Hôpitaux - Île de France

Non au retour à l'anormal

Brève
06/06/2020

Plusieurs centaines de soignants ont manifesté à nouveau ce jeudi devant des hôpitaux publics de Paris pour réclamer des moyens pour l’hôpital, de l’embauche et de véritables augmentations de salaires.

« Pas de retour à l’anormal » ou « Ségur = Imposture » : leurs pancartes montrent bien qu’ils n’ont aucune confiance dans les boniments du gouvernement et son « Ségur de la Santé ». Pas plus qu’ils ne comptent se satisfaire d’une parade devant Macron et les généraux au 14 juillet…

Ils ont bien raison ! C’est avec l’ensemble des salariés hospitaliers mobilisés qu’ils pourront contraindre le gouvernement à lâcher des milliards pour la Santé plutôt que pour l’armée et surtout le patronat.

Écoles - Val-de-Marne

Reprise chaotique

Brève
28/05/2020

Après plusieurs modifications, le protocole sanitaire pour la réouverture des écoles est arrivé : à charge aux équipes des écoles et des communes de prévoir la désinfection et l’entretien, de préparer les classes et les parcours pour qu’il y ait un minimum de croisements.

Le gouvernement s’est félicité de la reprise mais en réalité dans l’académie de Créteil pas plus de 6 % des élèves sont retournés à l'école. Face à l’impréparation et aux risques encourus, beaucoup de parents ont fait le choix de les garder à la maison, certains exprimant qu’ils ne voulaient pas qu’ils servent de « cobayes ».  En plus de l'accueil les enseignants doivent évidemment continuer le télé­travail pour les enfants restés à la maison.

La reprise résume toute la politique du gouvernement : précipitation, manque de moyens, impréparation et mépris des enfants, de leur famille, des enseignants et des agents des écoles.

CDG Express

Priorité à la première classe

Brève
28/05/2020

La construction de la ligne Charles-De-Gaulle Express, devant relier l’aéroport de Roissy à la capitale, est dénoncée à juste titre par des associations d’usagers, des élus locaux et des cheminots.

Moyennant 24 euros, le "train des riches" éviterait aux hommes d’affaires et aux touristes aisés de subir le RER B bondé, omnibus et sujet à de multiples incidents et retards. Cette ligne 1re classe, avec 20 000 passagers quotidiens contre deux millions dans le RER surpeuplé, opérerait une vraie « distanciation sociale ».

La mise en service, prévue initialement pour les JO de 2024, avait été repoussée pour permettre la semi-automatisation des RER B et D. Mais ces travaux viennent d’être repoussés par SNCF Réseau au plus tôt après ceux de la ligne CDG Express. Double peine pour les usagers, les travaux de la ligne nouvelle empruntent une partie du réseau existant et vont provoquer des pertubations pendant des années.

Dans cette société le confort d’un passager aisé vaut bien plus que celui de cent usagers quotidiens des cités d’Aulnay, Sevran ou du Bourget.

Auchan - Val-de-Fontenay

Mesquinerie patronale et réaction des travailleurs

Brève
19/05/2020

Samedi 16 mai 2020, des travailleurs d’Auchan à Fontenay-sous-bois ont manifesté leur mécontentement dans le magasin aux cris d’« Auchan nous a menti », « Elle est où la prime de 1000 euro ? » soutenus par des clients qui les ont applaudis.

En effet, la direction du groupe Auchan avait annoncé le versement d'une prime de 1000 euros à chacun des 65000 salariés pour avoir continué à travailler pendant l’épidémie du Covid 19. Et au final, il faut avoir un contrat de travail de 28 heures pour la toucher en entier. Entre 10 et 28 heures, elle est proratisée suivant le nombre d’heures. Et pour les contrats à moins de 10 heures, c’est 50 euros en moyenne.

Le principal actionnaire du groupe Auchan, la famille Mulliez, est dans le top 10 des plus grosses fortunes professionnelles en 2019. Alors oui, de l’argent il y en a pour payer cette prime à tous et même augmenter les salaires !

Atalian - Carrefour Porte de Montreuil

Les travailleurs du nettoyage en grève

Brève
13/05/2020

Les travailleurs d’ATALIAN, entreprise de nettoyage, sous-traitant du groupe Carrefour, se sont mis en grève le 4 mai.
Ils demandent la revalorisation de tous les salaires, un véritable 13e mois et l’égalité des droits avec les travailleurs de Carrefour.
Ils insistent notamment dans l’immédiat sur le versement de la prime de 1000 €, prime exceptionnelle de pouvoir d’achat dite « prime PEPA» (prime Gilet Jaune) que Carrefour a en grande partie cédé aux employés Carrefour.

La direction d’ATALIAN d’Aubervilliers a finalement accepté d’ouvrir des négociations amenant les salariés à suspendre leur mouvement.
Au-delà de ce qu’ils ont pu obtenir, les travailleurs sont contents de s’être fait respecter.