La Voix du Nord : Législatives : Françoise Millot repart au combat pour Lutte ouvrière
par éric dauchartcalais [at] lavoixdunord [dot] fr

Déjà candidate en 2012 dans la septième circonscription, Françoise Millot se lance dans une nouvelle aventure électorale pour l’extrême gauche et Lutte ouvrière. Elle veut représenter le monde des travailleurs et s’attaque, sans surprise aux grands patrons et aux derniers gouvernements.
CALAISIS.
Septième circonscription.
Les candidats ne changent pas. Le message non plus. Françoise Millot, enseignante retraitée âgée de 64 ans, est la candidate de Lutte ouvrière (LO) pour les élections législatives, comme en 2012. Et comme il y a cinq ans, elle sera suppléée par Annie Vermeulen, ouvrière en confection également à la retraite. Une présence que la Calaisienne appuie par « une volonté pour ceux qui ont voté Nathalie Arthaud à la présidentielle de voter pour notre programme. On sait que nous sommes minoritaires mais notre courant perdure ». Elle rappelle que le programme de LO ne veut « aucun revenu en dessous de 1 800 € » et réclame « l’interdiction des licenciements ». Et le discours de Lutte ouvrière reste le même au fil du temps... « Les banques et le système capitaliste étranglent les ouvriers. Les travailleurs sont suspendus aux calculs stratégiques. Le pouvoir est dans les mains des banques et pas des politiques », énonce Françoise Millot. La candidate d’extrême-gauche dénonce les deux derniers quinquennats. Celui de la gauche et de François Hollande « qui a dit qu’il était l’ennemi de la finance avant de s’aplatir devant » et le précédent de la droite et Nicolas Sarkozy, « le gouvernement des riches ». Et elle ne se reconnaît pas dans le discours des Insoumis et de Jean-Luc Mélenchon... « Il a dit qu’il veut remplacer le Parti socialiste. Ce genre de discours ça suffit. On veut retrouver un vrai Parti communiste, pas celui qui s’est effacé à la présidentielle derrière Jean-Luc Mélenchon », appuie-t-elle. Quant au nouveau président de la République Emmanuel Macron, il représente « le grand patronat et mène un combat contre les travailleurs et le dit clairement ».
On veut retrouver un vrai parti communiste, pas celui qui s’est effacé à la présidentielle derrière Jean-Luc Mélenchon.
Selon Françoise Millot, le temps des luttes ouvrières « va revenir ». Elle précise : « C’est par la lutte que l’on changera les choses. Et je veux être la porte-parole de toutes ces personnes ». Enfin, elle veut se battre contre le Front national, « dont le score est élevé dans les classes populaires et dans le Calaisis ».