Cora, Les Ayvelles (Ardennes) :  Prime de risque covid-19, la nouvelle Arlésienne

Echo d'entreprise
03/05/2020

Peu de temps après l’annonce d’une prime de 1 000 € pour risques encourus, la direction s’est empressée de poser des conditions restrictives. Pour pouvoir la toucher, les salariés doivent avoir travaillé pendant toute la période de confinement. Ceux qui ont dû prendre un arrêt pour garde d’enfant ou pour maladie n’en bénéficieraient plus. Les équipes de nuit pourraient en être également privées, sous prétexte qu’ils ne croisent pas les clients. Comme si le virus entrait en sommeil à vingt heures tapantes…

Tout sera bon pour verser la prime a minima et cela sèmera aussi la division dans le rang des travailleurs, entre les rares qui toucheront la prime et ceux qui ne la toucheront pas. Malgré les profits passés et présents, ce grand groupe n’est pas à une mesquinerie près.

Alors que les salaires sont insuffisants, les grandes enseignes, elles, ont préservé leurs marges, en témoigne la hausse des prix. Les salaires de base doivent être largement revalorisés et augmentés dans la même proportion que les prix !

Centre hospitalier de Saint-Dizier :  Aveu du manque de moyens

Echo d'entreprise
30/04/2020

Le Centre hospitalier de Saint-Dizier se réorganise pour accueillir de nouveaux les patients non-Covid, le pic de la pandémie étant considéré comme dépassé sur le territoire. Cela signifie réaffecter aux autres affections les lits utilisés pour les patients Covid. Le manque de lits « de précaution » impose donc des réorganisations successives dans un sens puis dans l’autre.

Alors que le président de la région Grand-Est, Jean Rottner, affirme dans la presse nationale qu’une seconde vague est à craindre, le manque de moyens est tel qu’il est nécessaire périodiquement de déshabiller Pierre pour rhabiller Paul.

Michelin (Troyes) :  Pressiontariat

Echo d'entreprise
28/04/2020

La reprise est censée se faire pour l’heure au volontariat. Sauf que lorsque le salarié contacté par son chef direct refuse, il a droit à une relance par le chef au-dessus.

Vu tous les risques de santé, les pneus pourraient attendre… mais pas les profits de Michelin !

 

Michelin (Troyes) :  Gonflé !

Echo d'entreprise
28/04/2020

Aussitôt les usines fermées, Michelin a programmé le vol de 10 jours de congés. Des congés forcés suivis de jours de chômage partiel intégralement indemnisés par l’Etat aux patrons mais avec perte de salaire.

Les travailleurs ont donc été floués de vacances, d’impôts et de salaire, alors que Michelin a fermé sans que cela ne lui coûte un sou.

On comprend que les actionnaires aient prévu d’empocher 360 millions d’euros !

 

CHR Metz-Thionville :  Pour se préparer à faire des profits, y'avait des masques

Echo d'entreprise
27/04/2020

Selon la CGT, pas moins de 170 soignants ont été testés positifs au COVID-19 sur le CHR de Metz-Thionville.

C’est énorme et le personnel paye aussi là l’incurie des pouvoirs publics à les équiper de matériel de protection.

Du matériel de protection comme les masques que de grandes entreprises, comme PSA, avaient stocké par centaines de mille pendant que les soignants s’épuisaient à sauver les malades.

Le virus du profit est plus dangereux encore que le coronavirus !

Devanlay-Lacoste (Troyes) :  Un 100 % qui ne lui coûte guère

Echo d'entreprise
27/04/2020

Devanlay-Lacoste a prétendu que les salariés ne perdraient pas de salaire, même ceux en chômage partiel. Sauf que Lacoste a utilisé plusieurs combines. D’abord, il a décrété plusieurs semaines en période basse comme c’est rendu possible par les accords de modulation dans le textile. Et puis la direction a imposé de prendre jusqu’à 10 jours de congé : 5 sur le reliquat de l’an passé et 5 sur l’année à venir. Du coup, il y a très peu de chômage partiel.

En fait, ce sont les salariés qui se sont payé le maintien du salaire à 100% !

Cadeau de patron !

Smurfit-Kappa (Épernay) :  Débrouille et profits

Echo d'entreprise
27/04/2020

Tenus de travailler durant le confinement, les ouvriers de la cartonnerie Smurfit à Épernay ont bricolé des séparateurs de postes en carton pour tenter de se protéger.

Qu’a fait le patron de son côté ? Il a commercialisé ces séparateurs !

Comme partout, les travailleurs se débrouillent, les patrons encaissent.

Chantier Imany (Langres) :  le patron a une envie pressante : « ça ne peut pas attendre »

Echo d'entreprise
26/04/2020

À Langres, en Haute-Marne, le chantier de construction de la plate-forme logistique Imany a repris du service. Le PDG de ce groupe explique doctement que l’ouverture de cette plate-forme étant programmée pour janvier 2021, « il n’est pas question que ce chantier prenne du retard ».

Une bonne partie de la population a dû tout arrêter pendant des semaines. Nos vies ont pris du retard. Ce PDG est tellement habitué à donner des ordres qu’il ne voit même pas en quoi ces propos sont choquants.

L’urgence de ces gens-là n’est pas la nôtre, la santé de tous compte plus que de préserver les profits d’une entreprise.

La Poste (Haute-Marne) :  Encore une incurie significative

Echo d'entreprise
26/04/2020

À Wassy, en Haute Marne, une association a fabriqué des masques en tissu et les a proposés aux postiers de Montier-en-Der, la commune voisine, constatant qu’ils n’avaient à leur disposition qu’un petit flacon de gel hydro-alcoolique et rien d’autre.

À l’image de ce qui se passe partout dans le pays, les directions ne font même pas le minimum et quand des solutions sont trouvées, c’est par la solidarité collective de la population.

Hôpital de Saint-Dizier :  Les soutiers de la santé… et les profiteurs

Echo d'entreprise
26/04/2020

À l’hôpital de Saint-Dizier, le personnel de nettoyage est issu d’une entreprise sous-traitante. Parmi les salariées, certaines sont confinées chez elles, malades ou avec leurs enfants. Celles qui restent sont donc mobilisées, mais en effectif réduit sachant que le travail est plus important que d’habitude, vu toutes les tâches de désinfection qu’il faut entreprendre, sur les ordinateurs, les poignées de portes… Un travail irremplaçable, effectué malgré la peur.

Plus de travail pour les salariés restant n’a pas incité le sous-traitant à embaucher autrement qu’au coup par coup, en intérim. Pas question non plus d’augmenter les salaires.

Il y a deux camps : ceux qui sont en première ligne, et leurs patrons qui continuent à en profiter.