Lycée Guillaume Apollinaire - Thiais

En grève contre la réforme Blanquer

Brève
30/01/2020

Au lycée Guillaume-­Apollinaire de Thiais dans le Val-de-Marne, les professeurs se sont mobilisés pour dénoncer les conditions dans lesquelles se déroulent les épreuves du bac E3C.

40 enseignants sur 44 se sont prononcés pour une journée de grève lundi 27 janvier, premier jour des épreuves. Lors d'une réunion, 70 parents sont venus, inquiets et mécontents de la façon dont leurs enfants sont traités dans ces examens : 35 élèves par classe, un seul surveillant, une épreuve pour laquelle ils n’ont pas été assez préparés…

Au-delà de la réforme Blanquer, personnels et parents dénoncent la réforme des retraites, le gel des salaires, la dégradation des conditions de travail des personnels et le mépris avec lequel le gouvernement les traite.

 

Réfugiés - Porte d'Aubervilliers

Evacuation forcée

Brève
29/01/2020

Sur ordre du préfet de région, la police a évacué le 28 janvier plus de 1 400 personnes qui dormaient – tant bien que mal – dans la rue à la porte d’Aubervilliers en périphérie de Paris.

C’était la soixantième opération policière destinée à démanteler un campement de ce type à Paris depuis 2015, sans que le problème des réfugiés à la rue soit pour autant réglé.

Selon le préfet, l’évacuation est une mise à l’abri au milieu de l’hiver. Des gymnases et autres lieux ont été réquisitionnés auprès des communes, établissements scolaires, etc. et des bus y ont transporté les gens évacués.

L’État se lave les mains de la suite en transférant à des associations la gestion quotidienne de ces lieux, qui sont souvent très éloignés des administrations où les réfugiés ont déposé leur demande d’asile. Cette mise à l’abri est de toute façon provisoire.

Air France - Ile-de-France Sud

Plus de jus

Brève
29/01/2020

Au matin du 19 janvier, dans les ateliers, hangars, usine et bureaux d’Air France à Orly-Nord, Villeneuve-le-Roi et Paray-Vieille-Poste, une coupure de courant a plongé tout le monde dans le noir. La CGT Énergie du Val-de-Marne a revendiqué cette coupure, dans le cadre du refus de la réforme des retraites.

Comme nous n’étions pas pressés d’aller travailler, cela ne nous a pas gênés. Il faudra juste prévoir des cafetières à piles.

Dépôt de Bus - Nanterre

Une grève active

Brève
23/01/2020

Jeudi 16 janvier, les grévistes du dépôt de bus de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, étaient une bonne vingtaine à la manifestation parisienne. Le lendemain, la grève était reconduite jusqu’au 24 par l’assemblée générale de 60 grévistes. La grève donne l’occasion à des machinistes d’être actifs, tous les jours, que ce soit sur des piquets tôt le matin ou dans des actions de propagande vis-à-vis de la population.

L’accueil rencontré a regonflé les participants, qui ont recueilli des dons pour la caisse de grève ou des denrées alimentaires, remplissant un plein chariot devant un supermarché. Une tournée de plusieurs amphithéâtres à la faculté de Nanterre a été saluée par des applaudissements des étudiants. Un tract diffusé à la porte d’une école aux parents d’élèves a aussi été chaleureusement pris.

C’est ainsi que le mouvement continue, avec en ligne de mire la journée du 24 janvier.

RATP - ligne 8

La fierté ouvrière

Brève
23/01/2020

Pendant plusieurs semaines, les conducteurs de la ligne 8 du métro, massivement en grève (90 %), ont cherché à étendre le mouvement en s’adressant à d’autres secteurs. Ils se sont rendus dans des centres commerciaux à Créteil et Bonneuil, dans le Centre hospitalier intercommunal de Créteil ou à l’université Paris 3, ainsi que dans plusieurs assemblées générales organisées dans des lycées du Val-de-Marne.

Au lycée Jacques-Brel de Choisy-le-Roi, un conducteur a raconté comment le mouvement les avait transformés : « Grâce à la grève, on sait maintenant que ce qui est important, ce n’est pas un IPhone ou un écran plat, mais c’est la solidarité. Cette solidarité elle est en nous, c’est notre âme. » Il a ensuite ajouté : « Même si on ne gagne pas, on est fiers d’avoir relevé la tête. »

À l'université Paris 3, un autre conducteur a rappelé que, derrière cette réforme, c’est tout un projet de destruction sociale qui est à l’œuvre. C’est contre tout cela, et pour une société solidaire, qu’ils se battent. Et, même si la plupart d’entre eux ont repris le travail après plus de 40 jours de grève, ils ne comptent pas en rester là.