L'Est Républicain Montbéliard : Pas de consigne pour les élections
Plus de 40 ans que la fête de Lutte Ouvrière se déroule en présence des militants de l'Aire urbaine à Montbéliard. Photo Sam COULON.
PLUS DE QUARANTE ANS. Michel Treppo rappelle que cela fait plus de quatre décennies que la fête de Lutte ouvrière réunit chaque année, « des camarades de Belfort-Montbéliard ». Cette année encore, les retrouvailles ont eu lieu hier samedi à la Roselière autour d'animations suivies d'un débat politique animé par Christian Driano, porte-parole du mouvement trotskiste.
Les élections départementales ? « Ce n'est pas », confirme Michel Treppo, « une de nos priorités même si seize camarades se présentent à ces élections en France. Nous ne présentons pas de candidats dans le Doubs. Nous nous réservons pour les prochaines élections régionales. Nous ne donnons pas de consigne de vote pour ces élections départementales ».
Cependant, la montée en puissance de l'extrême droite préoccupe Lutte ouvrière. « Pour nous, il n'y a pas de distinction d'origine ou de religion. Le Front national est le pire ennemi des travailleurs. Cette formation fera, elle aussi, la politique demandée par les grands groupes industriels, une politique aux dépens des travailleurs ».
L'emploi ? C'est une des premières préoccupations de Lutte ouvrière, qui dénonce « le recours des plus en plus à des précaires et jeunes en galère pour qui il n'y a pas de perspectives d'avenir. Cela explique qu'il y a de plus en plus de travailleurs pauvres dans cette région. La loi Macron va faire disparaître le contrat à durée indéterminée (CDI). C'est inacceptable. Nous, nous demandons au contraire plus de protection pour les travailleurs, et que les licenciements soient interdits ».
Les salaires ? C'est une des autres préoccupations de Lutte ouvrière. « Lorsqu'on voit les rémunérations de quatre dirigeants de PSA passer de 3,8 à 7,2 millions et que dans le même temps, il n'y a pas d'augmentation des salaires pour les travailleurs, on comprend leur logique. Les profits, c'est pour eux. Quant aux travailleurs, ils sont la seule variable d'ajustement pour que le patronat augmente ses profits ». Et de conclure : « À force de tirer sur la corde, elle risque de casser. La colère des travailleurs pourrait être terrible ».
Jacques BALTHAZARD
© L'Est Républicain, Dimanche le 15 Mars 2015 / Montbéliard / Montbéliard
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