À propos du futur hôpital de Trévenans : Comme la corde soutient le pendu
En venant poser la première pierre du futur hôpital de Trévenans, qui remplacera ceux de Belfort et Montbéliard, au prix d'un endettement supplémentaire du CHBM de plusieurs centaines de millions d'euros, et avec 400 lits en moins, Marisol Touraine, ministre socialiste de la Santé, a répété qu'elle défendait l'hôpital public.
Aucun politicien, même de droite, n'oserait dire autre chose, alors qu'il s'agit d'abord de marchés très juteux pour de grosses entreprises privées du bâtiment, des fournisseurs de matériel médical, des laboratoires pharmaceutiques.
Aujourd'hui, les hôpitaux, ce sont des usines à soigner où le personnel surchargé, épuisé, est de moins en moins nombreux, pour des malades qui doivent être rentables. Et tant pis si les urgences n'ont pas fini de déborder, tant pis s'il n'y a pas suffisamment de lits, tant pis si des maternités et hôpitaux de proximité continuent d'être fermés.
Le gouvernement socialiste, comme son prédécesseur de droite, vante un système où des financiers font main basse sur l'argent destiné à la santé considérée comme un marché.
Il soutient l'hôpital public, c'est-à-dire l'accès aux soins pour tous, en l'étranglant !
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Pour Lutte Ouvrière, Jean-Marie Pheulpin