PSA : les pouvoirs publics passent à la caisse pour la famille Peugeot
PSA vient de décider de faire alliance avec le constructeur chinois Donfeng. Ce type d'alliance est courant dans le monde des grandes entreprises et que l'actionnaire devienne en partie chinois ne change rien à l'affaire, il restera capitaliste. Les travailleurs n'ont pas eu de cadeau quand l'actionnaire était bien français et les travailleurs de chez Renault savent que le gouvernement ne protège pas plus les salariés.
Mais l'arrivée de Dongfeng sert de prétexte à l'Etat français pour apporter encore une fois de l'argent aux actionnaires de PSA qui s'ajoute aux 7 milliards donnés l'an dernier en garantie à la banque PSA finance. Cela alors que PSA supprime 11 000 emplois et ferme le site d'Aulnay.
Le gouvernement nous fait les poches en augmentant TVA et impôts en tout genre pour permettre à la famille Peugeot, une des plus riches du pays, de ne pas mettre un euro dans l'affaire gardant sa fortune accumulée sur l'exploitation des ouvriers de l'automobile pour faire des profits ailleurs. Au moment ou le gouvernement restreint les budgets sociaux il arrive à trouver sans problème un milliard pour une entreprise privée.
Quel que soit l'actionnaire, Etat, Peugeot ou Dongfeng, les travailleurs devront se battre pour défendre leurs emplois et leurs salaires.