Lens : Municipales à Lens : Lutte ouvrière en lice pour «défendre le camp des travailleurs»
Comme en 2014, Lutte ouvrière (LO) présente une liste pour ces élections municipales à Lens. L’objectif est de porter une voix alternative, celle de la défense des travailleurs et de l’anti-capitalisme.
Michel Darras et Dominique Gai emmènent la liste Lutte ouvrière pour les élections municipales à Lens.
Michel Darras, tête de liste Lutte ouvrière aux municipales à Lens, a-t-il hésité à se présenter ? Pas le moins du monde. On lui a posé la question car politiquement parlant, on ne l’imagine pas très éloigné des communistes, qui, eux, ont choisi de s’allier avec le maire socialiste Sylvain Robert. Ni même de La France insoumise (LFI), emmenée par Frédéric Cotton. Il y a une nuance : « Nous, nous pensons qu’il faut renverser le capitalisme, qu’il faut prendre l’argent dans les coffres-forts des grandes entreprises, ce que nous sommes les seuls à vraiment défendre », plaide Michel Darras, salarié de la Française de mécanique, qui n’est pas un novice des campagnes électorales.
S’il est tête de liste pour la première fois, il s’était engagé au côté de Flore Lataste, représentante de LO en 2014, et avait porté le drapeau rouge des législatives 2017 avec Éric Robaszkiewicz.
La liste a été déposée dès le 7 février en sous-préfecture. Renouvelée à « plus de 50 % », selon Michel Darras, elle rassemble « des travailleurs, des chômeurs, des enseignants, des mères au foyer », explique Dominique Gai, deuxième sur la liste, qui était déjà dans les rangs de LO en 2014.
Qui sont les « travailleurs » en 2020 ? Des ouvriers ? Oui mais pas seulement. « Ceux qui n’exploitent personne, qui font marcher leur société par leur travail. Ce peut-être des ouvriers mais aussi des avocats, des médecins… »
« Se compter »
L’ambition de Lutte ouvrière, qui annonce qu’elle présentera plus de 200 candidats au niveau national, n’est pas de donner un maire à Lens. D’ailleurs, il n’est étrangement pas question de problématiques locales dans le discours. L’élection est « une occasion pour les travailleurs de se compter, de s’organiser autour de causes communes… » Et les causes ne manquent pas, de la réforme des retraites à la défense de l’hôpital public en passant par l’éducation… La campagne a démarré tôt pour LO, « en porte-à-porte dès l’automne ». Le parti de Nathalie Arthaud avait réuni 1,86 % des suffrages des Lensois en 2014.