Le Pays de Franche-Comté :  Présidentielle : La candidate de LO de passage à Belfort

Article de presse
08/09/2011

Nathalie Arthaud, candidate de LO à l'élection présidentielle, hier à Belfort. Photo Céline Mazeau

Nathalie Arthaud, 41 ans, porte-parole nationale de Lutte ouvrière depuis 2008 et candidate à l'élection présidentielle était de passage à Belfort, hier, avant un meeting dans la soirée à Mulhouse.

La quadragénaire n'est pas très connue du grand public, elle le sait et sans doute est-elle un peu lassée qu'on la questionne sur Arlette Laguiller, qui fut six fois la candidate de LO et à qui elle succède. Elle joue le jeu néanmoins, sourit. Mais elle préfère parler d'autre chose : du programme de Lutte ouvrière, celui que les militants « défendent tous les jours sur le terrain ».

Dans la petite salle de la Maison du peuple où elle est assise, face à une vingtaine de personnes, elle entre d'emblée dans le vif du sujet. Elle parle du « contexte particulièrement dur » et des « grands dirigeants » de ce monde, incapables de maîtriser la nouvelle crise financière qui menace. L'économie capitaliste, dit-elle, est « complètement irrationnelle », « au bout du rouleau ». « Il faut la changer de fond en comble. »

Elle évoque les « deux fléaux » que sont le chômage et la baisse du pouvoir d'achat, livre les propositions de LO : interdiction des licenciements collectifs, répartition du travail entre tous, indexation des salaires sur les prix, suppression « du secret industriel, commercial et bancaire ».

« Chantage »

Elle s'élève aussi contre le « chantage » exercé sur les travailleurs : « On nous fait comprendre qu'il va encore falloir faire des sacrifices pour combler les déficits, mais cette dette n'est pas celle des travailleurs, elle a été contractée pour faire des cadeaux aux plus riches. Ce n'est pas aux travailleurs de payer encore. »

Et inutile, dit-elle, de compter sur le PS pour changer les choses : « S'il arrive au pouvoir, la seule chose qui changera c'est que les coups viendront de la gauche plutôt que de venir de la droite. »

Comme Arlette Laguiller, elle ne croit pas que la « transformation révolutionnaire de la société » viendra des urnes. Du moins, dit-elle, l'élection présidentielle, lui permettra d'avoir un peu plus accès aux médias afin de faire connaître son programme.

C.M.

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Le pays de Franche-Comté du 08 Septembre 2011. Edition Belfort