La Voix du Nord :  Nicole Baudrin (LO): «Faire entendre le camp des travailleurs»

Article de presse
26/05/2017

Elle repart. Nicole Baudrin retourne au charbon dans la 1re circoncription, sous les couleurs de Lutte ouvrière, avec sa suppléante Corentine Collinet.

Par Fk. L.

Nicole Baudrin (LO) et sa suppléante Corentine Collinet porteront la parole de Lutte ouvrière dans la 1 re circonscription du Nord. PHOTO STEPHANE MORTAGNE

Voilà quelques décennies (elle est militante Lutte ouvrière depuis 1974) que Nicole Baudrin, 64 ans, bat le pavé des campagnes électorales. Pour ces législatives 2017, l’ancienne sage-femme est accompagnée d’une suppléante qui pourrait être sa fille. Corentine Collinet, 36 ans, est agent postal et renouvelle le militantisme radicalement à gauche de la gauche. Dans cette circonscription surpeuplée de candidats – ils sont 25 –, les deux femmes entendent pourtant bien faire entendre leur différence en portant haut la voix des travailleurs. Le discours ne change pas de celui tenu à la présidentielle par le chef de file du parti, Nathalie Arthaud : la lutte, rien que la lutte des classes. « L’ennemi, c’est le grand capital, cette grande bourgeoisie d’affaire qui exploite les ouvriers avec la complicité de la droite comme de la gauche. » Ne comptez pas sur elle pour faire exception du gouvernement Macron. De la poudre de perlimpinpin pour le peuple.

Le grand soir ?

« La seule et vraie politique serait de ponctionner les profits des capitalistes. » Et voilà le Premier Ministre Édouard Philippe rhabillé pour l’hiver. « C’est un ami de Juppé, l’homme des grandes grèves de 1995 qui a dû reculer devant les manifestations ouvrières. » La nouvelle ministre du travail, Muriel Pénicaud ? « Elle était DRH chez Danone, elle a supprimé des centaines d’emplois. » Dans un monde idéal, la candidate LO aimerait ramener le troupeau au bercail : tous ces ouvriers qui votent Marine Le Pen. « Ils sont abusés par un discours nationaliste et xénophobe. Le Front national, c’est l’ennemi mortel de la classe ouvrière. » Tout comme le vote utile d’ailleurs. « On ne changera pas les choses par les élections. » Le grand soir, alors ? « Il faut en finir avec l’exploitation des masses… »