RATP

Une direction fidèle à elle-même

Brève
22/03/2020

La direction de la RATP avait prévu de maintenir 11 entretiens disciplinaires en vue de sanction la semaine du 23 mars. Parmi eux, des agents qui risquent le licenciement pour fait de grève lors du mouvement contre la réforme des retraites. La CGT a interpellé la direction de l'entreprise en lui faisant remarquer son irresponsabilité à convoquer les collègues pendant cette crise sanitaire alors que tous les messages officiels demandent de limiter les déplacements et annuler les réunions. Finalement les entretiens disciplinaires ont été remis à une date ultérieure… mais pas annulés !

Le virus ne supprime pas la volonté de la RATP de réprimer les salariés… il ne supprime pas non plus, pour les salariés, la nécessité de se défendre contre ces attaques.

Yvelines

Réunion de la liste Lutte ouvrière d'Aubergenville

Brève
09/03/2020

à la Mutualité le 7 mars

Extraits de l'intervention de Philippe Gommard le 1er mars

"Les problèmes que nous rencontrons sur la ville ne sont pas très différents de ceux que connaissent les villes autour.

Que se soit la dégradation des services publics, les trains supprimés ou bondés alors qu’on nous promet monts et merveilles avec Eole… en 2024, peut-être ! Dans les hôpitaux comme celui de Meulan où  déjà des services ont disparu où  menacent de fermer, comme la diabétologie. Le personnel se mobilise et a fait plusieurs rassemblements dans hôpital,  pour dénoncés ces politiques d’économies. Les élus, parfois, se montrent avec leur écharpe à leurs côtés pour la photo, mais les voit-on organiser la riposte ?

Tout près de nous, à l’usine Renault flins, la direction du groupe Renault laisse entendre qu’elle pourrait fermer une usine, en annonçant 2 milliards d’économies. Pourquoi ? Parce que, selon leurs chiffres, il y aurait une perte de 141 millions pour l’année 2019, alors que plus de 300 millions vont être redistribués aux actionnaires, et que le groupe est assis sur 17 milliards accumulés pendant les cinq dernières années !

Pendant dix ans, les bénéfices sont cesser d’augmenter 5,1 milliards en 2017 3,3 milliards en 2018, aujourd’hui les soi-disant pertes ne vnt pas les empêchez de donner plus de 300 millions aux actionnaires !

Pour Peugeot à  Poissy -qui n’est si loin- la situation n’est pas différente, l’équipe de nuit a été arrêtée, la direction essaie de pousser dehors des centaines de travailleurs  en passant à une seule équipe et en promettant un véhicule à monter plus tard,  sûrement pour reprendre du monde mais … encore plus précaire et moins payé !

En tout cas, là encore, pour la famille Peugeot et les actionnaires tout va bien !

Un autre des problèmes qui touchent toutes les familles ouvrières, c’est le logement. Il est bien souvent difficile d’avoir un appartement correct et bien souvent il faut se battre pour que l’entretien soit fait par le bailleur.  Ici a Aubergenville  il y a un gros bailleur le groupe qui s’appelle 1001 Vie qui est un regroupement de bailleurs privé et l’actionnaire principal se sont les assurances Axa, qui elles, à n’en pas douter, ne sont intéressées que par les dividendes qui leur sont reversés.

Nous pourrions parler encore de beaucoup de  choses sur la ville comme les transports en commun qui sont insuffisants !

Ces quelques exemples qui nous concernent tous, ne sont pourtant pas de ce qui se décide au conseil municipal. Car le vrai pouvoir n’est pas au conseil municipal, qui fait avec les subventions octroyées, en baisse. On a assez entendu les maires des petites communes le dénoncer. Mais encore une fois, l’argent de l’Etat, celui de nos impôts, ne doit pas nous revenir, il faut, d’après ceux qui nous gouvernent, qu’il alimente les multiples cadeaux aux capitalistes, en CICE (80 millirads en 2020 !!), déductions de cotisations sociales et autres exonérations. Alors plus loin : le pouvoir – réel – n’est même pas vraiment au niveau du gouvernement  qui succède à un précédent et sera suivi d’un autre. Ces gouvernements sont là pour mener la même politique pour les mêmes intérêts, ceux des grands patrons et  des riches".

Fontenay-sous-Bois

Anne Saintier, laborantine

Brève
09/03/2020

Je suis Anne Saintier et je conduis la liste Lutte Ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs dans la commune de Fontenay-sous-Bois. J’habite depuis plus de 10 ans dans cette ville populaire de la banlieue parisienne. J’ai 51 ans. J'ai commencé à travailler en 1991 dans le secteur privé, avec différents contrats dans des laboratoires d'analyses médicales, l'industrie agroalimentaire et cosmétique. Embauchée à l'AP-HP à l'hôpital Armand Trousseau en 2000 en Pharmacie, je travaille actuellement en Laboratoire de biochimie, où nous assurons les analyses urgentes 24h/24 et en secteur spécialisé.

 

Je vis la dégradation des conditions de travail et le manque d’effectifs dans les hôpitaux. L’État veut que les hôpitaux fonctionnent comme n'importe quelle entreprise privée, selon la loi du profit. C’est parce qu’il a fait le choix de donner des dizaines de milliards d’argent public aux très grosses entreprises richissimes. Depuis le 14 février, les collègues du service de Réanimation pédiatrique de mon hôpital sont en grève. Ils demandent du personnel supplémentaire, aides-soignants et infirmiers, de jour comme de nuit et la revalorisation des salaires. Dans ce service, il a manqué jusqu’à 9 infirmiers de nuit. Depuis des mois, les collègues accumulent les heures supplémentaires pour pallier le manque d’effectif, mais plusieurs lits ont dû être fermés certains jours. En Île-de France, avec le manque de lit de réanimation, il a fallu transférer des enfants, parfois à plus de 50km. Mon secteur, les laboratoires est en cours de restructuration, la direction veut supprimer une centaine de postes sur trois hôpitaux.

Il faudrait que dans les services publics comme dans les entreprises, les travailleurs fassent l'inventaire des postes disponibles, là où on fait le travail de deux ou trois. Ce recensement pourrait être fait au plus près des services, des bureaux, des ateliers et permettrait de répartir le travail entre ceux qui ont un travail qui les tue à petit feu et ceux qui sont au chômage. Bien sûr cela relève aussi d'une lutte et des élus ouvriers dans une municipalité pourraient combattre pour ces objectifs, les populariser dans les quartiers et sur les lieux de travail et encourager tous les combats pour que chacun ait un travail.

Dans ces élections municipales, il est nécessaire de faire entendre le camp des travailleurs.

 

Municipales - L'Île-Saint-Denis

Benoît Maranget, tête de liste pour Lutte ouvrière

Brève
03/03/2020

Je m’appelle Benoît Maranget, je suis professeur de maths au collège de L’Ile-Saint-Denis. L’Île-Saint-Denis est une petite commune de la banlieue parisienne, située sur la Seine.

La beauté du site ne fait pas oublier les dures réalités sociales. Car la ville, située en Seine-Saint-Denis, le département le plus pauvre de France, est durement frappé par la misère. Au collège, si de nombreux élèves sont en grande difficulté scolaire c’est avant tout parce qu’ils sont en grande difficulté sociale. Dans la ville, le taux de chômage dépasse les 20 % et plus de 30 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Face à ces problèmes essentiels, le maire quel qu’il soit est bien impuissant. Il ne peut rien contre la dégradation des services publics, l’augmentation du chômage et la baisse du pouvoir d’achat. Une municipalité ne peut changer la vie de la population. Seuls les travailleurs le peuvent, en s’organisant pour lutter contre le patronat et son gouvernement, pour les empêcher de nous faire payer la crise du système capitaliste.

Je suis communiste, je pense que les travailleurs peuvent aussi faire beaucoup plus. Ils peuvent diriger la société à la place des capitalistes, mettre fin à la folie de la course au profit pour permettre à tous de profiter pleinement de la beauté de la vie.

Alors dans ces élections municipales, à L’Ile-Saint-Denis comme ailleurs, la liste Lutte ouvrière mettra en avant un programme de lutte. Cette liste composée d’ouvriers, de chômeurs et de retraités, qui tous connaissent la réalité des fins de mois difficiles, fera entendre la colère et les exigences des travailleurs.

Elections municipales

Ali Kaya, ouvrier de l’automobile, tête de la liste Lutte ouvrière à Conflans-Sainte-Honorine

Brève
26/02/2020

« Je suis ouvrier à l’usine Renault de Flins depuis 23 ans. J'y milite pour mes idées, comme à Conflans où j'habite depuis vingt ans. À l'usine, j'ai aussi une activité syndicale. Je milite avec mes camarades de travail pour que nous nous défendions collectivement, au quotidien, face aux risques d'accident, contre les discriminations, pour exiger l'embauche de camarades intérimaires...
Renault Flins est à l’image de toute la société capitaliste :
L’effectif a diminué d’année en année
Les conditions de travail se sont dégradées
La précarité a explosé
Les salaires sont bloqués
Le temps de travail a augmenté
Parallèlement, les actionnaires et les dirigeants de cette entreprise cumulent les milliards, année après année. L’ex-PDG Carlos Ghosn a fini sa carrière avec un salaire de 45 000 euros par jour. Aujourd’hui Renault dispose d’un pactole de plus 16 milliards d’euros dans ses caisses : autant, voire plus, que le PIB d'États comme la Géorgie, le Mozambique ou le Burkina Faso… Cette société n’est pas supportable. Ces fortunes sont le fruit du travail, en particulier, de ceux qui possèdent le moins…
Nous présentons une liste pour la deuxième fois à Conflans. Cette ville réputée petite-bourgeoise est aussi ouvrière. Il y a de nombreuses familles de travailleurs de la grande distribution, des transports publics et privés, de la santé, de l'industrie, embauchés, en contrat précaire ou intérimaires. Notre liste les représente bien, et compte aussi des enseignants, des employés dans l'informatique, des chômeurs. Plusieurs (surtout à la RATP, à la SNCF ou dans l'Éducation nationale) se sont fortement impliqués dans la grève contre la réforme des retraites. Tous luttent pour mener une existence digne et sont conscients de la guerre que nous mène la grande bourgeoisie, avec les gouvernants à son service.
Notre liste défendra la nécessité de s'organiser face au camp des exploiteurs. Elle tentera de réunir le maximum de voix sur cette base. Certes, changer le système demande de l’énergie. De nombreux travailleurs ne se sentent pas pour le moment de mener cette bataille. Mais il y aura un moment où ils trouveront qu’il est plus facile de changer l’ordre existant que de se battre au quotidien pour survivre. Notre ambition est aussi de constituer sur la ville un noyau de militants qui se préparent à cette perspective.