Dunkerque : Une heure en voiture avec… Jacques Volant
Le Phare Dunkerquois
C’est déjà la cinquième fois que Jacques Volant lorgne sur l’hôtel de ville, après 1995, 2001, 2008 et 2014.
Dunkerque Le candidat de la liste Lutte ouvrière s’exprime sur trois sites sélectionnés par la rédaction, avant de nous emmener sur deux lieux de son choix et d’y développer ses idées.
1-La gare
Même s’il a été conseiller régional (de 1998 à 2004), il n’était pas question de parler transports avec Jacques Volant. Plutôt des manifestations récurrentes, au départ de la gare. Jacques Volant participe à chacune d’elles. « Les gilets jaunes ont réveillé le monde populaire et on était présents le 17 novembre aux Parapluies (le rond-point des Parapluies, ndlr). Ils ont montré que des travailleurs n’ayant pas l’habitude de le faire pouvaient sortir dans la rue pour défendre leur dignité. Ils se sont fait respecter. »
Plus d’un an plus tard, c’est la réforme des retraites qui guide les manifestants. « On est toujours là parce que le combat continue. » Pas question pour autant pour Lutte ouvrière d’émarger en tête de cortège et de récupérer le mouvement. « On est comme les autres, avec nos pancartes et nos drapeaux. » L’occasion est toutefois belle de glisser un petit mot sur les municipales du mois prochain… « Je n’ai pas besoin de dire que je suis candidat, tout le monde le sait » , sourit Jacques Volant.
2-L’hôtel de ville
Ce lieu, le candidat de Lutte ouvrière l’a déjà brigué en 1995, 2001, 2008 et 2014 ! « Nous ne pensons pas que les élections changent la vie, mais on a la possibilité de se présenter et de faire s’exprimer les électeurs, alors que bien des travailleurs de par le monde en sont privés , déclare Jacques Volant. Du coup, on cherche toutes les occasions d’avoir des représentants. »
Tout a donc démarré en 1995. C’était quelques mois après l’élection présidentielle, où Arlette Laguiller avait récolté 5,33 % des voix. « Des copains m’ont dit : Pourquoi on ne se présenterait pas ? » Le professeur d’histoire plafonne à 2,88 %. Mais décide de poursuivre. « À chaque fois, on a estimé que c’était moi le mieux placé. » Jacques Volant a d’ailleurs siégé au conseil municipal de 2008 à 2014. « J’intervenais sur les sujets importants ou que je connaissais, mais j’allais toujours voir les gens concernés » , assure-t-il. Et quid du rendez-vous de 2026 ? « Quand ça me fatiguera, je ne le ferai plus. » Mais, à 73 ans et avec un nº2 (Sandrine Desrayaud) de 45 ans, possible que ce soit l’une de ses dernières luttes.
3-Le stade Tribut
En plus de très peu s’exprimer sur les problématiques locales – « car le combat est national » –, Jacques Volant ne s’aventure jamais sur le terrain sportif. Alors on a décidé de l’y emmener… « Le problème dans cette société, c’est que le sport, c’est quand même une affaire… » , lâche le Dunkerquois en sortant de la voiture. Fidèle à la vision de la société de son parti, priorité doit être donnée à la masse et non à l’élite. « On est pour la promotion du sport très amateur, le sport santé, souligne celui qui pratique la gymnastique à l’Odea-Amcala. Il faudrait moins de subventions pour les grands clubs. » Une ligne de conduite qui n’empêche pas Jacques Volant de suivre l’actu de l’USLD, qu’il sait en tête du National malgré la défaite deux journées plus tôt face à Bourg-en-Bresse. C’est que le sport, c’est une affaire !
À la rescousse du service public
Premier arrêt choisi par Jacques Volant : la caserne des pompiers. « Ça fait partie des services publics qui sont attaqués , regrette-t-il. Il y a moins d’argent des collectivités locales et de l’État. Rappelons qu’il manque 780 pompiers dans le Nord. » Le candidat met en avant leur revenu modeste et le recul de leur départ à la retraite. « On est pleinement solidaires de leur combat, comme celui des médecins, des infirmiers, des aides-soignants, des ambulanciers, des enseignants… Tous ces services publics qui font tourner la société. »
Son deuxième site figurait déjà dans ses priorités lors du Une heure en voiture avec… de 2014 : l’amiante, à travers la stèle dédiée aux victimes. « C’est l’un des crimes du capitalisme froidement perpétrés, parce qu’il faut gagner de l’argent » , s’insurge-t-il. Là aussi, le Dunkerquois tient à rappeler un chiffre : celui de 3 000 morts par an. Mais quelle prise peut-il avoir en tant qu’élu local alors que l’affaire est dans les mains de la justice depuis plusieurs années ? « Je les aiderai puissamment, autant que je pourrai. »