Lycéens - Mantes-la-Jolie

Des comportements policiers à dénoncer

Brève
11/05/2020

Il y a un an et demi, des policiers avaient forcé des jeunes de Mantes-la-Jolie à rester plusieurs heures à genoux, mains sur la tête, suite à une manifestation lycéenne. La scène, filmée par un policier manifestement content de lui, avait choqué à juste titre.  

La police des polices, l’IGPN,  quant à elle, avait rapidement classé l’affaire.

Suite aux plaintes déposées par un lycéen et par un syndicat, le parquet de Nanterre lance une enquête « pour torture » mais plus d’un an après les faits. Que décidera la justice ? On verra. C’est en tout cas l’occasion de dénoncer des faits scandaleux et imbéciles commis par des forces dites abusivement de l’ordre, utilisées pour intimider ceux qui s’expriment contre les injustices.

Transports en commun - Île-de-France

L'hypocrisie démasquée

Brève
28/04/2020

Déjà en temps ordinaire, des millions de travailleurs qui rejoignent leur lieu de travail sont entassés tous les matins à plusieurs par m² dans les trains, les métros et les bus.  En ce moment avec un service très réduit, les premiers bus comme les derniers métros sont bondés. Alors aucune distanciation ne sera possible dans les transports à la sortie du confinement, avec tous les risques de contamination que cela signifie.

En guise de palliatif dérisoire, le gouvernement annonce que le port du masque sera obligatoire dans les transports publics sous peine de sanction. Mais les sociétés de transport, dont la Ratp et la Sncf, ont immédiatement annoncé qu'elles ne fourniraient pas de masque. Le gouvernement n'étant toujours pas capable de fournir des masques homologués, des « spécialistes » autoproclamés se relaient dans les médias pour vanter les vertus des masques artisanaux ou alternatifs dont les vrais spécialistes doutent fortement de l'efficacité.

Broder, bricoler, mentir, changer de doctrine, menacer, le gouvernement sait faire. Mais organiser un déconfinement qui fasse passer la sécurité et l'intérêt collectif avant les exigences des milieux patronaux, il en est incapable.

Violences policières - Île-Saint-Denis

Une de plus

Brève
28/04/2020

Une vidéo enregistrée par un riverain dans la nuit du 25 au 26 avril sur la commune de L’Ile-Saint-Denis montre un groupe de policiers tenir des propos d’une violence raciste insupportable à propos d’un homme qu’ils venaient d’interpeller et qu’ils ont apparemment ensuite passé à tabac.

L’IGPN, la « police des polices », a été saisie et deux policiers suspendus. Bien souvent  les autorités passent l’éponge sur ce type d’exactions, encourageant le sentiment d’impunité des policiers.

Et après on voudrait nous faire croire que la priorité des policiers est la protection de la population !

Gens du voyage - Tremblay-en-France

Une situation grave

Brève
22/04/2020

Sur une aire d'accueil à Tremblay-en-France, une cinquantaine de gens du voyage luttent pour leur survie. Depuis des années, leur responsable se bagarre pour que leur aire soit décente. Actuellement, ils ont quatre toilettes seulement à disposition. On imagine bien que dans ces conditions, confinés dans des caravanes, le Covid a fait des ravages.

Sur 50 personnes, le Covid n'en a épargné que trois. Un ancien est décédé à l'hôpital. Ils travaillent sur les marchés mais, comme ceux-ci sont fermés, ils ne touchent rien. Ils ont obtenu le report du loyer de l'aire, mais ils font partie des oubliés des aides gouvernementales, comme les travailleurs précaires ou certains retraités. De quoi vont-ils vivre dans les mois qui viennent ? Ils n'ont pas droit au chômage partiel.

Or, la Commission nationale consultative des gens du voyage ne se réunira que le 15 mai pour décider d'aides ou pas. En attendant, ils peinent à se nourrir, comme tous les gens du voyage vivant en France.

Ehpad - Livry-Gargan

Une catastrophe annoncée

Brève
21/04/2020

Des soignantes d'un Ehpad de Livry-Gargan ne savent plus où donner de la tête. Vingt résidents sont déjà décédés. Il manque des surblouses, des masques FFP2. Les résidents n'ont pas été testés. 40 collègues sur 200 sont en arrêt de travail sans qu'on sache si elles sont épuisées par le travail ou contaminées.

Une salariée résumait ainsi son dégoût de cette organisation : "Je ne trouve plus mon travail humain". Le problème est le même dans bien des établissements, et ce n'est pas faute de l'avoir fait savoir avant la pandémie. Les soignantes avaient attiré l'attention des pouvoirs publics sur la déshumanisation de leur métier. Un ancien est mort de déshydratation avant l'épidémie de Covid 19. La situation est pire, disent-elles, que pendant la canicule de 2003.

Sur ces manquements, le gouvernement et tous les margoulins qui font de l'or sur la santé des résidents devront rendre des comptes. Dans les Ehpad, plus de 7 500 personnes sont déjà décédées.