SNCF - Paris Nord

L'AG vote la poursuite de la grève

Brève
23/01/2020

Mardi 20 janvier, les cheminots de la SNCF de Paris Nord, réunis à une quarantaine en assemblée générale interservices, ont voté la reconduction de la grève. Tous ceux qui sont intervenus ont dit qu’ils étaient fiers de leur grève et d’avoir tenu face au gouvernement. Ils regrettaient bien sûr de ne pas avoir été rejoints par de gros bataillons du privé, mais tous étaient conscients que ce n’était qu’une étape dans la lutte.

En accueillant des militants d’Info.com CGT venus remettre un chèque de 100 000 euros aux grévistes de Paris-Nord, un gréviste a rappelé que les caisses de grève étaient une tradition du mouvement ouvrier. Ceux qui ont versé expriment ainsi leur solidarité avec les grévistes. D’ailleurs, Info.com faisait remarquer qu’il n’y avait jamais eu autant d’argent qui était rentré dans leur caisse de solidarité.

Tous étaient conscients que public, privé, intérimaires et chômeurs formaient un seul camp.

Opéra de Paris

Toujours en grève

Brève
23/01/2020

Les danseurs, musiciens ainsi que les travailleurs de l’ombre qui font fonctionner l’Opéra de Paris sur ses deux sites, Garnier et Bastille, sont en grève depuis le 5 décembre.

Tous les opéras et ballets, près de 70 représentations, ont été annulés depuis cette date. Mais, pour la quatrième fois, un spectacle a été joué gratuitement en plein air le 18 janvier, avec le concours de grévistes de la Comédie française, pour le plaisir des nombreux participants et sympathisants du mouvement contre la réforme des retraites.

La grève de l’Opéra de Paris révèle une véritable solidarité entre toutes les professions. Les techniciens et administratifs, qui forment la majorité des 1 880 salariés de l’Opéra de Paris, sans compter les travailleurs en CDD et les intermittents du spectacle, et qui travaillent en soirée et le week-end, ne veulent pas voir l’âge de leur départ à la retraite reculer.

Sur le devant de la scène, les danseurs, qui partent en retraite à 42 ans, ne sont pas les privilégiés. Les danseurs doivent enchaîner sur une deuxième carrière, leur pension se situant autour de l’équivalent du smic.

La détermination des grévistes a arraché au gouvernement une première inflexion fin décembre, le maintien des avantages acquis. Mais il veut toujours appliquer sa réforme à ceux qui seront embauchés à l’Opéra à partir de 2022. Les grévistes ont refusé cette clause du grand-père qui créerait une division entre les anciens et les nouveaux embauchés.

Lycée Hélène Boucher - Paris

Violences policières

Brève
23/01/2020

Vendredi 17 janvier au petit matin, la police est intervenue violemment au lycée Hélène-Boucher dans le 20e arrondissement de Paris.

Comme dans beaucoup d’établissements ce jour-là, dont le lycée Maurice-Ravel à quelques mètres de là, les lycéens organisaient un blocus à l’aide de poubelles disposées à l’entrée de l’établissement, dans le cadre du mouvement contre la réforme des retraites et le bac Blanquer. Appelée par la proviseure de l’établissement, la police est alors violemment intervenue, usant de gaz lacrymogènes, de coups de matraque et bousculant les lycéens.

Des jeunes sont de plus menacés par la direction de l’établissement de sanctions et d’exclusion pour avoir été présents lors de ce blocage.

Dès le midi, plusieurs dizaines d’enseignants du lycée et d’établissements voisins se sont retrouvés devant l’établissement avec des lycéens pour dénoncer les violences policières. La FCPE pour les parents d’élèves et de nombreux syndicats et associations se sont indignés. Lundi, une centaine de personnes, dont des grévistes du dépôt de bus Lagny situé à côté, se sont rassemblées pour exprimer leur solidarité.

Musée du Louvre - Paris

Léonard et la grève

Brève
23/01/2020

Vendredi 17 janvier, pour la première fois depuis le début du mouvement, le Louvre était complètement bloqué par des grévistes du secteur de la culture, ce qui a empêché l’entrée du public venu pour l’exposition temporaire Léonard de Vinci.

Parmi les visiteurs, l’hostilité dominait et s’exprimait, sous forme de rage pour certains, et de quolibets pour d’autres. Mais, heureusement, une minorité du public a exprimé sa solidarité avec ceux qui bloquaient.

Comme l’a dit un jeune à la télévision : « J’ai mis cinq heures pour venir de Dijon en car. Je soutiens le mouvement, car les œuvres de Léonard de Vinci survivront. Il risque de ne pas en aller de même pour la culture pour tous. »

Université Gustave-Eiffel - Champs-sur-Marne

« Fac ouverte aux enfants d’ouvriers ! »

Brève
20/01/2020

Lundi 20 janvier, à l’université Gustave-Eiffel de Champs-sur-Marne, en Seine-et-Marne, les vœux de la direction ont été troublés par une cinquantaine d’étudiants, enseignants, chercheurs, ou personnel ouvrier de la fac, arrivés en masse dans la salle en chantant : « On est là ! Pour l’enseignement supérieur et pour un monde meilleur, on est là ! »

Tour à tour ont été dénoncés la collaboration de la fac avec des entreprises comme Google, le mépris des directeurs, la baisse de moyens dans la recherche et dans l’éducation, les bas salaires du personnel, la précarité étudiante… sans oublier la réforme des retraites.

L’auditoire, surpris, a écouté attentivement. Le slogan « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! » a décidé une dizaine de personnes, qui après hésitation ont rejoint les manifestants sur la tribune.