Ehpad Villa-Victoria – Noisy-le-Grand

Les résidents décimés

Brève
16/04/2020

À Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, l’épidémie de Covid-19 ravage les rangs des résidents de l’Ehpad Villa-Victoria, qui appartient au richissime groupe Korian.

Le 2 avril, dans un tweet, un habitant situé en face de la maison de retraite a indiqué avoir vu passer douze corbillards dans la même journée, information non démentie par la direction de l’établissement. L’opacité sur la situation réelle dans l’établissement est totale. Mardi 14 avril, Korian a fini par avouer que 21 résidents sur 102, soit un sur cinq, sont morts du Covid. D'autres résidents sont malades, ainsi que plusieurs soignants.

Sans pitié pour les familles qui vivent dans l’angoisse et sans nouvelles de leurs proches, le groupe Korian continue de donner le minimum d’information.

Société Péters Surgical - Bobigny

La solidarité des uns, le profit des autres

Brève
08/04/2020

Mobilisation en septembre après l'annonce des licenciements

Les ouvriers de l'entreprise Péters à Bobigny fabriquent des sondes pour les services de réanimation. En ce moment ils travaillent sept jours sur sept, de 6h du matin à 22h. La production est passée de 7 000 unités par jour à 50 000 ces derniers temps.  C'est dire si les ouvriers ont montré leur solidarité et leur volonté de lutter ensemble avec les soignants contre l'épidémie. 

Que fait le patron ? Il se vante de participer à l'effort national. Mais il se garde bien de revenir sur le plan de licenciements qui prévoit en juin d'arrêter la production à Bobigny.

Les salariés font des sacrifices pour sauver des vies, et soixante d'entre eux seraient congédiés comme des malpropres. Pouvoir s'enrichir en pleine catastrophe sanitaire sur la peau de ceux qui bossent, voilà qui résume bien ce système capitaliste pourri jusqu'à la moelle.

Travailleurs sans-papiers ex-Bara - Montreuil

Un relogement digne et des papiers pour tous !

Brève
08/04/2020

La situation des travailleurs sans papiers de l'ex foyer Bara de Montreuil déjà intolérable est devenue en cette période d’épidémie dramatique. Ce sont plus de 273 travailleurs migrants essentiellement maliens qui sont contraints de s’entasser dans un hangar insalubre après leur violente expulsion par l’Etat d’un bâtiment de l’AFPA réquisitionnée par la mairie.

Pour les ex-Bara, il n'y a évidemment aucun confinement possible dans ce bâtiment. Ils sont contraints de dormir à 5 sur des lits superposés. L'électricité et surtout l’eau font défauts alors que des fuites rendent la situation dangereuse.

Ils demandent des logements dignes, le maintien d'un habitat collectif sur leur commune, Montreuil et bien sûr leur régularisation.

 

Renault - Flins

La direction aveuglée par les profits

Brève
01/04/2020

Un camarade de Tôlerie est hospitalisé infecté par ce virus. On ne sait pas s'il a contracté la maladie à l’usine, ni s’il n'y a pas d’autres camarades qui sont contaminés. Pourtant cela n'empêche pas la direction de dire qu’elle veut faire reprendre l’activité…

Si ce n’est pas une décision criminelle, qu'est ce que c'est ?

SEPUR - Alfortville

Les nettoyeurs envoyés au front sans protection !

Brève
26/03/2020

Les salariés de la SEPUR, entreprise de propreté, à Alfortville, chargés du ramassage des déchets dans les rues de Paris, doivent travailler sans aucun équipement de protection contre le coronavirus.

Alors qu’ils ramassent les sacs souillés et remplis de mouchoirs usagés, il n’y a pas de masques ni de vêtements dédiés, aucune désinfection, pas de produit de nettoyage. Les patrons ne fournissent aucun matériel. D’ailleurs ils ne sont pas là. Tous les responsables sont en télétravail chez eux. Le gouvernement parle de primes, mais rien n'est prévu pour ceux de SEPUR. Et de toute façon, les primes ne protègent pas contre la maladie.

Quant au donneur d’ordre, la mairie de Paris, il se décharge sur les entreprises sous-traitantes. Les WC publics et les cafés étant fermés, les ouvriers, toute la journée dans les rues de Paris, n’ont rien pour faire leurs besoins. « On doit se cacher pour pisser contre les arbres » disent-ils. Dans l'atelier du 5eme, la ville a même refusé les toilettes à un salarié.

Plusieurs sont malades du covid-19. Un est chez lui avec 40°C, plusieurs autres l’ont côtoyé. Rien n’est fait pour les informer, vérifier s’ils sont infectés ou non, éviter qu’ils contaminent d’autres, des passants dans les rues de Paris ou leur famille.

Voilà un des aspects des conditions réelles de travail de ceux dont l’activité est nécessaire à la propreté et au maintien des conditions sanitaires pour la population.

Même chose pour la société URBASER de Vitry sur Seine qui intervient aussi sur Paris.

Une honte !