SNCF - Saint Lazare

Conducteurs en grève

Brève
17/12/2020

Lundi 14 décembre une bonne partie des 700 conducteurs des lignes L, A et J de la banlieue de Paris Saint-Lazare se sont mis en grève et sont venus à plus d’une centaine demander des comptes à la direction locale. Elle essaie de charger les journées de travail à l’occasion du changement de service. Entre 10 et 15 postes disparaîtraient.

Le même jour, sans qu’il s’agisse d’un appel concerté, les conducteurs étaient aussi en grève sur les lignes C et N de Paris-Austerlitz. Sur Paris Nord banlieue, il y avait également grève sur les conditions de travail. Les grévistes apprécient cette réaction simultanée, sachant que les mauvais coups des patrons n’épargnent personne et qu’il faut riposter.

La journée s’est conclue par un appel à une nouvelle date début janvier, sans exclure la possibilité d’exprimer d’ici là cette colère montante.

RATP - Ile-de-France

Ne nous laissons pas diviser

Brève
17/12/2020

Les travailleurs de la RATP étaient appelés à faire grève le 17 décembre, en particulier les conducteurs de bus concernés par le projet de décret dit CST (cadre social territorialisé).

L’ouverture à la concurrence va toucher en premier le secteur bus de la RATP. 19 000 travailleurs des dépôts de bus se retrouveraient dans diverses filiales de droit privé, avec des conditions dégradées.

Depuis des années la direction de la RATP bloque les salaires, supprime des postes dans bien des secteurs, consacre une partie des bénéfices à des prises de participation dans des réseaux de province et à l’étranger.

Derrière le projet d’ouverture à la concurrence, il y a celui de dégrader les conditions de travail et d’accroître l’exploitation, afin que le secteur des transports de voyageurs devienne suffisamment rentable pour attirer des capitalistes privés.

INJS - Paris

Non aux suppressions de postes

Brève
17/12/2020

Les professionnels de l’Institut national de jeunes sourds (INJS) de Paris se sont mobilisés les 8 et 9 décembre contre le projet de réorganisation qui met à mal la qualité de l’accompagnement et de la scolarisation des jeunes sourds.

La mise en place du nouveau projet d’établissement, qui doit s’appliquer le 1er janvier 2021, va s’accompagner d’une véritable restructuration des services et faire encore baisser les moyens d’accompagnement des jeunes sourds. Le malaise est grand chez les professionnels de l’INJS, car les conditions de travail, déjà dégradées depuis des années, pourraient encore se détériorer.

La dégradation des conditions dans les instituts nationaux publics et gratuits de jeunes sourds profite aux instituts privés et payants. C’est encore une discrimination envers les classes populaires, dont les enfants subissent les économies faites sur tout le secteur public, en particulier en ce qui concerne la prise en charge du handicap.

Aides à domicile - Île-de-France

La "force invisible" se fait entendre

Brève
08/12/2020

Jeudi 3 décembre, plusieurs centaines d’aides à domicile se sont rassemblées devant le ministère de la Santé, pour dénoncer les bas salaires et le mépris de leurs employeurs et de l’État à leur égard.

Alors que, pendant le premier confinement, elles ont continué à travailler en première ligne auprès des personnes dépendantes sans qu’on leur fournisse de matériel de protection, le gouvernement les a tenues à l’écart des maigres revalorisations salariales versées aux soignants des hôpitaux et des Ehpad. Leur salaire ne dépassant souvent pas le smic, elles estiment qu’une augmentation de 300 voire 400 euros leur serait nécessaire.

Celles et ceux qui se mobilisent ont compris l’essentiel : c’est dans la lutte collective qu’on cesse d’être invisible et qu’on devient une force.

Contrôle routier

Quand la police augmente les bouchons !

Brève
08/12/2020

Lundi 7 décembre, un barrage de police a été mis en place au niveau de l’échangeur de Bagnolet, carrefour routier parmi les plus encombrés de la région parisienne. A l’heure de pointe, toutes les voitures étaient arrêtées.

L’agent de police indiquait à chaque conducteur qu’il faisait l’objet d’un contrôle, que celui-ci s’appliquait à chaque usager, souhaitant démontrer le traitement égalitaire des automobilistes... qui pouvaient repartir sans montrer aucun document. D'autres barrages policiers ont eu lieu ailleurs en région parisienne, avec pour slogan : « Ni raciste, ni violent, juste gardien de votre paix »

La police nationale ne sait plus quoi inventer pour restaurer son image. En créant des bouchons monstres au retour du travail, il n'est pas dit qu'elle s'y prenne de la meilleure des manières.