Paris

Violences policières

Brève
24/06/2020

« J'étouffe » : c'est la phrase prononcée sept fois par Cédric Chouviat alors que des policiers le plaquaient au sol lors d'un contrôle d'identité à Paris le 3 janvier 2020. Deux jours plus tard, ce livreur mourait à l'hôpital, des suites de ces violences.

« I can't breathe », en français « j'étouffe », ce sont aussi les derniers mots prononcés par George Floyd, cet Afro-Américain dont le meurtre par des policiers blancs a déclenché il y a bientôt un mois une puissante vague de manifestations à travers les États-Unis, et dans le monde entier.

De subtils observateurs nous expliqueront que la France, ce n'est pas les États-Unis, et qu'il ne s'agirait que d'une malheureuse coïncidence entre ces deux meurtres. Mais le mépris des agents de la police pour la vie des petites gens, dans cette société clémente pour les riches, n'est pas une sinistre spécialité d'outre-Atlantique. La preuve.

Seine-Saint-Denis

Des mesures d'urgence à imposer

Brève
24/06/2020

Lors d'un rassemblement, le 23 juin à la Courneuve, des élus de Seine-Saint-Denis ont demandé au gouvernement des mesures d'urgence pour ce département, le plus pauvre de France et très durement touché par le Covid-19.

En Seine-Saint-Denis, le réseau médical n'est pas assez dense, la santé de la population était déjà fragile avant le coronavirus, et les travailleurs qui y habitent ont fourni les bataillons des « premiers de corvée » au plus fort de l'épidémie.

Aucune supplique à Macron et aux sommets de l'État ne suffira pour résorber de telles injustices et inégalités. Oui, des mesures d'urgence sont vitales, en Seine-Saint-Denis et ailleurs, pour que la classe ouvrière préserve ses conditions d'existence. Mais il faudra un rapport de force contre ceux qui dominent et dirigent la société, les capitalistes et leurs suppôts politiques, pour l'imposer.

 

Contre le racisme et les violences policières

La jeunesse à nouveau mobilisée

Brève
18/06/2020

Le 13 juin, des milliers de personnes ont à nouveau manifesté contre le racisme et les violences policières, à l’appel du collectif Justice et vérité pour Adama. À Paris, la place de la République était remplie, sa statue ornée d’une grande banderole : « Au pays des Lumières éteintes, le racisme brille. »

Les noms de George Floyd et d’Adama Traoré figuraient sur d’innombrables pancartes et tee-shirts, rappelant la complicité active de l’appareil d’État avec les policiers auteurs de violences. Çà et là on pouvait lire des citations de militants contre la ségrégation aux États-Unis, comme Martin Luther King ou Malcolm X, ou de militants contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Une fraction de la jeunesse exprime son indignation contre un appareil d’État impitoyable envers les classes populaires, quelle que soit la couleur de la peau. Au-delà, et c'est tant mieux, pointe la révolte contre une société fondamentalement injuste.

Vitry-sur-Seine

Nouvelle affaire de racisme dans la police

Brève
12/06/2020

Quatre familles de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, ont déposé plainte pour « détention arbitraire » et « injures à caractère raciste et homophobe » après l'interpellation sans raison le 26 mai de leurs enfants de 14 et 15 ans, quatre collégiens, dont trois d'origine maghrébine et africaine. L'un d'eux affirme aussi avoir été giflé par un des policiers. Les parents se plaignent de n’avoir même pas été prévenus de la garde à vue des jeunes.

Un exemple, un de plus, du racisme et de l’arbitraire de la police que subissent au quotidien les jeunes des banlieues populaires. Depuis plus d’une semaine, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté pour dire qu’elles n’acceptaient plus de subir. Un juste combat à poursuivre.

Manifestation contre les violences policières

Justice pour George, Adama et les autres vicitmes !

Brève
06/06/2020

Malgré l’interdiction de tout rassemblement par le préfet de police, 20 000 personnes se sont mobilisées devant le palais de justice de Paris pour dénoncer les violences policières. Au même moment, une expertise indépendante est venue contredire la version officielle de la police concernant la mort d’Adama Traoré, en juillet 2016, lors d’une interpellation par des gendarmes du Val-d'Oise. C’est le placage ventral par les policiers qui aurait entraîné la mort de ce jeune homme noir. D’autres villes ont également été le siège de manifestations.

Cela fait écho aux manifestations qui sont en train de se dérouler dans de très nombreuses grandes villes des Etats-Unis, contre le racisme qui frappe la population noire avec encore plus de violence et d’impunité que de ce côté-ci de l’Atlantique.

Le poison raciste parmi les forces de police, aux Etats-Unis –même si quelques policiers ont mis un genou à terre en signe de solidarité avec les manifestants- comme ici et ailleurs, ne peut qu’engendrer une colère légitime et profonde.