Tourcoing :  À Tourcoing, Christophe Charlon conduit la liste de Lutte ouvrière aux municipales

Article de presse
04/02/2020

Pour la première fois aux municipales de Tourcoing, Lutte ouvrière va investir un candidat en mars prochain. Il s’agit de Christophe Charlon, connu pour son investissement en tant que délégué CGT à l’hôpital Dron.

Christophe Charlon doit mener la liste LO aux municipales de mars.

C’est incontestablement un des porte-voix de la mobilisation à l’hôpital Dron. Christophe Charlon y est aide-soignant depuis quatorze ans. « Les élus de la ville, je les croise régulièrement, explique-t-il. Ils sont du côté des gens qui ne défendent pas nos intérêts. »

Avant, il était employé chez Rank Xerox, à Neuville-en-Ferrain, jusqu’à la fermeture, en l’an 2000. « On s’est bagarré à l’époque, on ne s’était pas contenté d’attendre que ça passe, raconte-t-il. Comme tout ouvrier, j’ai ensuite fait de l’intérim et j’ai fini par devenir aide-soignant. »

Il a rejoint Lutte ouvrière en 1991, avant de porter les couleurs du parti aux élections législatives de 2012, face à Gérald Darmanin. Au premier tour, le parti d’extrême gauche avait alors obtenu 0,84 % des voix. « Clairement, on n’a pas l’ambition de devenir maire de Tourcoing, clarifie-t-il d’emblée. En tout cas, on a celle de proposer aux gens qui subissent de s’organiser pour résister aux mauvais coups, et préparer les luttes à venir ».

« La liste est bouclée »

La liste LO, intitulée « Faire entendre le camp des travailleurs », ambitionne de faire entrer au conseil municipal « les petites mains qui se lèvent tous les matins », mais aussi des « privés d’emploi » et des retraités.

« On a eu plus de soutiens que nécessaire, assure Kevin Creton, un des porte-parole de la liste. La liste est bouclée depuis deux semaines. Plus de 50 personnes se sont regroupées autour de l’idée que les intérêts des travailleurs sont plus importants que ceux des banques. C’est déjà une victoire. »

« Des idées minoritaires peuvent devenir une force si les gens décident de ne plus subir. »

Aucune alliance avec d’autres forces de gauche n’est à l’ordre du jour : « On n’a pas eu de proposition, et je n’ai rencontré personne, même si j’en connais un certain nombre », précise Christophe Charlon. Il ne voit pas la multiplication des listes à Tourcoing comme une difficulté : « On a cette chance de pouvoir défendre nos idées. Ce n’est pas la peine de mettre de l’aspartame à la place du sucre… On est convaincus que des idées minoritaires peuvent devenir une force si les gens décident de ne plus subir. »