Normandie Actu :  Régionales en Normandie. Lutte Ouvrière sera présent

Article de presse
02/10/2015

À l'approche des élections régionales, le parti trotskyste Lutte Ouvrière (LO), a présenté ses têtes de listes départementales, mardi 29 septembre 2015. En Normandie, le chef de file sera Pascal Le Manach, 49 ans, technicien à l'usine Renault de Cléon, près d'Elbeuf (Seine-Maritime).

 

« La voix du monde du travail »

 

Pascal Le Manach, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Je milite depuis longtemps... J'ai été candidat aux élections Régionales à deux reprises - dont une sur une liste commune avec la LCR (Ligue communiste révolutionnaire) - et une autre fois aux élections Européennes. J'ai également été conseiller municipal pendant six ans à Oissel, près de Rouen (Seine-Maritime). Depuis tout jeune, je suis révolté par la société dans laquelle nous vivons. Une société injuste, dirigée par une minorité qui détient le pourvoir économique et les richesses.

Où en est la constitution de votre liste ? Que comptez-vous apporter dans le débat ?

Lutte Ouvrière est présent à toutes les élections depuis 1973. Notre liste est achevée et nous avons présenté les têtes des listes départementales, mardi 29 septembre. Notre programme n'est pas spécifiquement régional. Nous voulons avant tout faire entendre la voix du monde du travail, et que cela soit en Normandie, dans le Nord où dans le Sud, les salariés subissent de la même manière la politique conduite par la gauche au niveau national. Une politique d'aides aux entreprises, qui, malgré tout, continuent à licencier. Le chômage continue à augmenter, pourtant il y a des solutions, et les salariés doivent se battre pour les imposer : interdiction des licenciements, hausse des salaires et des retraites, prise sur les bénéfices des entreprises.

 

« Le vote ne suffit pas »

 

Comment vous situez-vous par rapport aux autres partis, en Normandie, dans cette campagne pour les Régionales ?

La Région Haute-Normandie est gérée par la gauche, et l'on y voit un peu une déclinaison de ce qui se fait au niveau national. Pour prendre l'exemple de l'usine Renault de Cléon, que je connais bien, la Région apporte continuellement des subventions, mais cela n'empêche pas les suppressions régulières de postes, et l'utilisation massives d'intérimaires, sans qui le site ne pourrait tout simplement pas fonctionner. Renault clame haut et fort qu'il va embaucher 100 personnes, mais cela n'est rien à côté des 200 à 300 départs par an non remplacés. Cela suffit ! Dans ce débat, nous serons les seuls à faire entendre cette voix. Entre la gauche, la droite, et l'extrême droite, il y a des différences, bien sûr, mais au fond, c'est la même politique. Il faut s'en prendre aux véritables responsables de la situation, le patronat et la grande bourgeoisie. Pour cela, le vote ne suffit pas, il faut que les travailleurs se battent pour imposer leurs revendications.

Les têtes de liste départementales

- Seine-Maritime : Valérie Foissey, aide-soignante.

- Eure : Mélanie Peyrault, enseignante.

- Manche : Christophe Garcia, postier.

- Calvados : Pierre Casevitz, enseignant.

- Orne : Charlotte Séchet, enseignante