Cuisine centrale - Saint-Denis

Trois jours de grève

Brève
29/12/2020

Le 15 décembre, à Saint-Denis, tous les employés de la cuisine centrale se sont mis en grève. La veille, à 20 heures, une commande de 1 600 repas supplémentaires avait été passée par mail pour le lendemain.

Comme le raconte une gréviste : « Ça a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres. Ils s’imaginent qu’ils peuvent nous surcharger de travail comme ça du jour au lendemain. »

La grève a duré trois jours. Tous les problèmes ont été mis sur le tapis : le manque de personnel et de matériel, le personnel précaire jamais embauché, la suppression de cinq jours fériés, la prime dégressive, l’augmentation du temps de travail d’une demi-heure.

Depuis octobre, un mouvement des municipaux est en cours contre les attaques qu’ils subissent. La cuisine centrale n’avait pas rejoint le mouvement jusqu’à présent. Alors, comme l’a conclu une gréviste : « C’est une alerte donnée au maire. »

RATP - Ligne 14

Le début de la fin de travaux

Brève
29/12/2020

L’ouverture des quatre stations, dont une n’ouvrira qu’en janvier 2021, qui constituent le prolongement de la ligne 14 du métro parisien a nécessité onze ans de travaux. Cela s’est traduit par onze ans de galère supplémentaire pour les usagers de la très fréquentée ligne 13 que ce prolongement est censé désaturer.

L’événement a été fêté comme le premier pas sur la Lune, mais les travailleurs du chantier, eux, n’étaient pas à la fête. C’était la course jour et nuit, week-end compris, pour pouvoir ouvrir dans les délais annoncés et cela s’est traduit par plusieurs accidents du travail. C’était le cadet des soucis de Castex, Guillouard (PDG de la RATP), Pécresse (présidente de la région Île-de-France) et des grosses huiles présentes à l’inauguration le 14 décembre.

Alors que l’État déverse des centaines de milliards pour sauver les profits des capitalistes, et que des centaines de milliers de travailleurs s’entassent dans des métros et des RER bondés, le développement des transports publics, à Paris comme ailleurs, est toujours à la traîne.

Hôpital Beaujon

Grève victorieuse

Brève
23/12/2020

Jusqu’au dernier moment Atalian, qui vient de perdre le marché du ménage à l'hôpital Beaujon, n’aura cessé de pourrir les conditions de travail des salariés. En effet, les travailleurs de cette société, en majorité des femmes, ont eu la désagréable surprise, fin novembre, de voir leur treizième moins amputé de moitié environ. Leur chef ayant fui leur demande d’explication, elles ont décidé de se mettre en grève le mardi 8 décembre. Ce matin-là, aucune femme de ménage n’est montée dans les services. La directrice des ressources humaines d’Atalian a dû venir s’expliquer à Beaujon devant l’assemblée de grévistes.

Les travailleurs voulaient écouter ce qu’avait à dire la direction. En moins de deux heures, devant son unanimité et sa détermination, la directrice a dû promettre au personnel la régularisation pour la fin de la semaine. Tout le monde est monté travailler dans les services en se promettant de ne pas lâcher l’affaire et d’être vigilant à contrôler ses comptes.

La régularisation de leur treizième mois a été effective le samedi suivant. Cela a donné le moral aux travailleuses qui se sont promis de rester unies pour affronter la nouvelle société en janvier.

Safran -Villaroche

La lutte paie

Brève
23/12/2020

Les grèves, débrayages et rassemblements faits dans les ateliers à Safran – Villaroche, en Seine-et-Marne, depuis la mi-novembre se sont transformés en grève totale lundi 30 novembre.

La grève a répondu aux tergiversations de la direction qui cherchait à endormir les salariés et à gagner du temps dans son projet de supprimer le repas à la cantine. Au bout de quatre jours, elle a dû le ranger et annoncer qu’il était possible de retourner manger à la cantine dans les mêmes conditions qu’avant. Voilà qui est bien mieux. Mais il a fallu le rapport de force pour la faire reculer sur son projet de compétitivité qui était derrière cette affaire.

Chacun a conscience d’avoir fait reculer la direction, cette mobilisation a permis de retrouver une certaine solidarité et d’apprendre à s’organiser, ce qui servira pour les prochaines attaques du patron.

Expulsions - Clichy

Un toit, c'est un droit

Brève
23/12/2020

Samedi 12 décembre, à l’appel du collectif « 93 Barbusse », 80 personnes se sont rassemblées devant le 38 boulevard du général Leclerc à Clichy-la-Garenne en Seine-Saint-Denis, un immeuble rénové et vide depuis bientôt dix ans.

Ce rassemblement était destiné à protester contre l’absence de solutions de relogement pour les habitants du 93 rue Henri Barbusse, expulsés le 20 octobre de leur immeuble, frappé d’un arrêté de péril imminent.

Pour maintenir la mobilisation, le collectif appelait à un rassemblement le 23 décembre sur le thème « et nous, on crèche où pour Noël ? », avant un rassemblement devant le tribunal de Cergy le 04 janvier, lors de l’audience de la plainte des expulsés contre le maire de Clichy.

Il existe, depuis 1947, une loi autorisant la réquisition des logements vides. Mais la contrainte par la loi s’applique aux pauvres pour les jeter dehors. Beaucoup moins quand il faut faire respecter le droit au logement.