Élections municipales

Josefa Torres, tête de liste à Choisy-le-Roi

Brève
25/02/2020

Josefa Torres, technicienne dans la chimie, tête de la liste Lutte ouvrière à Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne, se présente :

« J’avais 6 ans quand, en 1970, ma famille a quitté Alicante en Espagne pour une petite loge de concierge à Ménilmontant.

J'ai commencé à travailler à 18 ans, d'abord dans l’industrie alimentaire comme aide de laboratoire. Puis, à l’âge de 20 ans, j’ai été embauchée dans un centre de production de l’industrie pharmaceutique à Vitry-sur-Seine, dans lequel je travaille encore à ce jour. C’est à l’usine que j’ai rencontré les camarades de Lutte ouvrière. Les deux mots, « Lutte » et « ouvrière », correspondaient à ce que j’étais. Voir des militants armer politiquement des travailleurs, les organiser afin de combattre les mauvais coups du patron, cela m'a rapidement convaincue.

Militante de Lutte ouvrière, je suis aussi représentante du personnel depuis plus de 30 ans. Avec mes camarades, nous tentons de transmettre nos idées, de faire prendre conscience à nos collègues qu’ils ont une force considérable du fait de leur nombre et du fait de leur activité. Sans nous, pas un médicament ne serait produit. Sans notre travail à tous, rien ne fonctionnerait dans la société. Alors, cessons de subir, organisons-nous !

Pour ces élections, à Choisy-le-Roi, nous sommes 43 à vouloir « faire entendre le camp des travailleurs ». Choisy est une ville ouvrière de la proche banlieue parisienne. Comme beaucoup d'autres, elle a subi de plein fouet la fermeture de nombreuses entreprises. Aujourd’hui, la majorité des habitants qui travaillent doivent se rendre à Paris ou ailleurs. Des hordes de travailleurs voyagent matin et soir, attendent sur les quais bondés du RER C, jouent des coudes pour monter dans des trains surchargés, subissent des conditions de transport éprouvantes qui s’ajoutent aux à celles de l’exploitation. Et qui s’ajoutent aussi aux raisons de la colère ! »

Elections municipales

Marlène Ley, enseignante, tête de la liste Lutte ouvrière à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis

Brève
20/02/2020

« Je suis enseignante en lycée professionnel. Je me suis installée à La Courneuve en 2007, pour me rapprocher de mon travail, alors au lycée Suger de Saint-Denis.

C’est une ville très marquée par le chômage, qui touche officiellement 27 % de la population. Il faut avoir un moral d’acier pour supporter le parcours du combattant de la recherche d’un emploi et des tracasseries infinies de Pôle emploi qui vous supprime vos droits facilement. Pour ne rien arranger, le gouvernement s’attaque violemment à l’indemnisation des chômeurs en ce moment. Dans une commune déjà classée 9e ville la plus pauvre de France, c’est catastrophique. De nombreux retraités doivent survivre avec des pensions indignes, quelques centaines d’euros par mois, après toute une vie de travail !

La Courneuve, c’est aussi une ville dont les habitants sont de toutes les origines. Les anciens font partie de ces générations de travailleurs immigrés, d’Afrique ou d’Asie, qui ont bâti l’économie du pays en construisant les routes et en faisant tourner les usines. D’autres, plus récemment arrivés, travaillent dans le bâtiment, l’entretien, les services à la personne ; autant de métiers indispensables et utiles à tous. Ce sont ces travailleurs surtout que l’on voit très tôt le matin et tard le soir dans le RER B. Qu’ils soient français ou étrangers, qu’ils aient des papiers ou non, ils font partie intégrante de la classe ouvrière, de ceux qui n’exploitent personne mais fabriquent toutes les richesses et font tout fonctionner dans la société. Il est particulièrement choquant que les travailleurs immigrés n’aient pas le droit de vote et soient ainsi privés du droit de s’exprimer !

Notre liste a pour but de représenter ce camp des travailleurs, qui refuse de s’appauvrir pour qu’une minorité de capitalistes, de gros actionnaires s’en mette plein les poches.

Des centaines de milliers de travailleurs ont relevé la tête en s’opposant par les manifestations et par les grèves à la réforme des retraites. Eh bien il faut aussi que le monde du travail – chômeurs, salariés, retraités – relève la tête dans les élections et fasse entendre ses intérêts. C’est un moyen de nous compter, de nous regrouper et de commencer à nous organiser pour préparer les luttes collectives qui seront le seul moyen de changer notre vie. »

Serge Fournet

Cheminot et candidat au Blanc-Mesnil

Brève
16/02/2020

Serge Fournet sera à la tête de la liste Lutte ouvrière au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis. Il présente ainsi sa candidature :

« Ancien salarié de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, après la grève de quatre mois contre la fermeture de l’usine, en 2013, j’ai retrouvé du travail comme agent de maintenance à l’atelier SNCF de Noisy-le-Sec. Je n’ai pas été embauché comme cheminot au statut, mais selon un contrat de droit privé. Je travaille sur les rames du RER E, dans une équipe qui s’occupe des portes des trains. Il y a 400 cheminots et je suis délégué syndical. Comme de nombreux cheminots, j’ai participé à des grèves en 2014, 2016 et 2018, contre les différentes attaques.

Quant à la grève contre la réforme des retraites, cette grève reconductible, dont les conducteurs ont été le fer de lance, a entraîné les travailleurs de mon atelier, surtout lors des journées de manifestation. Mais tous étaient mobilisés. Lors des prises de parole, tout l’atelier était présent, y compris les cadres et les agents de maîtrise. Le sentiment de fierté d’avoir relevé la tête avec d’autres secteurs – RATP, enseignants, salariés du privé – est très présent. Notre seul regret est que la grève ne se soit pas étendue à d’autres secteurs. Mais ce n’est que partie remise.

Le Blanc-Mesnil est une ville populaire, avec plusieurs grandes cités, où toute une partie de la population est immigrée. De nombreux habitants travaillent à l’aéroport de Roissy, à Paris ou dans les entreprises du département. Ma présence lors des élections est dans la continuité de mon combat auprès de mes camarades de travail. Je dirai que le camp des travailleurs existe bel et bien, face à celui des profiteurs du système, une minorité de grands patrons, des gros actionnaires, et des gouvernements à leur service. Le monde du travail doit s’affirmer comme une force capable d’organiser la société, dans l’intérêt du plus grand nombre. En votant pour notre liste, les travailleurs pourront affirmer tout cela. »

Elections municipales

Aurélie Jochaud, tête de liste Lutte ouvrière pour la ville de Montreuil-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis

Brève
14/02/2020

"Je travaille en tant qu’infirmière en Hématologie à l’hôpital Saint-Antoine, dans le 12 ème arrondissement de Paris, qui fait partie de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Année après année, les conditions de travail dans les hôpitaux se sont dégradées. Il y a de moins en moins de personnel. Les directions suppriment partout des emplois ; autant des emplois techniques, administratifs, ouvriers, que soignants etc.

Le manque d’effectif dans les services de soins entraine des fermetures de lits car il n’y a plus personne pour s’occuper des patients. Des soignants ne supportant plus la prise en charge des patients qui se dégrade et préfèrent partir de l’AP-HP. Il y a actuellement 800 postes vacants d’infirmières à l’AP-HP, sans compter les emplois qu’il serait nécessaire de créer.

Et pour détériorer encore plus nos conditions de travail, comme dans mon service, la direction essaye de mettre en place les 12 heures de travail de jour comme de nuit. Passer les équipes en 12 heures par jour (avec en plus une alternance entre le jour et la nuit) au lieu de 7h36 actuellement, permet de supprimer encore de nouveau emplois. Mas nous sommes nombreuses à ne pas vouloir l’accepter.

Ce qui pèse aussi à l’hôpital, ce sont les salaires qui n’augmentent pas. Travailler à Paris est de plus en plus difficile car cela devient impossible de se loger dans la capitale. Du coup de nombreux collègues se logent de plus en plus loin de l’hôpital. Cela rajoute de la fatigue avec des temps de transport allongés. Et ce ne sont pas les annonces de la ministre de la Santé par qui vont améliorer la situation.

Suite à la mobilisation des services des urgences, pendant des mois, la situation catastrophique dans les hôpitaux a été présente dans l’actualité. La liste Lutte ouvrière à Montreuil, et ailleurs, en faisant entendre le camp des travailleurs, se positionne du côté de ceux qui n’acceptent pas que l’argent nécessaire pour faire fonctionner l’ensemble des services utiles à la population soit dilapidé au profit des banques et des grosses entreprises du CAC40.

Alors en votant Lutte ouvrière, on affirme que les travailleurs qui font fonctionner toute la société s’opposent à ces injustices."

Incinérateurs - Paris

La grève continue

Brève
08/02/2020

Depuis le 23 janvier, les trois sites d’incinération d’ordures ménagères du Syctom de l’agglomération parisienne – Saint-Ouen, Issy-les-Moulineaux et Ivry-sur-Seine – sont à l’arrêt. Parmi les 350 salariés, la grève contre la réforme des retraites est massivement suivie.

Parmi les éboueurs de la ville de Paris, la grève est également présente.

Le Syctom qui s’occupe du traitement des ordures ménagères de la ville de Paris et de 85 communes franciliennes, et traite 6 000 tonnes d’ordures par jour,
ne sait plus quoi faire du contenu des poubelles.

Les grévistes ont une solution : répondre à leur revendication. Tout le monde connaît la dureté et la dangerosité de leur métier. L’espérance de vie des éboueurs est réduite de sept ans par rapport à l’ensemble de la population.

La réforme gouvernementale veut supprimer cette reconnaissance de pénibilité, et baisser leur retraite de plusieurs centaines d’euros. Elle est à jeter aux ordures !