour General Electric. Le chiffre d'affaire du secteur aviation, est en chute libre : toutes les flottes d’avions sont au sol, General Electric serait donc en difficulté et GE a prévu de se débarrasser de 10% de ses effectifs aux USA, soit 2 600 licenciements.

La crise du coronavirus est une crise pour toute la société. Mais nous n’avons aucune raison d’accepter que ce soient les travailleurs qui en payent les pots cassés.

C’est cette organisation capitaliste de la société qui transforme une crise sanitaire en une crise économique et sociale.

Alors aux capitalistes de la payer !

Lons-le-Saunier

La mort des soignants sans moyen

Brève
24/04/2020

Eric Loupiac, urgentiste à l'hôpital de Lons-le-Saunier, est mort du Covid-19. Il a été contaminé lors d'une garde, sans protection suffisante faute de moyens. En 2019, avec d'autres soignants, il s'était mobilisé contre la fermeture de la deuxième ligne de SMUR de l'hôpital de Lons, commandée par l'Agence Régionale de Santé pour faire des économies. Hier, c'est une aide-soignante de Valdoie qui est décédée. 

Si la part des soignants atteints par le virus n'apparaît pas dans les statistiques, le ministre de la Santé ne peut nier l'origine des cas de contamination, directement liée au manque de masques et de matériel de protection pour les soignants les plus exposés durant les premières semaines de l'épidémie et même encore maintenant.  

Nous ne sommes pas prêts d'oublier la responsabilité des gouvernements qui se sont succédés dans les mesures qui nous ont conduit au désastre actuel.